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16 décembre 2004 - Entretien de M. Jean-Marc de La Sablière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, avec RFI

Le conseil devait adopter des sanctions au 15 décembre si les accords de Linas Marcoussis n’étaient pas respectés. Aujourd’hui, ils ne sont pas respectés. Pourquoi n’y a-t-il pas de sanctions ?

Permettez moi de vous donner un aperçu plus général de la situation et de ce qu a fait le Conseil de sécurité aujourd’hui.

Le Conseil de sécurité a adopté une déclaration importante. Elle dit trois choses.

Elle dit premièrement que le Conseil appuie la mission de facilitation du Président Mbeki pour relancer le processus de paix et de réconciliation nationale. Le Conseil est uni derrière le président Mbeki. Il met tout son poids derrière lui.

Deuxième point, le Conseil souligne très clairement que le dispositif qu’il a mis en place concernant d’éventuelles sanctions individuelles est en vigueur depuis hier le 15 décembre. Cela, le Conseil le dit avec beaucoup de clarté.

Le Conseil dit aussi qu’il va surveiller l’utilisation qui va être faite des médias. Il ne tolèrera aucun propos de haine et d’incitation à la violence. C’est très important.

Il met également son poids derrière le Président Mbeki, en disant qu’il n’acceptera pas que les engagements pris devant lui pour appliquer pleinement Linas Marcoussis et Accra III ne soient pas intégralement respectés. Cela veut dire que si ces engagements ne sont pas respectés, il y aura des mesures.

Enfin, troisième point, le Conseil va travailler avec son comité sans délai pour renforcer le suivi et l’efficacité de l’embargo sur les armes. Pour revenir à la question des sanctions, est-ce à dire que les personnes qui étaient visées dans la résolution sont à l’abri et n’ont plus besoin de s’inquiéter ?

Non. Je me suis référé à la mission de facilitation du Président Mbeki. Le Conseil appuie cette mission et dit : " Attention, les engagements pour l’application intégrale de Linas- Marcoussis et d’Accra III doivent être respectés ". S’ils ne sont pas respectés, il y aura des mesures.

Pouvez-vous nous rappeler ce que sont ces mesures individuelles ?

C’est au Comité de travailler sur ces dernières. Elles visent des restrictions dans le domaine des déplacements et des avoirs financiers. En même temps que ce travail diplomatique, le comité va-t-il dresser des listes, monter des dossiers ? Le comité des sanctions commence-t-il à travailler ou non ?

Oui, il commence à travailler, et plus particulièrement sur la question des médias. C’est très important.

Et sur le processus de paix, le Conseil dit : " Appliquez les engagements que vous avez pris auprès du Président Mbeki ".

Le 10 janvier, nous allons écouter ce que les Africains vont nous dire après la réunion très importante du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. C’est une dernière chance pour les parties. Ce qu’il faut, c’est qu’elles appliquent Linas-Marcoussis et Accra III. Si elles appliquent Linas-Marcoussis et Accra III, le Conseil de sécurité sera satisfait.

Mais dès à présent, nous travaillons sur les médias.

Cela veut dire que des sanctions contre les personnes qui appellent à la haine dans les médias peuvent arriver plus vite ?

Le Conseil dit sur ce point : " sans délai "./.



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