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Chronologie complète


- Le 19 avril 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni sur le Yémen pour la première fois, en consultations, pour écouter le rapport de MM. Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, et Jamal Benomar, Conseiller spécial du Secrétaire général adjoint.

- Le 21 avril 2011, à l’occasion du débat public trimestriel sur la situation au Proche-Orient, le représentant permanent de la France a marqué dans son intervention, à l’issue du compte-rendu de Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, la préoccupation de la France concernant la situation au Yémen. Il a réitéré le soutien de la France aux efforts de médiations conduits par le Conseil de Coopération des Etats Arabes du Golfe et a appelé toutes les parties yéménites à engager un dialogue constructif vers une transition politique pacifique.

- Le 24 juin 2011, dans une déclaration à la presse, le Conseil de sécurité a exprimé sa "grave préoccupation" devant la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire au Yémen, appelant les parties à la plus grande retenue et à entreprendre un dialogue politique inclusif. Les membres du Conseil de sécurité ont reitéré à cette occasion leur soutien à la médiation du Conseil de coopération du Golfe.

- Le 9 août 2011, les membres du Conseil de sécurité ont adopté, à l’issue d’un rapport de M. Jamal Benomar, Conseiller spécial au Département des Affaires politiques pour le Yémen, une déclaration à la presse (ci-dessous) manifestant notamment leur inquiétude devant les tensions dans le pays et la dégradation de la situation humanitaire. Ils ont appelé à la mise en œuvre urgente d’une transition politique pacifique et exprimé leur soutien à l’initiative du Conseil de coopération du Golfe.

- Le 24 septembre 2011, les membres du Conseil de sécurité ont adopté une nouvelle déclaration à la presse. Ils ont exprimé leur inquiétude sur la persistance des violences la situation économique, humanitaire et sécuritaire dans le pays et demandé à toutes les parties d’avancer urgemment dans un processus de transition politique ouvert, ordonné et mené par les Yéménites eux-mêmes, afin de répondre aux aspirations légitimes du peuple yéménite. Le Conseil a également appelé l’ensemble des parties à renoncer à la violence.

- Le 11 octobre 2011 les membres du Conseil de sécurité se sont réunis en consultations privées pour entendre un rapport de M. Jamal Benomar, Conseiller spécial pour le Yémen au Département des Affaires politiques. Avec le soutien de la France, le Royaume-Uni a annoncé qu’un projet de résolution sur la situation au Yémen serait prochainement soumis aux membres du Conseil.

- Le 21 octobre 2011, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2014, appelant en particulier à une transition politique nationale, pacifique et ordonnée ainsi qu’à la fin des violations des droits de l’Homme constatées dans le pays.

- Le 24 octobre 2011, lors d’un débat sur la situation au Proche-Orient, le représentant permanent de la France au Conseil de sécurité a réitéré l’appel au lancement d’un processus politique pacifique de transition dans les meilleurs délais ainsi que l’exige la résolution 2014 adoptée le 21 octobre 2011.

- Le 28 novembre 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni en consultations privées pour écouter le rapport du conseiller spécial des Nations Unies, Jamal Benomar, sur la situation au Yémen. Dans une déclaration à la presse, le Conseil a salué l’adoption de l’accord par le président Saleh, ouvrant la voie un processus de transition politique. Des progrès restaient à faire concernant la situation sécuritaire du pays.

- Le 21 décembre 2011, le Conseil de sécurité a entendu en consultations privées le rapport du conseiller spécial des Nations Unies, Jamal Benomar, sur la situation au Yémen.
La France a relevé les développements positifs dans l’application de l’accord de transition et a appelé à conforter ce processus face aux défis, politiques, sécuritaires et humanitaires, auxquels le Yémen continue de faire face.

- Le 25 janvier 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni en consultations privées afin de recevoir le rapport de M. Jamal Benomar, Conseiller spécial du Secrétaire général sur le Yémen, sur la situation dans le pays. M. Benomar a fait état de progrès politiques après le départ du Président Saleh aux termes du plan de transition élaboré par le CCEAG, et l’approbation par le Parlement d’un candidat de consensus pour les élections présidentielles du 21 février.

Par ailleurs, les engagements pris d’établir une Commission d’enquête sur les violations présumées des droits de l’Homme devaient encore être mis en œuvre. La situation sécuritaire s’était cependant détériorée, de nombreuses zones demeurant en dehors du contrôle du gouvernement.

Le représentant de la France a salué la coopération entre les Nations unies et l’Organisation régionale compétente (CCEAG) afin d’enclencher un processus de transition politique conforme aux attentes du peuple yéménite. L’accent devait être mis sur l’accompagnement du processus électoral à venir.

- Le 7 mars 2012, le Conseil de sécurité a entendu en consultations privées Jamal Benomar, Conseiller spécial du Secrétaire général, sur la situation dans le pays après la tenue de l’élection présidentielle qui a vu la population se rendre massivement aux urnes, marquant ainsi son appropriation du processus démocratique. Le représentant de la France a souligné la nécessité de poursuivre l’engagement de la communauté internationale aux côtés des Yéménites à présent que le point le plus aigu de la crise politique semblait passé.

