Twitter Facebook Flickr Youtube RSS Share

Libéria - Présentation



1. Derniers développements Retour à la table des matières


- Le 20 mars 2014, les membres du Conseil de sécurité se sont réunis autour de l’Ambassadeur Stefan Tillander, président de la configuration du Liberia de la Commission de consolidation de la paix (CCP), ainsi que de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le Libéria, Mme Karin Landgren.

M. Tillander et Mme Landgren ont fait état d’un environnement politique et sécuritaire relativement stable. Il restait cependant d’importants défis concernant les réformes institutionnelles et la feuille de route pour la réconciliation nationale. La responsabilisation, la sécurité et la justice étaient fondamentales pour consolider la paix. Or, les progrès étaient très lents concernant ce dernier secteur, ce qui expliquait le manque de confiance de la population civile à l’égard des institutions. Un nombre important de réfugiés ivoiriens au Libéria sont rentrés en Côte d’Ivoire grâce à l’amélioration de la situation sécuritaire le long de la frontière entre les deux pays. Il restait néanmoins 46000 réfugiés au Libéria.

Lors des consultations privées qui ont suivi, les membres du Conseil de sécurité ont pu entendre M. Edmond Mulet, Sous-Secrétaire général chargé des OMP, sur la revue stratégique de la MINUL et de l’ONUCI (Côte d’Ivoire). Le représentant de la France s’est félicité des progrès du Libéria dans les domaines sécuritaire et économique, ainsi que du rétablissement de l’autorité de l’Etat. Des défis demeuraient cependant concernant la situation des droits de l’Homme et les réformes politiques. Ces enjeux relevaient d’une mission de consolidation de la paix. Dans ce contexte, il fallait engager la réflexion sur une stratégie de sortie de la MINUL et ne pas laisser se développer une dépendance des autorités vis-à-vis de l’opération de maintien de la paix de l’ONU.

- Le 10 décembre 2013, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2128 sur le Libéria.

- Le 9 décembre 2013, les présidents sortant des organes subsidiaires du Conseil ont présenté le bilan de leurs travaux.

Le président du comité de sanctions sur le Libéria, représentant permanent du Pakistan, a fait part de progrès concernant la transition de la guerre civile vers la paix et la sécurité. Le rôle de la Mission des Nations unies au Libéria (MINUL) avait été essentiel. Il subsistait néanmoins de nombreuses lacunes comme le déficit des institutions gouvernementales et de police. D’autres difficultés résidaient dans la précarité de l’appareil sécuritaire, la mauvaise gestion des ressources naturelles, le crime organisé et transnational, dont le trafic illégal d’armes et de diamants. Le rôle des organismes régionaux était crucial pour le renforcement des capacités de sécurité.

- Le 5 décembre 2013, l’Ambassadeur du Pakistan, Président du Comité des sanctions 1521 concernant le Libéria, a présenté au Conseil de sécurité, réuni en consultations privées, le dernier rapport du panel d’experts.

Le représentant de la France a soutenu l’assouplissement du régime de sanctions et la revue des listes de personnes sanctionnées. Il fallait par ailleurs encourager le Libéria à améliorer la gouvernance de ses ressources naturelles. Enfin, le représentant de la France a appelé à une plus grande coordination régionale.

-  Retrouvez la chronologie complète du dossier.


Des casques bleus de la MINUL effectuent un exercice de réaction rapide - 25 janvier 2013- UN Photo/Staton Winter


2. Contexte Retour à la table des matières

La MINUL - Mission des Nations unies au Libéria


De 1989 à 2003, le Libéria a été en proie à quinze ans de guerre civile dévastatrice pour les populations civiles, mais aussi pour l’économie du pays. Les combats opposant les forces gouvernementales aux combattants se réclamant du National Patriotic Front of Liberia (NPFL), dirigé par Charles Taylor, ont commencé à la fin de l’année 1989. L’arrivée au pouvoir de Charles Taylor en 1997 ne mit pas fin à la guerre civile. Les combats continuèrent entre les forces gouvernementales et plusieurs factions belligérantes jusqu’à l’été 2003. Le 18 août 2003, les parties libériennes signèrent à Accra un accord de paix global.

