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Ukraine



1. Derniers développements au Conseil de sécurité Retour à la table des matières

- Le 22 août 2014, le Conseil de sécurité s’est réuni en consultations sur la situation en Ukraine.

Le représentant de la France s’est montré préoccupé par l’entrée dans le territoire ukrainien d’un convoi non autorisé, dont tous les camions n’avaient pas été examinés par les douanes ukrainiennes. Le représentant a appelé les autorités russes faire revenir le convoi en Russie et à reprendre des négociations avec les autorités ukrainiennes, pour agir en coordination et selon les règles internationales.

- Le Conseil de sécurité a tenu le 8 août 2014 une réunion publique pour entendre le rapport du Secrétaire-général adjoint aux droits de l’Homme, M. Simonovic, sur la situation des droits de l’Homme en Ukraine.

M. Simonovic s’est inquiété de la détérioration alarmante de la situation des droits de l’Homme dans les zones contrôlées par les groupes armés séparatistes à l’est de l’Ukraine, notamment dans les régions de Donetsk et Lougansk. Ces groupes armés faisaient régner la terreur, violant de façon flagrante les droits de l’Homme. Il s’est également inquiété de la professionnalisation rapide de ces groupes armés, constatant la présence de Russes en leur sein. Enfin, il a réitéré la nécessité d’une enquête indépendante et impartiale afin de déterminer les causes du crash de l’avion MH17 de la Malaysian Airlines le 17 juillet dernier.

La représentante de la France a déploré la détérioration de la situation sécuritaire, humanitaire et des droits de l’Homme à Donetsk et Lougansk du fait des groupes armés séparatistes. Les séparatistes visaient délibérément les infrastructures publiques pour accroître les besoins humanitaires des civils. A l’inverse, partout où Kiev avait rétabli son autorité, les services de base à la population étaient remis en fonction, les déplacés revenaient.

La représentante de la France a également dénoncé la présence d’éléments étrangers, notamment russes, au sein des groupes armés séparatistes. Elle a réitéré son appel à la fin des combats. Les groupes armés devaient déposer les armes et s’engager dans un dialogue politique.

- Le 5 août 2014, le Conseil de sécurité a tenu, à la demande de la Russie, une réunion d’urgence sur la situation humanitaire en Ukraine, en présence de M. John Ging, Directeur des opérations du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

M. Ging a décrit la dégradation de la situation humanitaire dans l’est du pays due à l’augmentation de l’insécurité et des violences qui touchaient près de 4 millions de personnes. Le nombre de personnes fuyant les zones de combat atteignait 1 000 par jour. Dans ce contexte, il était essentiel d’appuyer les efforts humanitaires menés par le gouvernement ukrainien.

La représentante de la France a relevé que la situation humanitaire à l’est du pays se dégradait du fait des combats provoqués par les groupes séparatistes. A l’inverse, dans les zones où Kiev avait rétabli son autorité, les services publics et les services de base à la population étaient remis en fonction. La représentante de la France a appelé la Russie à un engagement sincère et à la désescalade. La Russie devait s’impliquer activement pour inciter les séparatistes à déposer les armes et à négocier pour établir les conditions d’un cessez-le-feu bilatéral durable.

- Le Conseil de sécurité a tenu une réunion publique le 24 juin 2014 sur la situation politique et celle des droits de l’Homme en Ukraine. Le Sous-secrétaire-général aux Affaires politiques a assuré qu’il existe des signes encourageants d’une désescalade depuis l’élection de M. Petro Porochenko, tels que l’annonce d’un cessez-le-feu jusqu’au 27 juin. Les réalités sur le terrain restaient graves : les huit observateurs de l’OSCE étaient toujours détenus depuis la fin du mois de mai.

M. Ivan Simonovic, Secrétaire-général adjoint aux droits de l’Homme, a présenté le troisième rapport mensuel de la Mission d’observation des Nations unies en Ukraine. Il a souligné des progrès encore trop lents. C’était à l’est de l’Ukraine que les violations des droits de l’Homme étaient les plus graves : le nombre d’enlèvements, de blessés, de déplacés et de morts était en augmentation. Il a rappelé l’importance d’aider le gouvernement ukrainien à rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble de son territoire.