- Le 29 mars 2012, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration présidentielle sur la situation au Yémen, appelant tous les acteurs politiques du pays à jouer un rôle constructif dans le processus de transition politique et à rejeter la violence.

- Le 29 mai 2012, le Conseiller spécial du Secrétaire général pour le Yémen, Jamal Benomar, a rendu compte au Conseil de sécurité de l’évolution du processus de transition politique malgré la dégradation du contexte sécuritaire et humanitaire. Au vu de la situation, l’importance d’une participation plus active de tous les acteurs de la société civile dans le processus a été soulignée.

Au cours des consultations privées qui ont suivi, le représentant de la France a souligné que cette transition était un succès tant pour les autorités yéménites que pour le Conseil de sécurité, qui devait être consolidé face à toute tentative de déstabilisation. Un message clair devait être envoyé sous la forme d’une résolution afin de soutenir les efforts des autorités yéménites.

- Le 12 juin 2012, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2051 menaçant de sanctions les individus tenant de perturber le déroulement du processus de transition politique au Yémen.

- Le 17 juillet 2012, le Conseil de sécurité a entendu M. Jamal Benomar, Conseiller spécial du Secrétaire général pour le Yémen, sur la situation dans ce pays. Il a souligné l’importance du lancement d’un dialogue national par le Président Hadi, qui a convoqué un comité préparatoire à la conférence nationale.

- Le 18 septembre 2012, le Conseil de sécurité a entendu, en consultations privées, M. Jamal Benomar, Conseiller spécial du Secrétaire général pour le Yémen, et M. Lazzarini, Directeur adjoint de la Division de la coordination et des interventions du Bureau de la coordination des affaires humanitaires, sur la situation dans ce pays.

Le représentant de la France a salué les progrès réalisés dans le processus de transition, en particulier concernant les préparatifs de la conférence de dialogue national qui devrait réunir les acteurs clé de la société yéménite le 15 novembre 2012. Cependant, la transition yéménite demeurait fragile et fortement contrainte par les défis sécuritaires et humanitaires auxquels fait face le pays. Le règlement de la crise humanitaire était indispensable à la stabilisation du pays et à son redressement économique. S’agissant de la présence d’éléments perturbateurs au Yémen, le Conseil de sécurité devait être prêt à envisager de nouvelles mesures contre toutes les actions visant à porter atteinte au gouvernement d’union nationale et à perturber la transition politique , conformément à la résolution 2051.

- Le 4 décembre 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni lors de consultations privées pour entendre la présentation de la situation dans le pays par M. Jamal Benomar, Conseiller spécial du Secrétaire général pour le Yémen. M. Benomar a salué les courageuses initiatives démocratiques du gouvernement d’Union nationale élu en février. La transition yéménite restait cependant incomplète. Les forces armées du pays restaient notamment divisées entre la garde républicaine, menée par le fils de l’ancien président et les forces armées yéménites, dirigées par un général ayant rompu avec le régime l’an dernier.

Lors de son intervention, le représentant français a réaffirmé son soutien aux efforts du président Hadi et de son gouvernement afin de mettre en œuvre la transition voulue par le peuple yéménite.

Pour consolider la deuxième phase de cette transition historique, il demeurait urgent de lancer un dialogue de réconciliation nationale, de mettre un terme à la détérioration de la situation humanitaire et de restructurer les forces de sécurité et de défense.

- Le 7 février 2013, le Conseil de sécurité s’est réuni pour rendre compte de la visite qu’il a effectuée a Sanaa le 27 janvier dernier et entendre M. Jamal Benomar, Conseiller spécial du Secrétaire général, sur la situation au Yémen.
A mi-parcours dans le calendrier prévu par la transition, cette mission du Conseil avait témoigné du fort soutien de la communauté internationale au processus de transition yéménite.
M. Benomar, à l’instar de tous les membres du Conseil, s’est félicité de l’annonce par le Président Hadi du début de la conférence pour le Dialogue National le 18 mars, étape décisive de la deuxième phase de transition qui devait aboutir sur l’adoption d’une Constitution la tenue d’élections en 2014.

Le représentant de la France a enjoint le Conseil à rester attentif aux agissements de ceux qui continuaient d’entraver le processus de réconciliation nationale, à l’intérieur du pays comme à l’extérieur (En savoir plus sur l’interception d’une cargaison d’armes en provenance présumée d’Iran).

-  Le 15 février 2013, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration présidentielle sur la situation au Yémen, saluant la convocation d’un dialogue national au Yémen le 18 mars et menaçant une nouvelle fois de sanctions ceux qui perturberaient la transition politique, en particulier les partisans de l’ex-président Ali Abdallah Saleh.

-  Le 4 avril 2013, M. Jamal Benhomar, Conseiller Spécial du Secrétaire-général a présenté la situation dans le pays au Conseil de Sécurité, après le lancement de la conférence du Dialogue national le 18 mars dernier. Le représentant de la France a salué cette étape très importante de la transition yéménite tout en appelant à une plus grande inclusion des leaders du sud.

