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Chronologie complète


- Dès le début de la crise birmane de septembre 2007, marquée par de nombreuses manifestations et la participation de moines aux mouvements de protestations, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner s’est engagé pour encourager un processus de réconciliation et de démocratisation en Birmanie. A l’ONU, une déclaration présidentielle du Conseil de sécurité à été adoptée pour la première fois sur la Birmanie en octobre 2007.

- A la suite du passage du cyclone Nargis en mai 2008, devant les obstacles posés à l’aide humanitaire par les autorités birmanes, la France avait fait valoir dans le cadre du Conseil de sécurité l’urgence de la situation humanitaire et plaidé en faveur d’une meilleure coopération de la Birmanie avec la communauté internationale. Une résolution du Conseil de sécurité n’a cependant pas pu être adoptée.

- Le 14 mai 2009, à la suite de l’emprisonnement de Aung San Suu Kyi le Conseil de sécurité s’est réuni pour évoquer la situation en Birmanie. La situation a fait l’objet d’une déclaration à la presse (SC/9228) le 22 mai 2009, dans laquelle les membres du Conseil de sécurité manifestent "l’inquiétude que leur inspirent les retombées politiques des récents événements concernant Daw Aung San Su Kyi", insistent pour que "tous les prisonniers politiques soient libérés" et rappellent qu’il faut que le Gouvernement "crée les conditions nécessaires à un véritable dialogue avec Daw Aung San Su Kyi et toutes les parties et tous les groupes ethniques concernés".

- Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon s’est rendu en Birmanie les 3 et 4 juillet 2009 où il a rencontré les plus hautes autorités de l’Etat, mais n’a pu rencontrer Mme Aung San Suu Kyi. Il a rendu compte de cette visite au Conseil de sécurité lors d’une réunion publique le 13 juillet 2009. Il a notamment indiqué au Conseil avoir insisté auprès du gouvernement pour que les élections de 2010 soient inclusives, libres et justes. Le représentant permanent de Birmanie auprès des Nations Unies est également intervenu, insistant sur les assurances offertes par son gouvernement au Secrétaire général sur le caractère juste et crédible de ces élections.

Dans son intervention, le représentant permanent de la France a dressé un constat sévère de la situation. Il a vivement regretté que les autorités aient interdit au Secrétaire général de rencontrer Mme Aung San Suu Kyi. Il a déploré qu’aucune avancée n’ait été observée sur la libération des prisonniers politiques, sur le lancement d’un véritable dialogue en vue d’une réconciliation nationale inclusive, et sur la coopération avec les Nations Unies : non seulement les autorités birmanes n’avaient rien fait pour répondre aux demandes du Conseil, mais elles avaient, surtout au cours des derniers mois, pris des décisions directement contraires à ces demandes.

- A l’annonce de la condamnation d’Aung San Suu Kyi par une cour birmane, le 11 août 2009, la France a demandé la tenue d’une réunion du Conseil de sécurité. Le 13 août 2009, dans une déclaration à la presse lue par son Président, le Conseil de sécurité a exprimé sa " grave préoccupation " concernant la condamnation d’Aung San Suu Kyi et son impact politique et a de nouveau appelé à la libération de tous les prisonniers politiques en Birmanie.

La France a de son côté vigoureusement réagi en condamnant avec la plus grande fermeté ce "verdict inique".

- La question birmane a été évoquée au Conseil de sécurité le 24 mars 2010 en consultations, à la suite de la promulgation de nouvelles lois électorales écartant Mme Aung Sang Suu Kyi du processus électoral. Le Groupe des amis (cf. ci-dessous) s’est également réuni le 25 mars en présence du Secrétaire général.

- Le 18 novembre 2010, le Conseil de sécurité s’est réuni en consultations pour écouter une présentation de M. Vijay Nambiar, chef de cabinet du Secrétaire général, sur la situation en Birmanie, à la suite des élections du 7 novembre et de la libération de Mme Aung San Suu Kyi le 13 novembre.

- Le 19 mai 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni en consultations pour écouter une présentation de M. Vijay Nambiar sur la situation en Birmanie, à la suite de sa mission dans le pays la semaine précédente.

- Le 14 novembre 2011, le Conseil de sécurité a entendu le rapport de M. Nambiar, Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Birmanie, sur les changements politiques en cours au Myanmar marqués par le lancement d’un processus de transition ouvert à l’opposition.

- Le 11 avril 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni en consultations privées pour entendre M. Vijay Nambiar, Envoyé du Secrétaire général pour la Birmanie, sur la situation dans le pays.

Les élections du 1er avril, jugées pacifiques et crédibles par les observateurs sur le terrain, avaient permis à l’opposition de se joindre aux structures politiques officielles, et Mme Aung San Suu Kyi, élue au parlement birman, devait rencontrer le président birman ce jour. Si la signature d’un cessez le feu en janvier 2012 constituait un progrès notable, celui-ci devait encore être étendu à l’Etat du Kachin. L’assistance humanitaire restait une priorité de l’Envoyé spécial, et les restrictions restantes aux agences de l’ONU et aux ONG devaient encore être levées.

-  Le 20 juin 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni en consultations pour entendre le briefing de Mr Nambiar, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la Birmanie.

Le représentant de la France a relevé avec intêret la poursuite de la transition démocratique et le commencement de la deuxième vague de réforme économique. Malgré ces progrès notables, les violences communautaires entre musulmans et bouddhistes s’étaient intensifiées et le nombre de victimes et de réfugiés avait augmenté. En vue de ce constat, il a appelé la communauté internationale à fournir à la Birmanie l’aide humanitaire nécessaire.

- Le 16 avril 2013, M. Nambiar, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la Birmanie, a informé le Conseil réuni en consultations privées des développements dans le pays depuis les violences interethniques de juin 2012.

Le représentant de la France s’est déclaré inquiet de la poursuite de ces violences et notamment à l’encontre des Rohingyas, malgré les réformes entreprises par le gouvernement. Il a appelé les autorités birmanes à permettre un accès sans entrave aux organisations humanitaires, en particulier dans les régions de Kachin et de l’Arakan.



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