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Chronologie complète


- Le 11 mai 2011, le Conseil de sécurité a entendu un exposé de M. Mahiga, représentant du Secrétaire général pour la Somalie, de M. Mohamed Abdullahi Mohamed, Premier ministre du Gouvernement fédéral de transition, et du représentant permanent d’Ethiopie. Il s’est ensuite réuni en consultations.

Une déclaration présidentielle a été adoptée à la fin de la réunion et lue en séance par le président du Conseil de sécurité. Dans cette déclaration, le Conseil "se redit profondément préoccupé par l’instabilité chronique dont souffre la Somalie et qui est à l’origine d’innombrables problèmes". Alors que la période de transition prend fin le 31 août, il se déclare "préoccupé par la discorde entre les Institutions fédérales de transition et ses incidences sur le processus politique et la situation sécuritaire."

- Le 21 juin 2011, Mme Patricia O’Brien, Conseillère juridique de l’Organisation des Nations unies sur la piraterie a présenté au Conseil de sécurité un rapport développant des solutions pour lutter contre la piraterie, notamment les modalités de création d’un nouveau cadre législatif pénal et procédural en Somalie sur lesquelles M. Gérard Araud, Représentant permanent de la France auprès des Nations unies, est revenu lors de son intervention.

- Le 14 septembre 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni en débat public afin d’écouter les présentations de M. Augustin Mahiga, représentant spécial du Secrétaire général en Somalie, M. Boubacar Gaoussou Diarra, représentant de l’Union africaine en Somalie et M. Abdiweli Mohamed Ali, Premier ministre du gouvernement fédéral de transition somalien. Lors de son intervention, M. Emmanuel Bonne, représentant de la France auprès des Nations unies a évoqué la nécessité d’établir au plus vite les fondation d’un État stable en Somalie et a rappelé l’urgence de la situation humanitaire.

- Le 30 septembre 2011, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2010 renouvelant jusqu’au 31 octobre 2012 le mandat de la force de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). La résolution 2010 appelle également le gouvernement fédéral de transition à mettre en œuvre ses engagements. Celle-ci va plus loin, en poussant les membres de l’Union africaine au déploiement de contingents additionnels au sein de l’AMISOM afin d’atteindre le plafond de troupes de 12 000 hommes. Dans cet effort, la résolution autorise par ailleurs l’envoi de policiers et non uniquement de militaires au sein de l’AMISOM. Au niveau budgétaire, l’appui logistique de la part des Nations unies s’en trouve renforcé.

- Le 24 octobre 2011, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2015 sur la situation en Somalie, condamnant la piraterie aux larges de ses côtes et appelant à ce que les instruments judiciaires adéquats soient mis en place pour poursuivre les pirates.

- Le 13 décembre 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni afin de recevoir le rapport du Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, sur la situation en Somalie.

Le Secrétaire général des Nations unies a souligné les progrès effectués en Somalie, dont l’organisation de sa visite attestait. Des jalons importants avaient été posés dans le processus de transition qui devait s’achever en août 2012. Les réformes politiques et institutionnelles devaient cependant être accélérées. Le retrait progressif des insurgés islamistes représentait une chance de stabilisation à saisir pour l’ensemble du pays. Si les contributions financières avaient permis de sortir une partie de la population de la famine, l’aide humanitaire connaissait toujours de nombreuses entraves.

Durant les consultations privées qui ont suivi, le représentant de la France a salué l’initiative historique de la visite du Secrétaire général en Somalie. Des difficultés importantes persistaient cependant concernant la mise en œuvre de la feuille de route et l’accès au pays de l’aide humanitaire. La France a réitéré son soutien à l’AMISOM, tout en appelant à une coordination entre stratégie militaire et politique.

- Le 11 janvier 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni lors d’un débat public consacré à la Somalie, en présence de M. Ramtane Lamamra, Commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité. M. Lamamra a présenté au Conseil le concept stratégique adopté le 5 janvier par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et a appelé au relèvement du plafond de troupes de l’AMISOM ainsi qu’au renforcement du soutien logistique des Nations unies renforcé. Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Lynn Pascoe, a insisté sur la nécessité pour le gouvernement fédéral de transition de mettre en œuvre la Feuille de route agréée le 6 septembre 2011. Les besoins de l’AMISOM devaient être mieux quantifiés, et les stratégies politique et militaire mieux articulées.

