Le 30 août 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni pour l’examen trimestriel de la question du Kosovo, en présence de M. Vuk Jeremic, ministre des Affaires étrangères de la République de Serbie, de M. Enver Hoxhaj, ministre des Affaires étrangères de la République du Kosovo et du Représentant spécial du Secrétaire général par interim, M. Farid Zarif. Dans son intervention, le représentant de la France a souligné que les tensions qu’avait récemment connu le nord du Kosovo devaient conduire la communauté internationale à rester vigilante. Le dialogue devait apporter des résultats concrets et se dérouler dans un esprit de confiance mutuelle. La présence internationale jouait un rôle stabilisateur, notamment avec la mission européenne EULEX dans la lutte contre la corruption et la criminalité organisée. Il revenait au gouvernement du Kosovo de mettre en place des politiques adaptées.
Le 29 novembre 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni pour examiner la situation au Kosovo en présence de M. Vuk Jeremic, ministre des Affaires étrangères de la République de Serbie, de M. Enver Hoxhaj, ministre des Affaires étrangères de la République du Kosovo et du nouveau Représentant Permanent du Secrétaire général, M. Farid Zarif. Le Conseil de sécurité est revenu sur les incidents dont les soldats de la KFOR venaient d’être victimes. Dans sa déclaration, le représentant permanent de la France a fermement condamné ces violences visant le personnel de l’Union Européenne et de l’OTAN, sous mandat des Nations Unies, et a appelé Belgrade et Pristina à poursuivre leur dialogue et concentrer leurs efforts vers l’adhésion à l’UE.
Le 8 février 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni afin de recevoir le rapport de M. Edmond Mulet, Sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix sur la situation au Kosovo, suivi d’interventions de la part des ministres des Affaires étrangères de la République de Serbie et de la République du Kosovo, MM Vuk Jeremic et Enver Hoxhaj.
M. Mulet a fait état de progrès considérables dans le dialogue entre Belgrade et Pristina au vu de la signature de nombreux accords. La situation sur le terrain s’était elle aussi améliorée, les parties ayant multiplié les efforts afin d’apaiser les tensions.
Dans son intervention, M. Jeremic a salué l’action de la MINUK dans la prévention des tensions, ainsi que celle de la mission EULEX pour sa contribution au renforcement de la justice et de l’administration au Kosovo.
M. Hoxhaj a exprimé son souhait de renforcer la confiance entre les deux pays, tout en appelant le gouvernement serbe à respecter les dispositions prises à Bruxelles.
Lors de son intervention, le représentant de la France s’est réjoui des résultats positifs issus de ce dialogue.
Le 14 mai 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni en séance publique en présence du représentant spécial du Secrétaire général, M. Farid Zarif, pour débattre des évolutions de la situation au Kosovo et de la mission des Nations Unies dans le pays, la MINUK. Malgré le déploiement de forces supplémentaires par la MINUK, la période avant et après le premier tour des élections présidentielles avait été marquée par une persistance de violences intercommunautaires et d’une criminalité élevée. M. Zarif a mis en avant l’instabilité du statu quo entre la Serbie et le Kosovo mais s’est félicité du rôle croissant joué par la l’UE pour faciliter la coopération entre les parties.
Il a appelé la communauté internationale à dépasser ses clivages et à s’engager plus avant dans la résolution définitive de la question du Kosovo.
Dans son intervention, le représentant de la France a souligné le déroulement positif des élections présidentielles de mai (tenues sous le contrôle de l’OTAN et de l’EULEX) et a félicité l’avancée des deux parties vers leur intégration européenne. Il a réitéré son soutien à une présence internationale tant que celle-ci serait nécessaire.
Le 17 juillet 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni en consultations privées à la demande de la Russie pour examiner la situation au Kosovo.
Le représentant de la France a regretté les récents incidents opposant des Kosovars et des Serbes kosovars mais rien n’indiquait qu’il s’agisse de violences interethniques. Par ailleurs, le représentant de la France a souligné qu’il n’existait aucune preuve tangible soutenant les allégations de présence de camps d’entrainement de l’opposition syrienne au Kosovo, dont les autorités kosovares elles-mêmes avaient démenti l’existence.
Le 21 août 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni en séance publique en présence des Premiers Ministres de Serbie et du Kosovo pour évoquer la situation au Kosovo.
Le Représentant spécial du Secrétaire général, M. Farid Zarif, a rendu compte des activités de la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK).
Il s’est félicité du dialogue, sous l’égide de l’Union Européenne, entre Pristina et Belgrade, insistant sur la nécessité d’une mise en œuvre plus poussée des accords existants. La situation sécuritaire demeurait généralement calme, même si certains évènements mineurs avaient été rapportés.
Le Représentant de la France a appelé à ce que la fin de « l’indépendance supervisée » du Kosovo soit une opportunité pour consolider sa souveraineté et l’occasion de rapprocher les deux pays, le Kosovo et la Serbie, de l’Union Européenne.
Le 27 novembre 2012, à l’occasion de son débat trimestriel sur la situation au Kosovo, le Conseil de sécurité a entendu le rapport de M. Farid Zarif, Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUK. Celui-ci a salué l’ouverture, au plus haut niveau, d’une nouvelle phase de dialogue politique entre le Kosovo et la Serbie.
Les ministres des Affaires étrangères de ces deux pays se sont prononcés devant le Conseil en faveur de l’instauration d’un dialogue pacifique, seule solution pour la normalisation des relations entre Pristina et Belgrade.
Le représentant de la France a rappelé que la perspective de l’intégration européenne était fondamentale, car elle seule pouvait permettre aux deux pays de tourner la page des conflits. Il a ainsi salué l’octroi du statut de pays candidat à la Serbie et la négociation d’un accord de stabilisation et d’association avec le Kosovo, dont la fin de l’indépendance supervisée s’était déroulée sans incident.
Le 22 mars 2013, à l’occasion de son débat trimestriel sur la situation au Kosovo, le Conseil de sécurité a entendu le rapport de M. Farid Zarif, Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUK, présence de M. Haçim Thaci, Premier ministre du Kosovo et de M. Ivica Dacic, Premier ministre de Serbie.
Le représentant de la France a salué les progrès importants accomplis par les gouvernements de Serbie et du Kosovo sous l’égide de l’Union européenne, appelant toutefois les autorités de chaque pays à rester engagées dans ce processus historique.
Il a souligné d’une part, qu’il était fondamental de consolider les droits des différentes communautés dans l’ensemble du Kosovo, en protégeant leur patrimoine culturel et religieux et d’autre part de garantir la sécurité et la réinsertion des déplacés internes.