Twitter Facebook Flickr Youtube RSS Share

28 octobre 2008 - Situation en RDC : Stake out de l’ambassadeur Jean-Maurice Ripert, Représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Je voudrais au nom de la France vous dire la préoccupation très grave qui nous anime et que j’ai exprimée au Conseil de Sécurité à la suite du rapport que nous avons entendu, rapport présenté par le responsable du département des opérations de maintien de la paix, en ce qui concerne la situation dans l’est de la République Démocratique du Congo.

La France condamne avec la plus extrême fermeté l’offensive lancée il y a quelques jours par Laurent Nkunda et les forces du CNDP, qui n’ont aucune justification, et qui ont pour effet premier, une fois encore, de faire de nombreuses victimes civiles, des femmes et des enfants.

Cette offensive a jeté plus de 30 000 personnes sur les routes depuis dimanche. Ces réfugiés fuient en masse. Ils ont été délogés de leurs camps où ils étaient abrités par les Nations Unies. Ils sont en route vers Goma alors que se déroulent des combats de plus en plus proches de cette ville..

Nous devons condamner fermement, et j’ai demandé au Conseil de Sécurité de condamner fermement, cette action qui n’a encore une fois aucune justification. Il faut, face à cela, d’abord soutenir fermement au Conseil de Sécurité l’action de la MONUC qui a, je le rappelle, reçu mandat non seulement de protéger la population civile, mais aussi de prévenir toute action militaire qui aurait pour effet de saboter les plans de paix, le programme de désarmement, qui doivent contrôler le processus de réconciliation dans l’est du Congo.

Nous soutenons fermement les initiatives de la MONUC, nous déplorons que le force commander ait décidé de quitter ses fonctions et nous espérons que très rapidement, ce vide de commandement sera compensé.

Nous appelons aussi bien sûr les deux chefs d’Etat les plus concernés, le Président kabila et le président Kagamé à se rencontrer, à se parler, pour que chacun de leur côté, ils mettent tout en oeuvre pour que cessent les violences et pour que reprenne la mise en œuvre des processus de Goma et de Nairobi qui restent la ligne de conduite pour l’ensemble des opérateurs sur le terrain.

Nous soutenons à cet égard l’initiative du secrétaire général de désigner un envoyé spécial pour faciliter la reprise du dialogue entre les deux chefs d’Etat. Il est aussi essentiel enfin, que de leur côté, chacun de leur côté fasse les efforts nécessaires, le président du Congo pour s’assurer qu’il n’y a aucune collusion sur le terrain entre des éléments des FARDC et des éléments FDLR, et d’autre part, que la frontière Rwanda est effectivement fermée de manière à éviter un approvisionnement aux forces du CNDP./.

Alan Doss appealed for reinforcement. Do you think the security council will send reinforcements ?

For the moment, as you know, there is an emergency, so for the moment the important thing is to be sure that MONUC is in a position to resist with the means it has. Any kind of reinforcement in any way will take time. First of all they have to restructure the force and then we will talk, of course, we will have meetings with the secretary general and we will see how to try to respond to the request of Alan Doss and the DPKO. We have to look very carefully into the situation there.

Que voulez-vous dire quand vous dites par tous les moyens en parlant de la force, et deuxièmement, est-ce que la situation que l’on voit actuellement ne signifie pas que l’imposition de la paix est vraiment difficile ?

Je rappelle que le mandat a été donné sous chapitre VII. Nous acceptons l’idée que les forces des Nations unies doivent résister y compris militairement aux agressions dont elles font l’objet.. Elles ont été prises pour cible volontairement par des groupes armés du CNDP, qui utilisent une tactique de guérilla délibérément contre des forces des Nations Unies, contre des travailleurs humanitaires aussi, et qui utilisent même les réfugiés et les personnes déplacées en lançant des populations civiles contre les forces des Nations Unies.

Les forces des nations unies doivent se défendre et doivent défendre la population civile de Goma, Goma ne doit pas tomber, et nous estimons qu il est temps que les Nations Unies puissent exercer totalement et librement leur mandat. C’est un mandat que leur a donné le Conseil de Sécurité. Le temps n’est plus a la procrastination. je crois que nous sommes dans un cadre de maintien de la paix, il y a un accord de paix, il y a des processus, Nairobi et Goma, il y a des engagements pris par les parties. Il s’agit d obtenir qu’elles respectent leurs engagements, nous sommes dans un cadre de maintien de la paix.

On a constate ces derniers temps que la MONUC est devenue quelque peu impopulaire dans le pays, est-ce parce qu elle n’arrive pas a protéger réellement les civils sur le terrain. comment analysez vous cela ?