Dans son intervention, le représentant de la France a salué la coopération entre les Nations unies et l’Union africaine dans le cadre de l’AMISOM. Les progrès effectués sur le terrain en termes sécuritaires devaient cependant être consolidés par la mise en œuvre de la stratégie politique par le gouvernement fédéral de transition.

- Le 22 février 2012, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2036 relevant le plafond des troupes de l’AMISOM à 17731 hommes. Madame Patricia O’Brien, Secrétaire générale adjointe aux affaires juridiques et Conseillère juridique des Nations unies, a salué l’attention donnée à la question de la piraterie, particulièrement à la veille de la Conférence de Londres consacrée à la Somalie. Pour autant, malgré les mesures prises pour poursuivre les suspects et la récente diminution des cas de piraterie, le pays connaissait une recrudescence de la violence dont le coût humain était considérable. M. Yuri Fedotov, Directeur exécutif de l’ONUDC, a souligné que la piraterie continuait de représenter une menace significative à la stabilité du pays et de la région, appelant au renforcement de l’état de droit et du système judiciaire au travers d’une approche coordonnées du travail des agences spécialisées.

Lors de son intervention, le représentant de la France a souligné que la priorité devait être donnée à l’adoption d’une législation nationale et au renforcement des capacités judiciaires et pénitentiaires, afin d’aboutir à une solution véritablement somalienne. Il a par ailleurs rappelé la proposition de M. Jack Lang de créer une Cour somalienne spécialisée pour faire face à la question de la piraterie.

- Le 6 février 2012, Mme Susanna Malcorra, Secrétaire général adjoint pour l’appui aux missions, a présenté au Conseil de sécurité, réuni en consultations privées, les options d’évolution possible des effectifs de l’AMISOM après l’endossement par le Secrétaire général du nouveau concept stratégique de l’Union Africaine.
La France a exprimé son soutien au principe d’un renforcement de l’AMISOM mais a souhaité lier l’augmentation des moyens militaires en Somalie à l’élaboration d’une stratégie politique nécessaire à la stabilisation du pays après la défaite désormais envisageable des Shebab.

- Le 5 mars 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni pour recevoir le rapport du Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, sur la situation en Somalie. Un élan nouveau avait été donné au processus de paix en Somalie à la suite de la Conférence de Garowe II, de l’adoption de la résolution 2036 sur la prorogation du mandat de l’AMISOM et de la Conférence de Londres sur la Somalie. La décision de renforcer les troupes de l’AMISOM devait permettre aux autorités somaliennes d’étendre leur contrôle sur le pays et de poursuivre le processus de paix et de transition en cours.

S’exprimant depuis Mogadiscio, M. Augustine Mahiga, Représentant spécial du Secrétaire général, a souligné que la grave famine que connaissait le pays depuis juin 2011 avait perdu en intensité. L’impasse politique au sein du Parlement fédéral de transition et la nécessité d’un projet de constitution demeuraient des défis majeurs.

Le représentant de la France a souligné que la priorité devait être donnée au renforcement des forces nationales du GFT, qui devaient à terme assurer la stabilité en Somalie. Il a par ailleurs appelé à l’engagement de nouveaux contributeurs afin de partager l’effort consenti par l’Union européenne dans le financement de l’AMISOM, dont elle assurait seule le financement des soldes.

- Le 28 mars 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni en consultations privées pour entendre M. Hardeep Puri, Président du Comité de sanctions sur la Somalie et l’Erythrée, et représentant permanent de l’Inde, sur la situation dans les deux pays. Si des mesures efficaces avaient été prises pour lutter contre les attaques de piraterie, la situation sécuritaire demeurait préoccupante en Somalie, au vu du redéploiement de combattants d’Al-Shabbaab dans le Nord-Est du pays et des multiples violations de l’embargo sur les armes. L’accès de l’assistance humanitaire restait difficile, particulièrement dans les zones contrôlées par Al-Shabbaab.

Le représentant de la France s’est dit favorable à toute mesure permettant d’interrompre les flux matériels et financiers en direction d’Al-Shabbaab.