Pour garantir le respect du cessez-le-feu, le Conseil de sécurité décida par la résolution 1509 du 19 septembre 2003 de la création de la Mission des Nations unies au Libéria (MINUL), qui a été déployée en octobre 2003.

- La MINUL, une mission pluridimensionnelle

La MINUL comporte des volets à la fois politique, militaire et judiciaire. Elle a pour missions principales d’appuyer l’application de l’accord de cessez-le-feu, de soutenir la mise en place du processus de paix, d’aider à la réforme de la sécurité, d’appuyer le programme " Désarmement, Démobilisation, Réinsertion ", de soutenir l’aide humanitaire et contribuer à l’action internationale visant à défendre et promouvoir les droits de l’Homme. La Mission comporte également un volet électoral. Après le départ de Charles Taylor, une transition politique avait été rendue possible par la tenue d’élections présidentielle et législatives en 2005. La campagne électorale se déroula sans incidents notoires, notamment grâce à la présence des Casques bleus de la MINUL. La MINUL aide également à la préparation des élections présidentielle et législatives programmées en octobre 2011.

Par sa résolution 2116, le Conseil de sécurité a prorogé pour un an (jusqu’au 30 septembre 2014) le mandat de la Mission des Nations unies au Libéria.

- L’implication de la MINUL en Sierra Leone

Le 11 novembre 2005, le Conseil de sécurité, par sa résolution 1638, décide d’étendre le mandat de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) à l’objet supplémentaire suivant : appréhender et placer en détention l’ancien Président Charles Taylor dans le cas où il retournerait au Libéria et le transférer ou faciliter son transfèrement en Sierra Leone pour qu’il y soit jugé devant le Tribunal spécial.

L’ancien président du Libéria Charles Taylor a été remis le 29 mars 2006 aux autorités de la MINUL qui l’ont déféré au Tribunal spécial pour la Sierra Leone pour y être jugé pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre (voir fiche pays Sierra Leone).

Par la résolution 1971 du 3 mars 2011, le Conseil de sécurité a décidé de retirer le dernier contingent de la MINUL présent en Sierra Leone qui assurait depuis 2005 la sécurité du Tribunal spécial pour la Sierra Leone en vertu de la résolution 1626. Le Tribunal a jugé que la garde militaire n’était plus nécessaire.


UN Photo/Christopher Herwig

Un officier médical de la MINUL examine un enfant au service de maternité - Tubmanburg, Libéria – 9 février 2009 - UN Photo/Christopher Herwig


- Le soutien à l’ONUCI

La stabilisation du pays a permis que certains effectifs de la MINUL viennent en renfort à la Mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Le 20 décembre 2010, le Conseil de sécurité a autorisé par la résolution 1962 la prolongation du redéploiement temporaire, de la MINUL à l’ONUCI, de trois compagnies d’infanterie et d’une unité aérienne constituée de deux hélicoptères de transport militaires.

- La planification de son retrait

Depuis 2006, les effectifs militaires de la MINUL ont été progressivement réduits, passant de 15 000 en 2003 à environ 8 000 troupes en 2011. Dans son rapport S/2010/429 d’août 2010, le Secrétaire général a recommandé au Conseil de sécurité de stabiliser à ce niveau les effectifs afin que la MINUL puisse jouer pleinement son rôle lors des élections présidentielle et législatives prévues en octobre 2011.

Lors de leur mission en Afrique effectuée en mai 2009, les membres du Conseil de sécurité ont terminé leur visite par le Libéria. Suite à cette visite visant à réaffirmer l’appui du Conseil au gouvernement et au peuple libériens, un rapport a été publié qui préconise, entre autres, que : " S’il est confirmé qu’il n’y aura pas de retrait précipité de la MINUL, il faut néanmoins que le Gouvernement libérien intensifie l’action qu’il mène pour renforcer ses capacités militaires et policières en vue d’assumer l’ensemble des responsabilités liées à la sécurité une fois que la MINUL aura terminé son mandat ".

