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10 octobre 2013 – République centrafricaine – Entretien de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, avec la chaine France 24



Cette résolution a pour objectif de demander au Secrétaire général quel est le soutien que les Nations unies peuvent apporter à nos amis africains. C’est sur la base de ce rapport que nous prendrons une décision. Comme vous le dites, une des solutions éventuelles peut être la création d’une opération de maintien de la paix. Mais il y aussi d’autres solutions, par exemple le financement de la force africaine. La décision finale devrait être prise vers la mi-novembre.

Q : Quel pourrait être l’implication de la France ? On a entendu les Centrafricains appeler la France à faire la même chose qu’au Mali. Qu’est-ce que la France peut offrir aux Centrafricains ?

Comme vous le savez, nous avons déjà 450 hommes sur le terrain. Un renforcement limité de cette force est envisagé. Mais la Centrafrique n’est pas le Mali. La politique française en Centrafrique est ce que nous avions envisagé au Mali : aider les Africains à traiter les affaires africaines. Au Mali, nous avons dû intervenir dans l’urgence à la suite d’une attaque des terroristes. En Centrafrique, notre objectif est très clairement le soutien à nos amis africains, à la force africaine qui s’appelle la MISCA.

Q : Mais il y a tout de même urgence en République centrafricaine. On a encore parlé cette semaine de violences au nord de Bangui, à Gaga, il y a eu des violences à Bossangoa, des violences qui commencent à se transformer en violences inter-religieuses entre chrétiens et musulmans.

Je suis tout à fait d’accord avec vous, c’est une tragédie épouvantable. Vous avez des bandes de voyous, de brigands, de pillards qui tuent, qui violent dans l’ensemble du pays. Il est en effet urgent que la force africaine se déploie le plus rapidement. Et nous voulons soutenir cette force africaine. Nous sommes confrontés également à ce que j’appellerais « l’Afrique aux Africains ». Ce n’est pas aux anciennes puissances coloniales, aux étrangers, de résoudre les problèmes africains. Comme l’Union africaine a décidé de prendre en main la gestion de la crise centrafricaine, il est normal que la France, il est normal que les Nations unies, à la demande de la France, se placent résolument derrière l’Union africaine.


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