- Le 15 mai 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni en séance publique en présence du président de la République de Somalie Shariif Sheekh Ahmed et du représentant spécial du Secrétaire général en Somalie, Augustine Mahiga. Ce dernier a rendu compte de la situation dans le pays dans la perspective de la fin de la période de transition et de l’établissement d’un gouvernement d’unité nationale à la fin du mois août. M. Mahiga a relevé les efforts du gouvernement de transition pour agir en partenariat avec la communauté internationale qui apportait une contribution déterminante au processus de stabilisation du pays. Cette alliance avait permis la reconfiguration et le renforcement de la mission des Nations unies, AMISOM avec l’adoption de la résolution 2036. La situation humanitaire restait cependant très fragile et le manque de financement constituait un obstacle à la réalisation des objectifs de la mission. M. Mahiga a dans ce contexte appelé à la mobilisation de d’avantage de donateurs.

Le représentant de la France a insisté sur le caractère crucial de la contribution des responsables politiques somaliens, soulignant que le succès de la transition dépendrait de leur engagement. Les attentes de la communauté internationale étaient à la mesure de son soutien. Sur le plan sécuritaire, des succès avaient été enregistrés contre le Shebab mais la menace terroriste demeurait. Un effort en faveur du développement devrait être mis en œuvre pour consolider les avancées des forces de l’AMISOM.

- Le 24 juillet 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni en consultations privées pour entendre les rapports de l’Ambassadeur de l’Inde, Président du Comité de sanctions sur la Somalie et l’Erythrée, et M. Mahiga, représentant spécial du Secrétaire général en Somalie, sur la situation en Somalie.

Le représentant de la France a salué les progrès réalisés dans le cadre du processus de transition politique, même si les parties prenantes devaient encore accélérer la mise en œuvre de leurs engagements pour respecter la date butoir du 20 août. La lutte contre la corruption devait également constituer une des priorités des autorités somaliennes et du Conseil de sécurité, puisque 70% des fonds alloués par la communauté internationale à la Somalie ne seraient pas parvenus à l’Etat entre 2009 et 2010. S’agissant de la situation sécuritaire, le représentant de la France s’est félicité de la diminution du nombre d’attaques de piraterie réussies, mais demeurait préoccupé par la fusion du Shabaab, même affaibli, avec al-Qaida et la protection par le GFT de certains pirates.

- Le 25 juillet 2012, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2060 renouvelant pour 13 mois le mandat du panel d’experts du comité de sanctions Somalie/Érythrée.

Le Conseil de sécurité a également adopté une déclaration à la presse sur la situation politique en Somalie, enjoignant les partie à mettre en œuvre leurs obligations avant le 20 aout.

- Le 9 août 2012, le Conseil de sécurité a salué, dans une déclaration à la presse, les récents progrès dans la mise en œuvre des étapes prévues par la feuille de route pour achever le processus de transition en Somalie, en particulier l’adoption de la nouvelle Constitution provisoire somalienne par l’Assemblée nationale constituante. Les membres du Conseil ont condamné fermement les tentatives persistantes de déstabilisation du processus de transition, et se sont dits prêts à prendre des mesures à l’encontre de ceux qui entraveraient le processus de paix et de réconciliation, qu’ils soient somaliens ou étrangers. Le Conseil de sécurité a également rappelé sa détermination à ce que la transition s’achève le 20 août.

- Le 28 août 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni en consultations privées pour entendre le rapport de M. Mahiga, Représentant spécial du Secrétaire général en Somalie, sur la situation dans ce pays.

Les membres du Conseil ont unanimement salué les progrès enregistrés sur le plan politique, en particulier l’élection d’un nouveau Président pour le Parlement. Le Parlement devait désormais procéder à l’élection du Président de la République dans les plus brefs délais pour achever le processus de transition dont le terme était originellement fixé au 20 août. Sur le plan sécuritaire, les succès militaires, tels que la prise du port de Merka par les troupes de l’AMISOM le 27 août, devaient être suivis d’avancées politiques. Le représentant de la France a également exprimé sa préoccupation concernant l’état critique de la situation humanitaire et a rappelé que les tentatives de détournement de l’aide et les obstructions à l’acheminement étaient inacceptables.

