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20 septembre 2011 - Réunion ministérielle du G8 - Conférence de presse de M. Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes

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M. Alain Juppé - Réunion ministérielle du G8 - New York - 20 septembre 2011 - MAEE Photo/ F. de la Mure


Mesdames et messieurs,


Je suis heureux de vous accueillir en compagnie de mes collègues d’Egypte, de Jordanie, du Maroc, de Tunisie et de Libye. Nous venons de tenir la réunion du Partenariat de Deauville qui a été particulièrement fructueuse et positive. Elle a surtout démontré la volonté de tous les partenaires de s’engager résolument dans ce partenariat.


Pour nous, aujourd’hui, la priorité est claire : il faut aider les pays qui se sont engagés dans des réformes économiques et politiques profondes à réussir ces réformes. Ces pays, je les ai cités à l’instant, la Tunisie, l’Egypte, le Maroc, la Jordanie et désormais la Libye, enfin libérée du joug du colonel Kadhafi.


Ce partenariat de Deauville a été lancé lors du dernier sommet du G8, à Deauville précisément, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Les chefs d’Etat ont jeté les bases de ce partenariat. Les ministres des finances et les institutions financières ont défini une enveloppe à la hauteur des enjeux pour la période 2011-2013. Au total, à l’heure actuelle, nous sommes parvenus à mobiliser environ 80 milliards de dollars dans le cadre de ce partenariat, dont 38 milliards de dollars pour les institutions financières internationales et des participations bilatérales extrêmement importantes. Ce montant peut être appelé à croître dans les mois qui viennent. Pour ce qui est de la France, l’effort passe de 1,1 milliards d’euros à 2,7 milliards pour la même période, c’est-à-dire environ 3,7 milliards de dollars aujourd’hui.


Il nous revenait à nous, ministres des Affaires étrangères du G8, avec nos partenaires des pays arabes, avec les Nations unies, avec les autres organisations internationales, de définir le cadre opérationnel et politique de ce partenariat. C’est aujourd’hui chose faite dans une déclaration qui vient d’être adoptée à l’unanimité par l’ensemble des partenaires présents.


Nous avons voulu affirmé que ce partenariat peut être à la fois authentique, global et immédiatement opérationnel.


Authentique, je veux dire par là que la transition et les réformes doivent être portées par les pays de la région qui sont nos partenaires. C’est leur révolution, leur transition et c’est à eux, bien entendu d’en définir les modalités et les plans d’action. Nous ne souhaitons pas imposer les recettes, nous ne sommes pas venus donner des leçons, nous sommes venus vous écouter et voir comment nous pouvons répondre à vos demandes. Le président Sarkozy l’a redit avec force à Benghazi aux jeunes Libyens. C’est tout le sens des plans d’action détaillés qui nous ont été présentés par la Tunisie, le Maroc, l’Egypte, la Jordanie et bientôt par la Libye.


Partenariat global parce qu’il doit porter à la fois sur la modernisation économique mais aussi sur les réformes politiques qui doivent marcher d’un même pas - par exemple, la consolidation de l’Etat de droit. Nous parlons de programmes d’aide à la formation des juges, à la formation des journalistes ou encore de programmes d’aide aux processus électoraux. Le partenariat développera et renouvèlera le dialogue que les gouvernements entretiennent avec la société civile dans le cadre du Forum pour l’avenir. Je voudrais d’ailleurs à préciser que je co-présiderai avec le ministre des Affaires étrangères Koweitien, Sheikh Mohammed El Sabah, la prochaine réunion de ce forum le 21 et le 22 novembre prochains à Koweït.


Enfin, ce partenariat doit être immédiatement opérationnel. Nous ne nous contentons pas d’effets d’annonce, nous souhaitons que les plans d’action se concrétisent le plus vite possible. Je voudrais par exemple citer les 85 millions d’euros que la France à d’ores et déjà décaissés. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont quant à elles versées 500 millions de dollars. Je voudrais aussi agir sur la durée. Ceci a été dit à plusieurs reprises et c’est notre responsabilité à nous ministres des Affaires étrangères d’assurer avec le soutien des ministres des Finances le suivi de cette opération et bien entendu, nous comptons sur la présidence américaine du G8 qui va prendre la suite de la présidence française pour assurer la continuité du Partenariat de Deauville. Mme Hilary Clinton qui a participé à notre réunion s’est évidemment engagé en ce sens. Nous pourrons faire un nouveau point d’étape d’ici la fin de l’année par exemple en marge du Forum pour l’avenir dont je viens de parler.


Voilà les quelques réflexions que je voulais faire pour résumer nos travaux de cet après-midi.



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