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7 avril 2005 - Liban/Adoption de la résolution 1595 : Entretien de M. Jean-Marc de La Sablière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, avec RFI

Monsieur l’ambassadeur, vous avez poussé cette résolution avec les Etats-Unis. Pourriez-vous nous expliquer la situation ? En quoi la Commission sera-t-elle différente de la mission Fitzgerald ?

Après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Hariri, le Conseil de sécurité a décidé qu’il fallait une mission d’établissement des faits pour donner une dimension internationale à l’enquête engagée au Liban. Cette mission a été envoyée et elle a été dirigée par M. Fitzgerald.

Ce dernier a formulé deux conclusions. D’une part, il a montré les insuffisances de l’enquête menée du côté libanais. De l’autre, il a conseillé d’aller au delà de son mandat, pour aller jusqu’à établir qui était responsable. Il a proposé la création d’une commission d’enquête internationale.

C’est ce que nous venons de faire aujourd’hui : nous venons d’établir cette Commission d’enquête internationale.

A quoi cette commission va-t-elle ressembler ?

Il appartient au Secrétaire général de mettre cette commission en place.

Ce que je peux vous dire, c’est qu’elle va travailler pendant trois mois. Si nécessaire, le Secrétaire général peut la reconduire pour trois mois. Elle sera composée de quelques dizaines de spécialistes, au plan technique ou légal par exemple, de policiers etc…

Donc, c’est une véritable Commission d’enquête, et je le souligne indépendante. C’est fondamental : le Conseil l’a dotée de pouvoirs pour mener à bien sa mission.

Quels sont ces pouvoirs ?

Elle aura autorité pour rassembler des preuves, des documents, des informations. Elle aura toute liberté pour circuler sur le territoire libanais, avoir accès à tous les sites. Elle pourra interviewer.

Je souligne également qu’elle pourra bénéficier de l’entière coopération du gouvernement libanais. Celui-ci a écrit au Conseil de sécurité pour indiquer son accord complet pour l’établissement de cette commission, mais aussi pour indiquer et sa pleine coopération.

Cette coopération, qui est essentielle pour que la commission puisse travailler, est donc acquise. Elle est voulue par le Conseil de sécurité et elle est également voulue par le gouvernement libanais./.



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