Le représentant permanent de la France s’est montré préoccupé par la dégradation générale de la situation sécuritaire et des droits de l’Homme dans la région de Donetzk et Lougansk. Il s’est félicité de l’élection de M. Porochenko ainsi que sa décision d’un plan de paix et d’un cessez-le-feu à l’est de l’Ukraine.

Le représentant permanent de l’Ukraine a appelé tous ses partenaires internationaux à soutenir le processus de paix sur la base du communiqué de Genève du 17 avril.

- Le 16 juin 2014, le Conseil de sécurité a tenu des consultations à huis-clos sur la situation humanitaire en Ukraine. Mme Valérie Amos, directrice d’OCHA, a présenté ses analyses au Conseil par vidéo conférence depuis son bureau à Genève.

Le représentant permanent de la France s’est inquiété des besoins humanitaires croissants en raison des violences séparatistes à l’est et de la situation en Crimée. Il a toutefois souligné que Mme Amos avait indiqué qu’on ne pouvait pas qualifier à ce stade la situation de crise humanitaire. Il a salué le travail des ONG sur place, notamment le CICR (Comité international de la Croix-Rouge) et MSF (Médecins sans frontières). Il a appelé à un règlement politique rapide, passant par un désarmement des milices.

- A la suite des élections présidentielles ukrainiennes du 25 mai, le Conseil de sécurité a tenu une réunion publique le 28 mai 2014 sur la situation politique en Ukraine.

M. Jeffrey Feltman, Sous-Secrétaire-général aux affaires politiques, a rapporté le bon déroulement des élections selon les observateurs internationaux présents sur place. Le Secrétaire-général, M. Ban Ki-moon, s’était entretenu avec le président élu, M. Porochenko, plus tôt dans la journée. M. Porochenko voulait agir rapidement pour guider l’Ukraine vers l’indépendance démocratique. Malgré ce nouveau chapitre, M. Feltman s’est inquiété des tensions et violences qui continuaient à l’est du pays.

Le représentant permanent de la France a salué le tournant qu’a été l’élection de M. Porochenko dont la légitimité était confirmée par les observateurs internationaux. Cependant, il s’est montré inquiet des violences récentes à Donetsk et Lougansk. Il a appelé à une désescalade de la situation et à la réconciliation des parties au conflit.

- Le Conseil de sécurité a tenu des consultations à huis-clos le 21 mai 2014 afin d’entendre les présentations de M. Ivan Simonovic, Secrétaire-général adjoint aux droits de l’Homme, et de M. Oscar Fernandez Taranco, Sous-Secrétaire-général aux affaires politiques, sur la situation en Ukraine. M. Simonovic a fait état d’une dégradation de l’état des droits de l’Homme en Ukraine depuis son premier rapport du mois de mars. M. Taranco a mentionné une situation politique encore tendue à l’est de l’Ukraine.

Le représentant permanent de la France a encouragé une solution politique à la crise. Il a appelé à une désescalade. Il a soutenu les recommandations de la mission de l’OSCE en Ukraine et a rappelé l’importance de la tenue d’élections présidentielles en Ukraine ce dimanche 25 mai.

- Le 2 mai 2014, les membres du Conseil de sécurité se sont réunis lors d’une réunion publique pour entendre M. Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint des affaires politiques, sur les évolutions récentes de la crise en Ukraine.

M. Feltman a fait part de la profonde préoccupation du Secrétaire général face à la détérioration à l’Est et dans le Sud de l’Ukraine. Un nombre croissants de bâtiments étaient sous le contrôle de groupes armés, notamment à Slaviansk, occupée par les insurgés depuis le 12 avril et où 7 personnels de l’0SCE étaient toujours tenus en otage, en dépit des appels à leur libération immédiate et sans condition. La crise s’était également aggravée à Donetsk où, le 1 mai, des séparatistes avaient saisi le bureau du procureur général. M. Feltman a appelé toutes les parties à la plus grande retenue. Seule la solution diplomatique était possible face à la crise.

