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20 December 2012 - Mali - Remarks to the press by Mr Gérard Araud, Permanent Representative of France to the United Nations

(In French and in English)

En votant à l’unanimité la résolution 2085 le Conseil de sécurité a répondu aux demandes qui avaient été présentées de manière claire et forte par le Mali, par la CEDEAO et par l’Union africaine. Nul n’ignore la complexité de la tâche qui attend la communauté internationale pour restaurer l’intégrité territoriale du Mali et pour mettre un terme aux activités terroristes dans le nord de ce pays.

A cette tâche complexe, la résolution qui vient d’être votée apporte une réponse raisonnable. Raisonnable d’abord parce qu’elle privilégie le dialogue politique pour atteindre ses objectifs. Notre texte n’est pas une déclaration de guerre. Notre texte n’est pas le choix de l’option militaire. C’est tout au contraire l’expression de notre espoir qu’un dialogue politique entre les autorités de Bamako et les groupes armés du nord du pays qui se dissocient du terrorisme mène à un accord politique qui permette la tenue d’élections dans l’ensemble du pays et le retour pacifique de l’armée malienne dans ses garnisons.

Raisonnable notre démarche l’est aussi parce qu’elle prend en compte le risque que la crise implique pour la population civile en prévoyant de manière inédite, en ce qui concerne une force qui n’est pas une force des Nations unies, des mécanismes précis d’observation des droits de l’Homme et de la situation humanitaire dans le pays.

Raisonnable enfin parce que si une intervention militaire se révèle nécessaire, elle n’interviendra que le moment venu, une fois que le processus politique aura produit ses effets et que l’armée malienne, reconstituée et soutenue par la force africaine, sera capable de disperser les groupes terroristes.

Cette nouvelle résolution, la troisième que nous votons depuis le mois de juillet sur la crise malienne, est une étape importante pour une solution de la crise malienne. Mais ce n’est qu’une étape. Beaucoup reste à faire sur le terrain et à New York. La France continuera de soutenir ses amis maliens et africains.

Q : Comment sera financée la force ?

Dans la résolution, nous demandons au Secrétaire général de faire un rapport dans les trente jours sur les différentes manières possibles de soutenir le financement de cette force. Nos amis Africains, et cela a encore été répété aujourd’hui par le Président de la CEDEAO, considèrent que, comme pour l’AMISOM, il serait nécessaire d’avoir un paquet logistique des Nations unies. La France naturellement les soutiendra. L’Union européenne a également annoncé son intention d’apporter son soutien à la force africaine. Je ne parle pas au nom des Etats-Unis mais je crois qu’ils ont exprimé leur disponibilité. La France également y contribuera.

Notre intention également, et cela figure dans les textes, est d’organiser une conférence des donateurs pour permettre une mobilisation de toutes les sources de financement.

Q : Une indication de combien ça peut coûter ?

L’autorisation vient d’être donnée, la force va se déployer et ce sera aux spécialistes de nous dire le coût exact de la force. Nous avons des estimations mais nous n’avons pas le coût exact.

Q: Some says that the earliest military action operation which could take place would be in September 2013. Do you agree with that assessment?

On the assessment, I am a civilian, so I don’t know when it is possible. Nobody knows at the stage when it is possible. The first step is that we have to give operational capabilities to the Malian armed forces. We also have to work with the African forces. Afterwards it will depend on the political process on one side, on the weather and on the status of the armed forces and of the situation. It is premature to indicate when the military operation will take place. In fact, the question is even whether the military operation will take place. Our goal would be to have a real political process which will allow the Malian army to go back to its barracks in the northern part of the country without fighting. That would be our preferred option.

Q : Le capitaine Sanogo n’est visiblement pas pour l’intervention d’une force internationale. Comment cette résolution qui autorise le déploiement d’une force internationale à Bamako pourra se faire, se coordonner avec le gouvernement malien ?

Cette force est demandée par les autorités maliennes. La Communauté internationale n’a pas à chercher qui est pour ou contre. Les autorités de transition maliennes ont demandé l’intervention de cette force. Son concept d’opération a été élaboré avec l’Etat major des Forces armées maliennes. A ce stade, nous ne voyons pas de problème : les autorités maliennes sont en faveur de la venue d’une force africaine.

Q : Mais qu’en est-il pour la stabilité ?

Un Etat de droit comme la France, ou les Nations unies, a comme interlocuteurs les autorités légitimes maliennes, c’est-à-dire les autorités de transition, c’est-à-dire le Président ainsi que le chef du gouvernement.



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