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5 juillet 2012 - Conseil de sécurité - Mali - Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

En français et en anglais


La France avait présenté un projet de résolution sur la situation au Mali et salue l’adoption de la résolution 2056, placée sous le chapitre sept. Comme vous le savez, le Mali et plus largement le Sahel sont aujourd’hui plongés dans une crise d’une extrême gravité, qui porte atteinte à la sécurité des populations, accentue la crise humanitaire dans la région, accroit la menace terroriste, et désormais, nous le voyons à Tombouctou, porte atteinte au patrimoine mondial. La résolution 2056 que nous venons de voter n’est qu’une première étape. Elle fixe le cadre d’une solution politique globale au Mali et témoigne donc de la mobilisation de la communauté internationale comme l’avait demandé la France.

Ce qui essentiel dans ce texte c’est l’expression d’un soutien aux efforts de la CEDEAO et de l’Union Africaine et de tous les autres partenaires engagés dans la résolution de la crise. La résolution fixe clairement ses attentes pour avancer dans la mise en œuvre de la transition à Bamako. Elle rappelle l’intégrité territoriale du Mali, elle appelle tous les Etats à coordonner leurs efforts pour lutter contre le terrorisme.

La résolution 2056 est placée sous chapitre sept et le Conseil se déclare donc prêt à examiner la demande de la CEDEAO et de l’Union Africaine et à autoriser, le moment venu, le déploiement d’une force de stabilisation au Mali dès que le Conseil aura reçu les informations complémentaires sur les objectifs et les moyens d’une telle force. Nous avons entendu au Conseil une représentante de la CEDEAO qui nous a dit que cette organisation se préparait à demander au Conseil de sécurité les autorisations nécessaires avec les informations que le Conseil a demandées.

Cette résolution prouve, si c’était nécessaire, non seulement la mobilisation de la France mais aussi celle du Conseil de sécurité pour aider le Mali, la CEDEAO et l’Union Africaine à mettre en œuvre, dès aujourd’hui, les politiques de la résolution et au-delà à progresser pour une solution globale de la crise malienne.

Je vous remercie

Q : In France view, how will the resources work for the second resolution, will this be a UN funded mission as the one in Somalia ?

ECOWAS announced today in a very clear way that, in the coming days, they are going to prepare the concept of operations and the official request to the UN Security Council for an operation in Mali. We are to wait for this request. The ECOWAS representative told us that there will be some financial aspects, so we will have to discuss it. As you know, in the case of AMISOM in Somalia they are several parties interested in financing the operation so we can think not only of the UN, there is also the European Union, they are also bilateral supports. The financial aspect will be obviously something very important. The operation, in budgetary terms, could be a heavy operation and it’s legitimate that the ECOWAS made a financial request.

Q : Do you think the mission should be in the entirety of Mali, do you think it should have a police component and should it have a human rights monitoring ?

We are not going to give a carte blanche to ECOWAS to whatever ECOWAS is going to do but first we have to get the concept of the operation and the political strategy of the ECOWAS. This resolution is the evidence that we are going to greet it in a very positive manner. We have expressed our strong political will to support the ECOWAS. The initiative has to come from our African friends, from the ECOWAS and the African Union. The Security Council will have to examine it.

En savoir plus sur le Mali.



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