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11 août 2008 - Situation en Géorgie - Entretien avec France Info de Jean-Pierre Lacroix

Situation en Géorgie Entretien avec France Info de Jean-Pierre Lacroix, Chargé d’affaires a.i. à l’issue du débat privé du Conseil de sécurité

Le projet de résolution est-il la copie conforme du plan présenté par Nicolas Sarkozy ?

Ce projet reprend effectivement les éléments du plan présenté parle Président de la République parce que son objectif est précisément de concourir aux efforts qui sont déployés par les plus hautes autorités de l’Etat.

Nous n’avons qu’un seul objectif : c’est de ramener la paix le plus vite possible en Géorgie. Pour cela, le Président de la République et le Ministre sont mobilisés à 100%. Et le Conseil de sécurité peut jouer un rôle constructif à l’appui de ces efforts. C’est le sens de ce projet.

A quel moment ce projet sera sur la table du Conseil de sécurité pour un vote ?

Nous avons indiqué aux membres du Conseil de sécurité que nous engagerions des discussions avec eux. Maintenant tous les membres du
Conseil de sécurité disposent du projet de résolution.

Dans les jours qui viennent, nous les consulterons tous. Mais évidemment nous ne travaillons pas dans l’abstrait : une action au Conseil de sécurité s’inscrit dans le cadre plus général des efforts menés par le Président de la République et le Ministre, au nom de la France, mais aussi au titre de la Présidence française de l’Union européenne. Et donc notre action au Conseil doit accompagner les efforts de cette action diplomatique de grande ampleur menée en ce moment.

A quel moment pensez-vous quand même que ce texte arrivera sur la table avec éventuellement le risque d’un veto russe ? Ou est-ce exactement ce que l’on cherche à éviter ?

Notre objectif c’est de parvenir à une solution, à un accord pour que cessent les hostilités, pour que les forces russes ou géorgiennes retournent à leur positions antérieures -celles qu’elles occupaient avant les hostilités- et aussi pour respecter l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Géorgie.

C’est cela l’essentiel. Les questions de timing, de la poursuite de notre action au Conseil seront évaluées en fonction de cet objectif fondamental que nous poursuivons.

Votre homologue russe disait au stake out qu’il manque encore beaucoup d’éléments dans ce projet, notamment concernant l’agression géorgienne telle que perçue par les Russes ? Ce texte peut-il encore être amendé ?

Nous allons évidemment continuer à être en contact avec les Russes, et au premier chef, le Président de la République qui sera à Moscou demain et le ministre des Affaires étrangères. Cela fait suite à des contacts très intenses qui ont eu lieu avec les autorités russes et les autorités géorgiennes.

Rien n’est figé. Nous allons suivre avec beaucoup d’attention l’évolution du processus diplomatique. En fonction nous définirons avec nos partenaires comment il convient d’y répondre au Conseil de sécurité. Le seul but que nous avons est de trouver une solution. Toute l’action de la France, que ce soit aux Nations unies, dans les autres enceintes internationales, avec les Russes, avec les Géorgiens, avec nos autres partenaires de l’Union européenne, convergent vers ce seul objectif.

Nous sommes pressés sans vouloir se précipiter ? C’est cela ?

Il faut que les hostilités cessent le plus vite possible. Il faut trouver une solution le plus vite possible. Toute notre action s’articule autour de cet objectif. /.



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