Le Représentant permanent de la Russie a indiqué que les conséquences seraient catastrophiques pour l’Ukraine si Kiev continuait d’utiliser ses forces dans l’Est de l’Ukraine. Les autres membres du Conseil de sécurité, dont la France, ont appelé à la désescalade, des élections libres sous supervision internationale et des négociations entre la Russie et l’Ukraine.

- Dans le contexte de la dégradation de la crise à l’est de l’Ukraine, le Conseil de sécurité a tenu une réunion publique le 29 avril 2014.

M. Jeffrey Feltman, Sous-Secrétaire-général aux Affaires politiques, a fait état d’une détérioration de la situation qui se manifestait notamment par l’occupation de bâtiments publics et des affrontements entre pro-russes et pro-ukrainiens. L’ONU a fermement condamné la prise d’otages des représentants de l’OSCE par les groupes armés pro-russes. M. Feltman a regretté que la déclaration conjointe de Genève du 17 avril n’ait pas été mise en œuvre.

Le représentant permanent de la France a fermement condamné la prise d’otage des observateurs de l’OSCE. Il a appelé à la mise en œuvre de la Déclaration de Genève par la Russie dans la perspective d’une désescalade de la situation d’ici la tenue des élections présidentielles ukrainiennes le 25 mai prochain.

Le représentant permanent de l’Ukraine a appelé la Russie à cesser son ingérence dans les affaires internes ukrainiennes. Le représentant permanent de la Russie a rejeté toutes les accusations faites à l’encontre de son pays.

- Le 16 avril 2014, à la suite de la publication le 15 avril du rapport sur la situation des droits de l’Homme en Ukraine par le Haut-commissariat aux Droits de l’Homme, M. Simonovitch, sous-secrétaire général pour les droits de l’Homme, en a fait la présentation aux membres du Conseil. Le Représentant de l’Ukraine était également présent.

M. Simonovitch a fait état des violations des droits de l’Homme en amont du référendum illégal sur le rattachement de la Crimée à la Russie. Il a évoqué des violences, des enlèvements, des actes d’intimidation ainsi que des violations de la liberté d’expression.

L’ensemble des délégations du Conseil s’est montré préoccupé par l’escalade violente des tensions à l’Est de l’Ukraine. La majorité des membres du Conseil a appelé la Russie à retirer ses troupes des frontières de l’Ukraine et à cesser de déstabiliser les régions de l’Est de l’Ukraine. Le Représentant permanent de la France a rappelé l’importance de la tenue de l’élection présidentielle ukrainienne le 25 mai. La Russie ne devait pas chercher à compromettre le déroulement de ce scrutin.

- Le 31 mars 2014, les membres du Conseil de sécurité se sont réunis lors d’une réunion informelle organisée par la Lituanie autour de M. Dzhemilev, militant des droits de l’Homme des Tatars de Crimée, et de Mme Samar, journaliste criméenne, pour dialoguer sur la situation des droits de l’Homme -notamment des Tatars en Crimée- ainsi que de la liberté de la presse en Crimée depuis l’annexion du territoire ukrainien par la Russie.

M. Dzhemilev a rappelé les discriminations dont les Tatars ont fait l’objet dans le passé, et Mme Samar a déploré les nombreuses violations des droits des journalistes. Les membres du Conseil de sécurité qui se sont exprimés ont, notamment sur la base de la résolution de l’Assemblée générale 68/262, condamné l’annexion de la Crimée par la Russie ainsi que le référendum du 16 mars. La communauté internationale ne reconnaissait pas les tentatives illégales et sans fondement de la Russie de modifier le statut du territoire mais, l’ayant de facto annexée, le monde tiendrait responsable la Russie de ce qui s’y passerait en matière de violation des droits de l’Homme.

- Le 28 mars 2014, à la suite de sa rencontre avec les dirigeants russes et ukrainiens à Moscou et Kiev, le Secrétaire général M. Ban Ki-moon, a présenté un bilan de son voyage de médiation aux membres du Conseil lors de consultations privées tenues. Il a appelé ses interlocuteurs à désamorcer les tensions dans la perspective des élections présidentielles en Ukraine prévues pour le 25 mai prochain et a appelé à un dialogue direct entre la Russie et l’Ukraine.