Vous connaissez le terrain, vous savez l’échelle a laquelle ces incidents se produisent, il est extrêmement difficile pour les Nations Unies d’être partout a la fois. Ca n est pas une armée équipée pour pratiquer la guérilla en foret ou la guérilla urbaine, c’est une armée des Nations Unies qui est la pour protéger des camps, protéger des réfugiés, assurer l’accès humanitaire et soutenir les interventions des forces armées de la République Démocratique du Congo.

Malheureusement, les résultats des forces armées de la république démocratique du Congo ont été un peu décevants jusqu’à présent. Nous comprenons que certains éléments de la population civile trouvent qu ils sont en danger, car ils sont en danger, le CNDP est a quelques km de Goma.

M. Nkunda prend la responsabilité de relancer la guerre sur une base ethnique dans l’est du congo. La MONUC doit se défendre. Nous comprenons les opinions publiques. Il faut savoir aussi que certaines des manifestations qui ont eu lieu ces derniers jours ont été de toute évidence organisées par différents groupes rebelles, et en particulier par M. Nkunda qui a jeté des civils contre les forces des nations unies.

Entre la MONUC et les forces armées congolaises, on voit que les deux ne s entendent pas pour coordonner leur action. quand monsieur Doss demande au Conseil de sécurité plus de troupes et que vous dites que l’urgence est que les combats cessent, de façon pratique, quelle est la solution ?

Je ne suis pas un expert militaire et le Conseil de sécurité a accepte d entrer en discussion avec le secrétariat, de toute façon, nous devons avoir dans moins de deux mois une discussion sur le renouvellement du mandat, une discussion a l’occasion de laquelle le renforcement éventuel des troupes sera discuté. Pour l instant je disais simplement que l’urgence sur le terrain aujourd’hui, c’est de tout faire en intervenant notamment auprès des présidents Kabila, Kagame, et en essayant de mettre un maximum de pression sur monsieur Nkunda pour que monsieur Nkunda arrête son offensive, ne rentre pas dans Goma, et arrête de prendre pour cible des populations civiles. C’est ça l urgence, ensuite nos experts militaires verront avec le secrétariat.

Does it mean that, as someone being expert in security, what about the problem of assigning a general who is incapable of carrying out his mission ?

It doesn’t belong to the member states of the Security Council to comment on problems which are internal to the DPKO. The general said that he was resigning on personal basis, what is reassuring for us is the commitment given by Mr Alain Le Roy that a new commander will be placed as soon as possible, perhaps in the next days. For the moment, there is an acting force commander, and there is coherence on the ground that this is what is important.

Does France consider sending troops to help the UN peacekeepers, that’s what Alan Doss said, he said that it does not need to be through the UN system, if some countries are willing to provide troops.

We think that MONUC is in the position to stop this offensive. That’s very clear, we trust MONUC for the moment. So the discussion on the reinforcement of the force, including by calling on some kind of international force or contingents, the discussion has started. I cannot give the answer right now but there are some discussion all over the planet I think.

Alan Doss said it was urgent ?

For the moment, what is important is the fact that the Security Council by itself shows some unity in the support and the condemnation of Laurent Nkunda and action in supporting the MONUC on the ground. we will have to think about, as soon as possible on the need of reinforcing MONUC. This is obvious.

This is obvious that it will go fast, I have just called my minister a few minutes ago, and I can tell you it is on the mind of every minister of the planet, especially from Africa and the Europeans of course.

Monsieur l’Ambassadeur, compte tenu de la gravité de la situation sur le terrain, est ce que la MONUC a les moyens de protéger des réfugiés qui affluent en nombre ?

Nous espérons que la MONUC a encore les moyens de le faire, et c’est pour ça aussi que nous demandons à Laurent Nkunda d’arrêter évidemment d’attaquer à la fois les forces armées de la République démocratique du Congo, d’attaquer la MONUC et d’attaquer les populations civiles. Pour l’instant nous pensons que la MONUC en a encore les moyens, mais ça va devenir très difficile, si l’attaque continue.

Are UN troops moved from other parts of the Congo, into eastern Congo ?

I don’t know exactly but the response is that they are moving troops right now and that they are looking how to reinforce that but the capacity of reinforcement in the country are no unlimited of course.

Thank you very much./.



Bookmark and Share
Bookmark and Share
Rss
Organisation des Nations Unies Présidence de la République France Diplomatie La France à l'Office des Nations Unies à Genève Union Européenne Première réunion de l'ONU