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28 janvier 2010 - Côte d’Ivoire (Tchad, Haïti, Iran) - Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations Unies

En français et en anglais

Le conseil de sécurité vient de renouveler le mandat de l’ONUCI, la force des Nations unies en Côte d’Ivoire. Elle a renouvelé son mandat non pas pour six mois, ce qui aurait été une sorte de mesure technique mais elle l’a fait pour quatre mois parce que ce n’est pas, comme on dit en français, " business as usual ".

Nous attendons depuis très longtemps des élections en Côte d’Ivoire. Nous considérons qu’elles doivent avoir lieu dans les mois qui viennent. Donc dans quatre mois nous regarderons la situation et si les élections ont eu lieu, ce qui est évidemment notre espoir, notre attente, nous pourrons alors commencer toutes les procédures de retrait de la force et également de lever les sanctions qui pèsent sur ce pays, si le processus démocratique que nous appelons de nos vœux a été mené à ses fins.

Si dans quatre mois, les élections n’ont pas eu lieu alors évidement nous devrons reconsidérer l’ensemble de la mission. Je le répète, cela fait des années que nous attendons des élections en Côte d’ivoire. La démocratie ivoirienne doit fonctionner et nous n’attendrons pas indéfiniment.


Q : Ambassador, could you comment on the situation with MINURCAT in Chad ? It seems that the Chadian government is very definite now that it wants MINURCAT to leave.


The government of the Chad has raised a lot of questions and concerns which are legitimate. MINURCAT is not yet deployed. Some commitments have not been fulfilled. I understand that there is a UN mission in N’djamena which is discussing its concerns with the government of Chad. We do hope that these negotiations will be a success, and that this mission, as well as high political contact within the UN and the Chadian authorities, will lead to MINURCAT staying in Chad.


Q : President Gbagbo in Cote d’Ivoire has said that he believes there are almost half million registrants that are incorrectly put on the voting list and he asked for investigation. Does France think that it is a frivolous complain or do you think that it should be looked into ?

All complains should be looked into. There is a process. There is an independent electoral commission which has to do its job. We consider that a lot of time has already been spent to do it. We have a few weeks ahead of us. But you have to understand that after May, because of the rainy season, it will be very difficult to organize elections in Cote d’Ivoire. So that’s the reason why we really do hope that the elections will be held before then.


Q : I believe we are one month away from schedule for elections in Haiti. Do you have any reason to believe they should be held ? Do you think they should be postponed ?

That is for the government of Haiti to decide. Obviously I’m sure that the government of Haiti which is facing such a challenge - I was told yesterday that there is not even a building for the government to meet - so I think that they have to decide by themselves if they consider that these elections are possible or not.


Q : In light with the speech that president Obama made yesterday, do you expect a resolution on Iran by the end of March at the Security Council ?

A resolution is the result of a negotiation and of course I can’t anticipate the result of negotiations, the length of negotiations. We want to move as quickly as possible. But of course we have to have all partners on board. So the question has to be raised to the other members of the Security Council. For France, as the president of the Republic has said, we are ready to move as quickly as possible.


Q : Pour la télé ivoirienne, il y a un problème qui a été soulevé en Côte d’Ivoire à propos de la liste électorale qui aurait été faussée dès le départ par la commission électorale indépendante. Est-ce une raison qui peut entraîner le report des élections ?

Nous ne mettons évidemment pas en cause le travail de la commission électorale indépendante. Nous ne mettons pas en cause le fait que la liste électorale doit être une liste électorale honnête et faite suivant les procédures.

Seulement le Conseil de sécurité considère désormais que les élections peuvent être tenues avant la saison des pluies, dans les quatre mois qui viennent. L’essentiel de la liste électorale est prête. Maintenant, nous en sommes sur le règlement des contentieux. Nous espérons vraiment que les ivoiriens réussiront à régler ce contentieux et que les élections auront lieu. Mais il faut comprendre que la force des Nations Unies ne va pas rester indéfiniment en Côte d’Ivoire. Et donc que dans quatre mois nous devrons regarder quelle est la présence des Nations Unies. Si les élections ont eu lieu évidement ce sera très simple, ce sera le départ progressif de la force, ce sera également la levée progressive de sanctions. Si les élections n’ont pas eu lieu, alors le Conseil de Sécurité sera obligé d’examiner la présence des Nations Unies en Côte d’Ivoire et je ne peux pas savoir quelle en sera la conclusion, ce sera aux 15 membres de le décider.



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