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23 mars 2005 - Darfour - Entretien de M. Jean-Marc de La Sablière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, avec les médias français

Le moment était venu d’agir sur la question du Soudan. Le moment était venu d’agir pour créer l’OMP. Le moment était également venu d’agir pour pouvoir donner suite, dès que possible, au rapport que nous allons recevoir sur la mission qui est sur le terrain et qui doit traiter de l’accélération du déploiement de l’Union africaine au Darfour. Il est fondamental qu’il y ait plus de personnel déployé au Darfour. C’est comme cela que l’on peut prévenir les exactions.

Le moment était enfin venu d’agir, car il faut agir très vite, pour lutter contre l’impunité et donner suite aux conclusions de la commission envoyée à la demande du Conseil de sécurité et qui a recommandé que la situation au Darfour soit déférée à la Cour pénale internationale.

Aujourd’hui, des consultations importantes se sont tenues. La délégation américaine a indiqué qu’elle mettrait en bleu, en vue d’un vote, sans doute demain, le texte sur la création d’une opération de maintien de la paix.

La France considère qu’il faut également, sans attendre traiter la situation au Darfour et traiter de la question de l’impunité.

Elle a pour sa part, en consultation avec les autres Etats membres du Conseil parties au Statut de Rome, déposé un texte aujourd’hui, en vue de déférer la situation du Soudan à la Cour pénale internationale.

Ce texte, qui a été élaboré après de nombreuses consultations, notamment avec les Britanniques, prend pleinement en compte la préoccupation des pays qui ne sont pas partie au Statut de la cour et qui souhaitaient une exemption pour leurs nationaux.

Il prend également en compte le souci des Africains qu’un effort soit fait, au delà de la lutte contre l’impunité, pour la réconciliation au Darfour.

En quoi ce texte lutte-t-il contre les exactions ?

La Conviction des membres de la commission d’enquête, exprimée par Mme Louise Arbour, et par les Etats parties au Statut de Rome est que, d’une part, il faut que la justice passe et que, d’autre part, la poursuite de ceux qui ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité au Darfour, aura pour effet de prévenir de nouveaux actes criminels.

Ceci figure très clairement dans le rapport fait par Mme Arbour. C’est une question de justice et cela a valeur de prévention.



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