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10 avril 2012 - Assemblée générale - Réforme du Conseil de sécurité - Intervention de M. Martin Briens, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations Unies

Monsieur le Président,

La poursuite du 8e cycle des négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité nous a permis d’entendre, ce jour, la position africaine présentée par le Comité des Dix (C10), que nous remercions pour son introduction. Après les séances consacrées respectivement aux propositions du G4, du groupe Unis pour le Consensus, du L69, nous continuons sur la voie de l’approche interactive que vous avez souhaitée, Monsieur le Président, et nous vous en sommes reconnaissants.

Permettez-moi également de remercier ici le Président de l’Assemblée générale pour l’organisation de la retraite tenue il y a dix jours, nouveau témoignage de ses efforts constants pour dynamiser le processus en vue de l’engagement de véritables négociations sur la question de la réforme du Conseil.

Monsieur le Président,

La France croit depuis longtemps en la nécessité de définir un Conseil qui reflète mieux les réalités du monde actuel, et qui, en tant qu’organe principal en charge du maintien de la paix et de la sécurité internationales, conserve sa capacité à agir et à relever les défis de sécurité qui se posent aujourd’hui.

Pour cela, dans le cadre d’un élargissement raisonnable, il faudra donner toute leur place à ceux qui manifestent à la fois la volonté et la capacité d’assumer la responsabilité d’une présence permanente au Conseil de sécurité et qui, conformément à la Charte des Nations Unies, sont en mesure d’apporter une contribution appréciable à l’action du Conseil au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Monsieur le Président,

Cette position générale se décline, vous le savez, selon les deux axes suivants :
— d’une part, la France soutient une présence plus importante des pays africains au Conseil de sécurité, en particulier parmi les membres permanents – sachant que, pour nous, la question de la représentation d’un pays arabe se pose aussi ;
— d’autre part, la France soutient un élargissement dans les deux catégories de membres.

Cette position est compatible avec la proposition du G4, telle qu’exposée en janvier dernier. Je le redis ici, la France appuie le G4 et son initiative.

Monsieur le Président,

Nous sommes maintenant dans vos mains. Nous avons sur la table : des initiatives utiles déposées par des Etats membres ou des groupes ; votre texte de compilation, qui mériterait d’être rationalisé ; des options pour une voie intérimaire de réforme ; et des suggestions faites lors de la retraite organisée par le Président de l’Assemblée générale, comme celle du sondage évoquée aujourd’hui par le G4.

Nous sommes prêts à explorer toutes ces voies sous votre égide, avec les Etats membres, dont la grande majorité est disposée à travailler concrètement à cette réforme de manière honnête et transparente.

Que les options choisies soient à caractère définitif ou intérimaire, dans la ligne des propositions portées par le Royaume-Uni et la France depuis 2008, vous pouvez être assuré, une nouvelle fois, de notre soutien aux travaux nécessaires pour amorcer, enfin, les négociations tant attendues.

Je vous remercie, Monsieur le Président.



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