Le représentant permanent de la France a appelé au dialogue direct entre Moscou et Kiev ainsi qu’au respect de l’État de droit. Il a encouragé le déploiement d’observateurs internationaux en Ukraine, en particulier en Crimée.

- Le 27 mars 2014, les États membres des Nations unies se sont prononcés lors d’une réunion à l’Assemblée Générale sur un projet de résolution réitérant l’intégrité territoriale de l’Ukraine. 100 États, dont la France, se sont prononcés pour la résolution. Seuls 11 États (Russie, Cuba, la Corée du Nord, le Nicaragua, la Syrie, le Soudan, le Venezuela, le Zimbabwe, l’Arménie, la Biélorussie et la Bolivie) se sont opposés au texte.

Avec le Ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine et le Représentant de l’Union Européenne, les États membres qui se sont prononcés en faveur du texte de résolution ont rappelé qu’il s’agissait de réaffirmer par ce vote l’importance des principes de la charte des Nations unies ainsi que l’attachement à l’unité, l’indépendance politique, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. La Russie devait retirer ses forces conformément à ses engagements multilatéraux et bilatéraux et avait l’obligation de régler ses différents par des moyens pacifiques et non militaires.

- Le 19 mars 2014, le Conseil de sécurité a tenu une réunion publique sur la situation en Ukraine, notamment sur l’état des droits de l’Homme en Ukraine et en Crimée. M. Jan Eliasson, Vice-Secrétaire général, a fait état des graves défis politiques qui menaçaient l’Ukraine à la suite du référendum illégal organisé par la Crimée et son rattachement à la Russie.

M. Ivan Simonovitch, sous-secrétaire général pour les droits de l’Homme, a annoncé le déploiement d’une mission d’évaluation des droits de l’homme dans tout le pays d’ici vendredi 21 mars, en partenariat avec l’OSCE.

L’ensemble des délégations du Conseil, en présence du représentant permanent de l’Ukraine et à l’exception de la Russie, ont rappelé leur attachement au respect du droit international. Le représentant permanent de la France a insisté sur l’illégalité du référendum sur l’indépendance de la Crimée. Il a appelé la Russie à s’arrêter dans l’escalade du conflit et à ouvrir des négociations directes avec Kiev.

- Le 15 mars 2014, le Conseil de sécurité s’est prononcé sur un projet de résolution proposé par les États-Unis et appelant au respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. La Russie ayant opposé son veto à ce projet, il a donc été rejeté. La Chine s’est quant à elle abstenue.

Lors de son explication de vote, le représentant de la France a déclaré qu’en opposant son véto au projet de résolution, la Russie venait d’opposer son véto à la Charte des Nations unies.
A l’issue du vote, le représentant de la France s’est également exprimé devant la presse.

-  Le 13 mars 2014, les membres du Conseil de sécurité ont tenu leur sixième réunion sur l’Ukraine, cette fois en présence de son Premier ministre, M. Iatseniouk.

A l’exception de la Russie, tous les membres du Conseil de sécurité ont souligné l’importance du respect de l’indépendance, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. La majorité des membres du Conseil ont déclaré que l’organisation d’un référendum en Crimée était contraire à la constitution ukrainienne et au droit international et ne faisait qu’exacerber une situation déjà tendue. Un projet de résolution préparé par les Etats-Unis et dénonçant l’illégalité de cette consultation serait soumis au vote dans les prochains jours.

Pour le Représentant permanent de la France, si le référendum se tenait comme prévu, la France serait contrainte d’en tirer toutes les conséquences politiques et économiques. Il fallait lancer un dernier appel à la Russie pour qu’elle résiste au vertige nationaliste et écoute l’ensemble de la communauté internationale.

- Le 10 mars 2014, le Conseil de sécurité a tenu, à la demande du représentant permanent de l’Ukraine, une réunion à huis-clos en présence de M. Jeffrey Feltman, sous-secrétaire général aux affaires politiques, et de M. Yuriy Sergeyev, représentant permanent de l’Ukraine.

