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Mali - Présentation





« La situation créée par l’occupation d’un territoire au Nord Mali par des groupes terroristes est insupportable, inadmissible, inacceptable, pas seulement pour le Mali qui est affecté par ce mal terroriste mais pour tous les pays de la région et au-delà de la région, par tous ceux qui peuvent être frappés un jour par le terrorisme. Les autorités du Mali viennent de nous saisir. Alors il n’y a pas de temps à perdre. La France soutiendra toutes les initiatives permettant que les Africains eux-mêmes règlent cette question dans le cadre de la légalité internationale avec un mandat clair du Conseil de sécurité. Oui, il faut que le Mali retrouve l’intégrité de son territoire et que le terrorisme soit écarté de cette zone du Sahel. »

François Hollande, Président de la République française,
débat d’ouverture de la 67ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, 25 septembre 2012




11 janvier 2013
Situation au Mali
Déclaration du Président de la République


Mesdames, Messieurs,

Le Mali fait face à une agression d’éléments terroristes, venant du Nord, dont le monde entier sait désormais la brutalité et le fanatisme.

Il en va donc, aujourd’hui, de l’existence même de cet État ami, le Mali, de la sécurité de sa population, et celle également de nos ressortissants. Ils sont 6000 là-bas.

J’ai, donc, au nom de la France, répondu à la demande d’aide du président du Mali appuyée par les pays africains de l’Ouest. En conséquence, les forces armées françaises ont apporté cet après-midi leur soutien aux unités maliennes pour lutter contre ces éléments terroristes.

Cette opération durera le temps nécessaire. J’informerai régulièrement les français sur son déroulement. Les ministres concernés, celui des Affaires étrangères en liaison avec les Nations Unies, car nous intervenons dans le cadre de la légalité internationale, comme le ministre de la Défense donneront également toutes les informations utiles à la population.

Enfin, le parlement sera saisi dès lundi.

Les terroristes doivent savoir que la France sera toujours là lorsqu’il s’agit non pas de ses intérêts fondamentaux mais des droits d’une population, celle du Mali, qui veut vivre libre et dans la démocratie.

Merci.


1. Présentation Retour à la table des matières

Le Mali fait face à une grave crise institutionnelle et sécuritaire à la suite de la prise du pouvoir, le 22 mars 2012, à quelques jours des élections présidentielles, par des éléments de l’armée. Les mutins ont arrêté une grande partie des membres du gouvernement.

Ce coup de force a été suivi d’un effondrement de l’armée malienne dans la partie nord du pays où la rébellion touarègue, aux côtés de laquelle évoluent des éléments associés à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), a remporté d’importants gains territoriaux, s’emparant successivement des villes de Kindal, Gao et Tombouctou. Le groupe islamiste Ansar Eddine, associé à AQMI, s’est joint aux combats, prenant le contrôle de Tombouctou dont il a expulsé le MNLA le 2 avril. AQMI est responsable de l’enlèvement et de la mort de plusieurs ressortissants français dans la région du Sahel.

Le principal groupe d’opposition touarègue, le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA), revendique les trois gouvernorats de Kidal, Gao et Tombouctou afin de créer un nouvel État, la République de l’Azawad, dont il a unilatéralement déclaré l’indépendance le 6 avril 2012. La France, avec la communauté internationale, a considéré cette déclaration d’indépendance comme « nulle et non avenue ».

Pour amener les mutins à restituer le pouvoir aux autorités civiles, la CEDEAO a adopté le 2 avril des sanctions économiques, financières et diplomatiques à l’encontre de la junte à Bamako, en décrétant notamment un embargo total sur le pays. Le 7 avril 2012, ces sanctions ont été levées à la suite de l’acceptation par le CNRDRE (Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État) d’un accord-cadre négocié par la CEDEAO. Cet accord prévoyait un plan de transition pour un retour à l’ordre constitutionnel avec le transfert du pouvoir exécutif au président de l’Assemblée nationale.

Au début du mois de janvier 2013, plusieurs unités combattantes issues des groupes terroristes onf fait mouvement vers le sud du pays, s’emparant de la ville de Konna et menaçant la ville de Mopti. C’est dans ce contexte que le Mali a sollicité l’assistance militaire de la France qui a engagé ses forces armées en soutien aux forces de sécurité maliennes le 11 janvier 2013.

2. Derniers développements à New York Retour à la table des matières


- Le 25 avril 2013, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2100 prévoyant la transformation au 1er juillet 2013 de la force africaine présente au Mali, la MISMA, en une force de stabilisation des Nations unies (MINUSMA) disposant d’un mandat solide pour assurer la protection civile et des droits de l’Homme sur l’ensemble du territoire. Le représentant de la France s’est ensuite exprimé devant la presse à ce sujet.

- Le 3 avril 2013, M. Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, a présenté au Conseil de sécurité, ainsi qu’aux représentants de la Côte d’Ivoire et du Mali, les options proposées par le Secrétaire général en vue de déployer une opération de stabilisation des Nations unies au Mali.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le représentant de la France a rappelé l’importance de la mise en œuvre rapide d’un processus politique dans le pays, soutenue par la nomination d’un représentant spécial du Secrétaire général. Il a souligné que la phase de stabilisation du pays devait être engagée au plus vite afin de préserver les acquis de l’intervention militaire française. Une force de stabilisation des Nations unies apparaissait comme la meilleure option, dont le déploiement interviendrait d’ici le mois de juillet et serait concomitant à la réduction graduelle du contingent français dans le pays.

-  Retrouvez la chronologie complète du dossier.

3. Déclarations de la France Retour à la table des matières

-  Retrouvez toutes les déclarations de la France à New York sur ce dossier.

(Avril 2013)

4. Textes de référence Retour à la table des matières

- 25 Avril 2013 - Conseil de sécurité -Résolution 2100, créant la Mission des Nations unies de stabilisation au Mali (MINUSMA).

- 20 décembre 2012 - Conseil de sécurité - Résolution 2085 autorisant le déploiement d’une force internationale sous conduite africaine (MISMA) pour assister les forces maliennes dans la restauration de la sécurité de leur État.

- 11 décembre 2012 - Situation au Mali - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité

- 10 décembre 2012 - Paix et sécurité au Sahel - Déclaration du président du Conseil de sécurité

- 12 octobre 2012 - Conseil de sécurité - Résolution 2071 - appelant les groupes armés au Nord-Mali à se dissocier des mouvements terroristes, sous peine de sanctions

- 21 septembre 2012 - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur le Mali et le Sahel

- 5 juillet 2012 - Conseil de sécurité - Adoption de la résolution 2056

- 9 avril 2012 - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité

- 4 avril 2012 - Paix et sécurité en Afrique - Déclaration du Président du Conseil de sécurité

- 26 mars 2012 - Paix et sécurité en Afrique - Déclaration du Président du Conseil de sécurité sur la situation au Sahel

- 22 mars 2012 - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité



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