- Le 16 octobre 2012, le Conseil de sécurité a tenu un débat ouvert sur la situation en Somalie. Le Représentant spécial du Secrétaire général, Augustine Mahiga, a relevé que les progrès enregistrés sur le plan politique et l’expulsion des derniers extrémistes d’Al-Chabab ne devaient pas détourner l’attention de la communauté internationale des défis qui continuent de se poser ni de l’urgence de la situation humanitaire en Somalie.

Dans son intervention, le représentant de la France a salué les progrès militaires et institutionnels accomplis en Somalie, marqués par les récents succès de l’AMISOM contre le Shebab et la fin de la période de transition. La consolidation de ces acquis devait être une priorité et devait s’effectuer à travers le renforcement de la présence politique des Nations unies en appui aux autorités somaliennes.

- A l’invitation du Secrétaire général Ban Ki-moon, un Sommet sur la Somalie s’est tenu le mercredi 26 septembre à New York. Réunissant des participants de haut niveau, cette réunion a témoigné de l’intérêt continu porté par les membres des Nations unies à la stabilisation de la situation en Somalie.

M. Pascal Canfin, ministre délégué au développement, représentait la France. Il a salué l’étape historique que constituait la fin de la transition et l’entrée de la Somalie dans une phase de stabilisation. Sur le plan sécuritaire, il était nécessaire de parachever la reconquête de la Somalie afin d’assurer une sécurité durable.

Un communiqué final a été adopté, endossant le principe d’une relation de partenariat avec la communauté internationale, et valorisant le rôle de l’Union européenne en soutien à la stabilisation de la Somalie.

-  Le 7 novembre 2012, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2073 (2012), renouvelant pour 4 mois le mandat de l’AMISOM et autorisant le déploiement de davantage de personnel civil.

Le représentant de la Somalie a souligné l’importance du rôle de l’AMISOM, et plus généralement des Nations unies, pour continuer à « bâtir la nation » dans un pays qui n’avait pas eu de gouvernement effectif depuis plus de 20 ans.

- Le 21 novembre 2012, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2077, qui prie les autorités somaliennes d’adopter sans plus tarder un ensemble complet de textes législatifs visant à combattre la piraterie et de déclarer une zone économique exclusive, conformément à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Le texte renouvelle également les bases juridiques qui autorisent les États et organisations, notamment l’Union européenne, à conduire des opérations navales pour lutter contre la piraterie au large des côtes somaliennes.

- Le 14 février 2013, M. Zerihoun, Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, a présenté au Conseil de sécurité les recommandations du Secrétaire général sur l’évolution de la présence des Nations unies en Somalie. Avec l’achèvement de la transition politique, celles-ci étaient appelées à jouer un rôle accru pour soutenir les nouvelles autorités dans la consolidation de la paix.

Lors des consultations qui ont suivi, le représentant de la France a pris position pour le déploiement à Mogadiscio d’une nouvelle mission politique intégrée distincte de l’AMISOM, sous commandement du Représentant spécial du Secrétaire général, dans le but de renforcer la cohérence de l’action de l’ONU.

- Le 6 mars 2013, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2093 renouvelant pour un an le mandat de l’AMISOM et suspendant pour une durée d’un an l’embargo sur la livraison de certaines armes.

- Le 12 mars 2013, M. Kim Sook, Représentant permanent de la Corée du Sud et président du comité de sanctions pour la Somalie et l’Erythrée, a présenté au Conseil de sécurité la situation dans la région.

Le représentant de la France a rappelé que la suspension partielle de l’embargo à destination de la Somalie avait un caractère essentiellement politique qui visait à encourager le gouvernement dans ses réformes. Le Conseil devait rester attentif aux efforts futurs des autorités somaliennes pour se réapproprier les structures de contrôle du pouvoir militaire, ainsi qu’au futur rapport du Panel d’experts sur le sujet.

- Le 15 avril 2013, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration à la presse condamnant les attaques terroristes perpétrées la veille à Mogadiscio.

- Le 25 avril 2013, M. Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, a informé les membres du Conseil de sécurité, réuni lors de consultations privées, des avancées en Somalie depuis l’adoption de la résolution 2093.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le représentant français a appelé à continuer de soutenir l’AMISOM, sans quoi la reconquête des territoires contrôlés par le Shebab pourrait être réversible.