M. Feltman a fait état des derniers développements en Ukraine, notamment en Crimée. M. Sergeyev a présenté le point du vue du gouvernement ukrainien sur cette situation.

Le représentant permanent de la France a exprimé la volonté de trouver une solution politique à cette crise. Il a rappelé son attachement aux principes de souveraineté et d’intégrité territoriale, en jeu dans cette crise. Il a exhorté la Fédération de Russie à écouter les appels de la communauté internationale concernant la résolution pacifique de cette crise en entamant un processus de désescalade. Il a encouragé la Russie à accepter la présence d’observateurs internationaux ainsi que la formation d’un groupe de contact pour l’Ukraine.

- Le 6 mars 2014, le Conseil de sécurité a tenu, à la demande du Royaume-Uni, une réunion d’urgence à huis-clos pour entendre par visioconférence le Vice-secrétaire général M. Eliasson, présent auprès de M. Simonovic, Secrétaire général adjoint aux droits de l’Homme et M. Serry, Conseiller spécial du Secrétaire général, sur les derniers développements en Ukraine.

Le Représentant permanent de la France s’est montré préoccupé par l’aggravation de la situation en Crimée : le Parlement local avait le 6 mars demandé le rattachement de la péninsule à la Russie. Un référendum devait être organisé le 16 mars. Cependant, la situation n’était pas désespérée. Le référendum n’avait pas encore eu lieu et il n’y avait pas eu de nouveaux affrontements. La France œuvrait pour trouver une solution diplomatique, ce dont témoignaient les discussions du 5 mars à Paris entre le ministre des affaires étrangères russe et ses homologues français, américain et britannique, réunis pour la première fois depuis le début de la crise ukrainienne. Mais nous étions loin d’avoir tout réglé. Il fallait essayer de trouver dans les jours à venir une solution pacifique permettant de sortir de la crise. Le Représentant permanent a exprimé la volonté de trouver un compromis sur un dialogue (via un groupe de contact international et l’établissement d’un dialogue bilatéral russo-ukrainien), ainsi que sur une mission d’observation de l’OSCE. C’était avant tout aux parties prenantes – OSCE, EU, Russie, Ukraine et UE- d’agir. L’Union européenne avait annoncé qu’elle déciderait de mesures supplémentaires si la Russie continuait d’occuper la Crimée et de violer la souveraineté ukrainienne, ce qui conduirait à des conséquences sévères sur les relations entre l’Union européenne et la Russie.

- Le 3 mars 2014, le Conseil de sécurité a tenu, à la demande de la Fédération de Russie, une réunion d’urgence sur l’Ukraine.

Le Sous-Secrétaire général Oscar Fernandez-Taranco a fait état de la profonde préoccupation du Secrétaire général concernant l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Le dialogue et la coordination de la communauté internationale étaient essentiels pour un retour au calme de l’Ukraine.

Le Représentant permanent de la Fédération de Russie a déclaré que les actions de la Russie étaient tout à fait adéquates et légitimes pour rétablir la paix et la sécurité en Ukraine.

Les autres membres du Conseil de sécurité ont fait valoir que les arguments de la Russie justifiant son intervention militaire n’étaient pas recevables. L’action de la Russie constituait une agression et une provocation. Tous ont exprimé leur soutien à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, au dialogue national, à la nécessité d’avoir une médiation internationale et une mission d’observation.

Le Représentant permanent de la France a exprimé sa consternation face à la déclaration du Représentant permanent de la Russie. C’était la voix du passé qui s’exprimait. Nous étions ramenés à une ère où la force primait sur le droit. Dans l’esprit de l’accord du 21 février, la France avait proposé un plan de sortie de crise en six points qui devaient être acceptés par toute partie respectueuse du droit international. Celui-ci demandait notamment le retour des forces armées russes dans leurs bases, la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle et l’organisation des élections présidentielles le 25 mai sous l’égide de l’OSCE. Cette volonté de trouver une solution négociée ne pouvait s’accommoder de la persistance des violations du droit international commises par la Russie dont le discours n’était qu’une ingérence dans les affaires internes de l’Ukraine. Si elle continuait, la France, avec ses partenaires européens, prendrait des mesures concernant les relations avec la Russie.

