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20 May 2014 - Mali - Remarks to the press by Mr Gérard Araud, Permanent Representative of France to the United Nations

(in French and in English)

Bonsoir à tous,

Les membres du Conseil de sécurité viennent de se réunir pour évoquer la situation au Mali.

C’est la France qui avait demandé cette réunion en urgence après les violences meurtrières qui se sont déroulées à Kidal ce week-end. Le Conseil l’a décidé et l’a clairement marqué : ces violences sont inacceptables. Les membres du Conseil ont condamné l’occupation du gouvernorat, la prise d’otages ainsi que la mort de fonctionnaires maliens, dont se sont rendus coupables des éléments des groupes armés.

Les responsables devront être identifiés et jugés. La souveraineté de l’Etat malien doit être respectée sur l’ensemble du territoire.

Ces violences meurtrières qui sont le fruit de groupes armés, en particulier du MNLA, constituent des violations de la résolution 2100 du Conseil de sécurité et des accords de Ouagadougou.

La priorité doit être maintenant d’éviter une escalade des affrontements à Kidal. Il faut donc revenir à la voie politique. Il faut revenir au dialogue, c’est-à-dire le cantonnement des groupes armés et le dialogue avec les autorités gouvernementales. Ensuite, naturellement, une commission d’enquête devra déterminer quels sont les responsables de ces événements et les amener à la justice.

***

We just had an emergency meeting of the Security Council which was requested by France after the deadly violence which occurred in Kidal this week-end, during the visit of the Malian Prime Minister.

This violence is unacceptable. There was an agreement in the Council. The Council condemned the seizure of the Governorate in Kidal, the taking of hostages and the killing of Malian civil servants committed by some elements of the armed groups.

The perpetrators must be identified and held accountable. The sovereignty of the Malian state must be respected throughout the country.

The violence which has been committed by the armed groups, especially by the MNLA, is a grave violation of resolution 2100 and a violation of the Ouagadugu agreement.

Now the priority is to avoid any escalation of violence in Kidal and to go back to the negotiation.

Negotiation means the cantonment of the armed groups and a dialogue with the government. A commission of inquiry could try to define who is responsible of the violence.

We will issue a Security Council press statement in the coming two hours. We are simply fixing the last details of the statement.


Q: Monsieur l’Ambassadeur, les groupes armés n’ont pas respecté le cantonnement, violant ainsi l’accord de Ouagadougou. Quelles seront les sanctions à l’encontre des auteurs des récentes attaques ?

Tout d’abord, la MINUSMA n’est pas responsable du désarmement des groupes armés. C’est au gouvernement malien de parvenir à résoudre ce problème qui est un problème malien. Le Mali est un Etat souverain. Ce que peuvent faire la MINUSMA et les forces françaises est soutenir le gouvernement malien dans ses efforts. Pour le moment, essayons d’éviter l’escalade militaire. Ensuite, il faut qu’il y ait une commission d’enquête et il faut que les responsables des violences soient identifiés et jugés.

Q : Les groupes armés, le MNLA particulièrement, seront-t-ils dans une politique de cessation puisqu’ils ont agi, visiblement, en légitime défense ?

On ne sait pas ce qu’il s’est passé sur place. Il faudra déterminer les responsabilités. La priorité est la négotiation.

Q: Ambassador, two quick questions. First of all, did you have a dispute in the Council that this meeting took so long?

No, there was no dispute around the table. I think you underestimate the fact that the Ambassadors are really talkative and our Special Representative also is.

Q: What was the role of the French army? Could they not intervene in that fighting?

We had about 40 or 50 soldiers in Kidal. The intervention we conducted was to actually exfiltrate the Prime Minister from Kidal who was in a difficult situation.

Q: Ambassador, how worried are you that the criticism coming from the protestors and those supporting the MNLA is directed towards the UN? How does that affect the future of the Mission?

My American colleague established a parallel with what is happening in South Sudan. Usually, when there is a problem there is always an easy scapegoat. In this case, it is the UN force and the French forces. There is a very strong political tension in Bamako. The public opinion is under shock and trauma. When you are in such a position, you do not say that you are responsible.

Thank you very much.


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