Les sanctions

Le Conseil de sécurité a mis en place par la résolution 1521 (2003) un régime de sanctions au Libéria. Celui-ci a été progressivement allégé (autorisation des exportations de diamants et de bois rond ou bois d’œuvre) mais comprenait encore un embargo sur les armes et des mesures individuelles (gel des avoirs et interdiction de voyager). La résolution 1903 du 17 décembre 2009 lève l’embargo sur les armes au gouvernement (le limitant à "toute entité non gouvernementale ou à tout individu opérant sur le territoire du Libéria") et renouvèle pour un an les sanctions individuelles. Ce régime de sanction a été renouvelé pour un an le 17 décembre 2010 par la résolution 1961.

Commission de consolidation de la paix

Le 16 septembre 2010, la Commission de Consolidation de la Paix (CCP) a décidé de faire figurer le Libéria à son ordre du jour, et a mis en place une formation spéciale consacrée à ce pays, à la demande du pays. Le Libéria attend de la CCP un soutien dans trois domaines principaux : le renforcement de l’état de droit, la réforme du secteur de la sécurité et le soutien à la réconciliation nationale. Le Fonds pour la consolidation de la paix a alloué 15 MUSD au Libéria.


Un casque bleu en poste au Liberia - 16 décembre 2012 - UN Photo/Staton Winter


(Mars 2014)

2. Dernières déclarations de la France Retour à la table des matières

- 16 septembre 2011 - Conseil de sécurité - Libéria/MINUL - Explication de vote de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

3. Textes de référence Retour à la table des matières

- Résolution 2128 (2013)

- Résolution 2116 (2013) renouvelant le mandat de la MINUL de un an

- Résolution 2079 (2012) renouvelant pour un an le régime de sanctions

- Résolution 2025 (2011) renouvelant pour un an le mandat de la MINUL

- Résolution 2008 (2011) renouvelant pour 12 mois le mandat de la mission des Nations unies au Libéria

- Résolution 1971 (2011) du Conseil de sécurité - retire le contingent de la MINUL présent en Sierra Leone

- Résolution 1961 (2010) du Conseil de sécurité - proroge le régime de sanctions

- Résolution 1938 (2010) du Conseil de sécurité - proroge le mandat de la MINUL - 15 septembre 2010

- Résolution 1903 (2009) du Conseil de sécurité - proroge le régime de sanctions

- Résolution 1885 (2009) du Conseil de sécurité - proroge le mandat de la MINUL jusqu’au 30 septembre 2010

- Rapport sur la mission du Conseil de sécurité auprès de l’Union africaine, au Rwanda et en République démocratique du Congo, et au Libéria (11 Juin 2009)

- Résolution 1854 (2008) du Conseil de sécurité - proroge le régime de sanctions

- Résolution 1836 (2008) du Conseil de sécurité - proroge le mandat de la MINUL

- Résolution 1638 (2005) du Conseil de sécurité - inclus l’appréhension et la détention de Charles Taylor dans le mandat de la MINUL

- Résolution 1521 (2003) du Conseil de sécurité - mise en place du Comité des sanctions concernant le Libéria

- Résolution 1509 (2003) du Conseil de sécurité - création de la MINUL

4. Liens utiles Retour à la table des matières

- Voir la fiche sur la Commission de consolidation de la paix

- Fiche pays sur le site internet du ministère des Affaires étrangères

- Site internet de la MINUL

- Site internet du Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies mis en place par la résolution 1521 concernant le Libéria



Bookmark and Share
Bookmark and Share
Rss
Organisation des Nations Unies Présidence de la République France Diplomatie La France à l'Office des Nations Unies à Genève Union Européenne Première réunion de l'ONU