- Le 2 mai 2013, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2102 établissant, sous la forme d’une mission politique spéciale, la Mission d’Assistance des Nations unies en Somalie (MANUSOM), marquant ainsi le retour des Nations unies en Somalie.

- Le 6 juin 2013, la présidence britannique du Conseil de sécurité a organisé un débat sur la Somalie en présence de M. Jan Eliasson, Vice Secrétaire général, et Mme Fawzia Yusuf Haji Adam, ministre des Affaires étrangères et Vice Premier ministre de Somalie.

Jan Eliasson a salué les améliorations substantielles des situations sécuritaire, économique et politique enregistrées en Somalie, tout en rappelant que l’objectif visé demeurait l’autonomie de la Somalie en matière de sécurité et de gouvernance. Cet objectif ne saurait être atteint sans un renforcement du partenariat Nations unies/Union Africaine et leur soutien conjoint au gouvernement fédéral somalien, ainsi que le lancement de réformes institutionnelles de long terme.

Le représentant de la France a déclaré que la préservation des acquis et progrès enregistrés sur le territoire, le soutien continu de l’AMISOM et l’établissement d’une politique efficace en matière d’administration des régions du pays étaient essentiels à l’établissement d’une paix solide et durable en Somalie.

Une déclaration présidentielle a été adoptée à l’issue du débat.

- Le 13 juin 2013, à la suite de violences et affrontements survenus à Kismaayo les 7 et 8 juin, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration à la presse appelant à la cessation immédiate de toute action menaçant la paix, la sécurité ou la population civile dans le Jubaland. Le Conseil de sécurité a également demandé au gouvernement somalien de prendre, sans délai, les mesures pacifiques nécessaires à la résolution de cette crise humanitaire.

- Le 19 juin 2013, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration à la presse condamnant la violente attaque perpétrée par les Al-shebab contre le complexe de l’ONU à Mogadiscio au cours de laquelle plusieurs membres de l’ONU ont perdu la vie.

- Le 24 juillet 2013, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2111 renouvelant l’embargo sur les armes en Somalie et réitérant l’intention du Conseil d’engager des sanctions supplémentaires contre les individus qui menacent la paix et la sécurité dans le pays.

- Le 12 novembre 2013, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2124, qui renforce le soutien logistique apporté par l’ONU à l’opération de maintien de la paix de l’Union Africaine en Somalie, l’AMISOM, dont les effectifs militaires sont renforcés de 4400 hommes.

Le représentant de la Somalie s’est félicité du fait que la communauté internationale prenne état de l’action de l’AMISOM et lui apporte son plein appui (soutien logistique, troupes supplémentaires) afin de libérer le pays d’Al-Shabab. Il a exprimé le souhait que le contingent armé somalien soit appuyé à travers son nouveau fond d‘affectation spécial dédié le plus rapidement possible.

- Le 18 novembre 2013, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2125, qui renouvelle l’autorisation des actions de lutte contre la piraterie au large de la Somalie.

- Le 26 novembre 2013, le Représentant permanent de la Corée du Sud et président du comité de sanctions pour la Somalie et l’Erythrée, a présenté au Conseil de sécurité la situation dans la région.

Le représentant de la France a déploré l’augmentation des exportations du charbon de bois qui représentaient une violation de l’embargo du Conseil de sécurité. Il fallait obtenir des Etats importateurs des mesures législatives et opérationnelles afin de les faire cesser, les Al-Shabab tirant profit de près de la moitié des revenus générés par ce commerce illicite. Enfin, le représentant de la France a salué la préparation d’une notice d’aide à l’application de l’embargo du Conseil de sécurité sur le charbon.