- Le 12 avril 2013, le Conseil de sécurité s’est félicité, dans une déclaration à la presse, des efforts du Président Hadi pour réformer le secteur de sécurité yéménite, conformément à l’Accord de transition et aux résolutions du Conseil de sécurité.

- Le 11 juin 2013, le Conseil de sécurité s’est réuni pour entendre M. Jamal Benomar, Conseiller Spécial du Secrétaire général pour le Yémen. Il a salué le dialogue engagé par les autorités yéménites en vue de l’adoption d’une constitution. Il a souligné, à la lumière des affrontements récents entre rebelles et forces de sécurité, qu’une paix durable et pérenne n’était envisageable qu’à travers une réconciliation nationale effective et la poursuite d’un dialogue inclusif.

Le Conseil de sécurité s’est ensuite réuni en consultations privées, au cours desquelles le Représentant de la France a souligné le caractère réversible des avancées politiques et sécuritaires au Yémen, rendant indispensables la poursuite des efforts déployés ainsi qu’un engagement continu de la part du Conseil de sécurité et de la communauté internationale.

- Le 27 novembre 2013, M. Jamal Benhomar, Conseiller Spécial du Secrétaire-général, a présenté au Conseil de sécurité la situation au Yémen lors de consultations privées.

Le représentant de la France s’est félicité du travail déjà accompli dans la cadre du Dialogue national lancé le 18 mars dernier. Cependant, les obstacles à l’avancée des travaux étaient nombreux : certains acteurs continuaient à perturber le processus de transition politique, d’autres menaçaient de boycotter la Conférence pour le Dialogue National. Dans un esprit de responsabilité et de consensus, il était important que les parties choisissent les formules qui étaient déjà sur la table de la Conférence. Le représentant de la France s’est félicité de l’adoption par le Conseil de sécurité d’une déclaration à la presse qui envoyait un message ferme aux parties. Elles devaient savoir que le Conseil était prêt à prendre des mesures à l’encontre des acteurs entravant le dialogue national. Enfin, le Conseil de sécurité et les Nations unies devaient rester pleinement engagés à ce que les Yéménites renouent avec les délais prévus par l’Initiative du Golf concernant le processus de transition. C’était le seul moyen pour le succès de la transition politique en cours et le retour à la stabilité du pays, alors que les situations sécuritaire et humanitaire restaient une préoccupation majeure.

- 5 décembre 2013, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration à la presse condamnant l’attentat perpétré contre le Ministère yéménite de la défense et un de ses hôpitaux, à Sanaa, qui a fait de nombreux morts et blessés. Il adresse sa vive sympathie et ses profondes condoléances aux familles des victimes de ces actes odieux, ainsi qu’au peuple et au Gouvernement yéménites et aux pays dont des ressortissants ont été touchés.

- Le 28 janvier 2014, le Conseil de sécurité s’est réuni en consultations privées pour entendre le rapport de M. Jamal Benomar, Conseiller spécial du Secrétaire général, sur la situation au Yémen.

Le représentant permanent de la France s’est montré inquiet face aux menaces qui demeuraient dans le pays. La situation sécuritaire était très préoccupante, avec la présence active d’Al-Qaïda, la conduite d’assassinats ciblés et d’enlèvements. Les violations des droits de l’Homme persistaient et la situation humanitaire restait dramatique. Face à cette situation, le représentant permanent a salué la conclusion de la conférence du dialogue national en vue de la rédaction d’une nouvelle constitution. C’était une étape importante du processus de transition politique qui avait permis à tous les acteurs yéménites de s’exprimer et avait montré que le règlement des différends par le dialogue était possible. Il était maintenant important que chacune des échéances soit fixée dans le cadre d’un calendrier précis. Enfin, le représentant permanent a souligné le rôle très important du Conseil de sécurité qui devait rester engagé et vigilant pour la suite du processus de transition.

- Le 26 février 2014, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2140 sur le Yémen.

Le Représentant permanent de la France a indiqué que cette résolution témoignait du fait que le Conseil et la communauté internationale demeuraient pleinement engagés à accompagner le peuple yéménite dans les étapes suivantes du processus de transition démocratique. Il a également rappelé que les acteurs qui voudraient déstabiliser la transition politique feraient l’objet de sanctions du Conseil de sécurité. Enfin, cette résolution démontrait que quand le Conseil parlait d’une seule voix, il pouvait être moteur de changement.

Le Représentant permanent du Yémen a salué la contribution de la communauté internationale. Elle avait notamment joué un rôle essentiel concernant le dialogue entre tous les acteurs politiques, exemple de la coopération entre les Nations unies et les organisations régionales. Des problèmes économiques, humanitaires et sécuritaires subsistaient toutefois. C’est pourquoi le Représentant permanent du Yémen a appelé la communauté internationale à honorer ses engagements pour garantir la mise en œuvre de la conférence sur le dialogue national.

- Le 25 Mars 2014, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration à la presse condamnant l’attentat terroriste perpétré le 24 mars dans l’Hadramaout, qui a tué 20 soldats.



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