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10 novembre 2001 - 56ème session de l’AG : Entretien de M. Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères, avec France 2

Q - J’aurais aimé, Monsieur le Ministre, que vous nous résumiez votre message, cet après-midi, aux Nations Unies.

R - Devant l’Assemblée Générale des Nations Unies, je vais redire la solidarité de la France par rapport aux Etats-Unis, après la tragédie du 11 Septembre, et je vais demander en conclusion que nous soyons capables tous ensemble de compléter la coalition contre le terrorisme qui est une absolue nécessité pour tous les peuples de la terre par une coalition pour un monde plus humanisé et pour une globalisation mieux régulée.

Q - Ce n’était pas un message qui figurait assez, à votre avis, dans le discours de Monsieur Bush ?

R - Pas du tout. C’est autre chose. C’est la tonalité de la France et je crois aussi de l’Europe. Le Président Bush a fait un discours très remarquable, très bien fait, un discours très déterminé qui montre un engagement absolument sans faille et résolu dans la lutte contre le terrorisme. J’ai noté, par ailleurs, que dans son passage sur le Proche Orient, il employait des mots à propos des deux Etats, Israël et un jour la Palestine, et à propos de la façon dont il veut trouver la solution qui permettent d’espérer un travail commun plus convergent, peut-être plus solide entre l’Europe et les Etats-Unis sur ce problème. Nous n’avons pas attendu le 11 Septembre pour découvrir ce problème qu’il faut traiter.

Q - Quant à la solution politique pour l’Afghanistan, est-ce que vous pensez qu’elle va évoluer, que l’on va trouvez une solution assez réussie ?

R - J’ai fait le trajet Paris-New York en Concorde, hier, avec Monsieur Brahimi. Nous avons parlé pendant trois heures et demi sur ce sujet. Monsieur Brahimi fait un travail remarquable. Il essaie à la fois de trouver un accord entre Pakistanais et Iraniens et leurs protégés respectifs sur l’équilibre entre les Pachtouns d’une part et les Tadjiks, Ouzbeks et Hazaras d’autre part dans le gouvernement futur. Il souligne -et c’est notre avis- que ce sont les Afghans eux-même qui doivent trouver la solution politique. Nous pouvons, nous tous ensemble ainsi que les Nations Unies, nous pouvons les aider, les acconpagner, mais la solution politique doit être la leur. Elle suppose qu’ils se mettent d’accord sur cet équilibre qui n’avait pas été trouvé dans le passé, vu les guerres fratricides entre Afghans. Donc nous soutenons tout à fait Monsieur Brahimi dans l’effort qu’il fait pour faire converger les différents processus en cours .

Q - Et à la lumière de ce qu’il se passe sur le terrain, est-ce que la solution politique a des chances ?

R - Ce qui se passe à Mazar-i-Charif rend encore plus urgente la mise au point de la solution politique./.



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