- Le 10 décembre 2013, M. Kay, Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la Mission d’Assistance des Nations unies en Somalie (AMISOM), a informé par visioconférence le Conseil de sécurité sur la situation en Somalie. Il a souligné l’importance de renforcer les forces de sécurité de l’AMISOM. La lutte contre le terrorisme exigeait une approche globale, avec des efforts politiques et militaires. Il a salué l’adoption de la résolution 2124 qui visait à renforcer l’AMISOM. Il fallait maintenant mettre en place une unité de garde spéciale pour protéger la MANUSOM, la mission politique spéciale. M. Kay s’est également félicité du fait que l’UE soit le deuxième bailleur de fonds de l’AMISOM et a appelé les partenaires à mettre en place un fonds d’affection spécial pour appuyer les forces armées en Somalie. Il fallait aussi des hélicoptères. Par ailleurs, les défis politiques étaient majeurs : la réconciliation nationale et locale, la révision constitutionnelle, les élections démocratiques en 2016. Le processus fédéral devait être accéléré, il ne fallait pas perdre l’élan du processus de Djouba. M. Kay a par ailleurs déploré les nombreuses violations aux droits de l’Homme, parmi lesquelles des allégations de viols et de violences sexuelles. Il a enfin évoqué la crise humanitaire et le risque d’insécurité alimentaire.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le représentant de la France a rappelé que l’augmentation des effectifs de l’AMISOM n’était pas une fin en soi. Il fallait surtout avancer dans le processus politique avec la tenue d’une feuille de route pour les élections, la mise en place des administrations locales et la définition des modalités d’un Etat fédéral en négociant avec les entités régionales. Cela était essentiel pour une stabilisation durable.

- Le 2 janvier 2014, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration à la presse à la suite des attentats terroristes perpétrés à Mogadiscio, qui ont été revendiqués par les Chabab et qui ont causé la mort de nombreuses personnes et en ont blessé plusieurs autres.

- Le 13 février 2014, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration à la presse dans laquelle il s’est dit horrifié par l’attentat terroriste qui a visé un convoi de l’ONU à Mogadiscio, fait de nombreux morts et blessés et dont la responsabilité a été revendiquée par les Chabab.

- Le 27 février 2014, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration à la presse dans laquelle il s’est dit consterné par l’attentat terroriste perpétré en Somalie, qui a été revendiqué par les Chabab et a fait de nombreux morts et blessés.

- Le 5 mars 2014, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2142 prorogeant jusqu’au 25 octobre 2014 l’exemption partielle d’embargo sur les armes en Somalie.

Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de la Somalie, M. Abdirahman Duale Beyle, a salué l’aide de la communauté internationale et en particulier du Conseil de sécurité qui avait permis d’améliorer la situation du pays. Il a cependant souligné que le pays était plongé dans une guerre où les terroristes ne respectaient pas l’embargo. Il a exprimé le ferme engagement de son gouvernement à mettre en œuvre la résolution et tout faire pour que le régime de sanctions puisse être levé.

- Le 11 mars 2014, M. Kay, Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la Mission d’Assistance des Nations unies en Somalie (AMISOM), a informé par visioconférence le Conseil de sécurité sur la situation en Somalie. Le Représentant permanent de la Somalie était également présent.

M. Kay a salué l’adoption de la résolution 2124 qui avait permis à l’AMISOM et à l’armée nationale somalienne de lancer une offensive contre les Chabab. La situation sécuritaire s’était cependant détériorée à Mogadiscio, avec une série d’attentats terroristes commis par les Chabab ces derniers mois. Au niveau politique, M. Kay a salué le plan « vision 2016 » qui devait permettre au gouvernement de parachever le processus fédéral, constitutionnel et démocratique au terme de 2016. Au niveau humanitaire, le Représentant spécial a de nouveau appelé les partenaires internationaux à mettre en place un fonds d’affection spécial.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le représentant de la France a rappelé que la France soutenait l’action politique de la Mission d’assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM) - notamment chargée de fournir un appui au Gouvernement fédéral somalien et à l’AMISOM-, indispensable pour établir des institutions nationales et permettre une stabilisation durable. La seule augmentation des troupes de l’AMISOM ne pouvait être une fin en soi. Enfin, il a rappelé que la France avait accepté le renouvellement pour 7 mois de la suspension de l’embargo sur les armes. Afin d’en être exemptée à l’avenir, la Somalie devait faire preuve de sérieux dans la gestion des importations d’armes.

- Le 19 mars 2014, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration à la presse condamnent l’attentat revendiqué par les Chabab perpétré contre un hôtel à BulaBurde qui a fait de nombreux morts et blessés, parmi lesquelles figurent des membres de l’Armée nationale somalienne, de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) et des civils.



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