- Le 28 février 2014, le Conseil de sécurité a tenu, à la demande de la Lituanie, présidence du Conseil de sécurité, une réunion d’urgence à huis-clos pour entendre le Représentant permanent d’Ukraine ainsi que le Sous-Secrétaire général Oscar Fernandez-Taranco sur la situation en Ukraine.

Lors des consultations qui ont suivi, le Représentant permanent de la France a rappelé que l’Ukraine avait connu des bouleversements sans pareil ces derniers jours. Les défis qu’elle devait relever sur les plans politique et économique étaient immenses. La priorité aujourd’hui allait à la préservation de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays qui devait pouvoir décider en toute indépendance de sa trajectoire. Apaiser les tensions en Crimée était un élément clé dans la normalisation de la situation. Concernant l’avenir de l’Ukraine, le gouvernement de M. Iatseniouk devait commencer à engager de profondes réformes politiques ainsi que la modernisation économique de l’Ukraine, dans le respect des droits des minorités nationales. Il recevrait à cet égard tout le soutien de la France. Enfin, les élections présidentielles fixées au 25 mai seraient une étape importante. Il fallait aujourd’hui aider les nouvelles autorités ukrainiennes à relever les défis qui les attendaient.

2. Déclarations de la France Retour à la table des matières

- 24 octobre 2014 - Conseil de sécurité - Ukraine - Intervention de M. François Delattre, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 28 août 2014 - Conseil de sécurité - Réunion de synthèse mensuelle - Intervention de Mme Béatrice Le Fraper du Hellen, Premier Conseiller de la France auprès des Nations unies

- 28 août 2014 - Conseil de sécurité - Ukraine - Intervention de M. Alexis Lamek, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies, chargé d’Affaires a.i.

- 8 août 2014 - Conseil de sécurité - Ukraine - Intervention de Mme Béatrice Le Fraper du Hellen, premier conseiller de la France auprès des Nations unies

- 5 août 2014 - Conseil de sécurité - Ukraine - Intervention de Mme Béatrice Le Fraper du Hellen, premier conseiller de la France auprès des Nations unies

- 30 juillet 2014 - Conseil de sécurité - Réunion de synthèse mensuelle - Intervention de M. Philippe Bertoux, conseiller politique de la France auprès des Nations unies

- 21 Juillet 2014 - Conseil de Sécurité - Ukraine / Crash MH17 - Intervention de M. Philippe Bertoux, conseiller politique de la Représentation permanente de la France auprès des Nations unies

- 18 Juillet 2014 - Conseil de sécurité - Ukraine - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France aux Nations-Unies

- 24 juin 2014 - Conseil de sécurité - Ukraine - Intervention de M. Alexis Lamek, Représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

- 28 mai 2014 - Conseil de sécurité - Ukraine - Intervention de M. Alexis Lamek, Représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

- 29 avril 2014 - Conseil de sécurité - Ukraine - Intervention de M. Gérard Araud, Représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 13 avril 2014 - Conseil de sécurité - Ukraine - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 28 mars 2014 - RDC / RCA / Ukraine - Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 15 mars 2014 - Ukraine - Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 15 mars 2014 - Conseil de sécurité - Ukraine - Explication de vote de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 3 mars 2014 - Ukraine - Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 3 mars 2014 - Conseil de sécurité - Situation en Ukraine - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 1 mars 2014 - Conseil de sécurité - Ukraine - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

3. Textes de référence Retour à la table des matières

- 18 juillet 2014 - Conseil de Sécurité - Ukraine - Déclaration à la presse sur l’écrasement de l’avion Malaysia Airlines

- 17 juin 2014 - Conseil de sécurité - Déclaration à la presse concernant les journalistes tués en Ukraine

- 27 mars 2014 - Assemblée générale - Résolution 68/262 condamnant l’annexion de la Crimée par la Russie ainsi que le référendum du 16 mars



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