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17 octobre 2011 - Assemblée générale
Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

De la pauvreté à la viabilité : les personnes au centre d’un développement sans exclusion

Journée internationale pour l’éradication de la pauvreté - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies - 17 octobre 2011 - Photo/France Onu - Asrar Yassin Mohamed Retour à la table des matières


Mesdames, Messieurs,

La célébration de la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté est un événement auquel la France attache une importance particulière. C’est un événement auquel nous participons chaque année. Je remercie le Secrétariat ainsi que mon collègue Michel Kafando, l’ambassadeur du Burkina Faso qui co-parraine avec nous cette manifestation.

Je crois que nous devons plus particulièrement rendre hommage aux responsables et à tous les militants de ATD Quart-Monde. Ils font un remarquable travail pour réintégrer dans la société les plus défavorisés. Ils perpétuent en cela la mémoire du Père Joseph Wrezinski, fondateur du mouvement ATD Quart-Monde, qui est à l’origine de l’appel lancé le 17 octobre 1987 sur la place du Trocadéro à Paris pour lutter contre la misère.

Le 17 octobre, à travers le monde, nous cherchons à rendre hommage aux plus démunis, à tourner notre regard vers eux. C’est aussi une journée où nous écoutons les propositions dont ils souhaitent nous faire part. A cet égard, je salue la présence à nos côtés, aujourd’hui, de personnes venues d’horizons différents pour porter leur témoignage sur l’extrême pauvreté. Je me réjouis que cette journée soit l’occasion de rencontrer ceux qui luttent au quotidien contre la misère et l’exclusion.

D’un point de vue politique, la nécessité de veiller à ce que nos politiques de développement durable préviennent l’exclusion sociale est le thème de cette journée.

L’éradication de la pauvreté est le premier des objectifs du Millénaire pour le développement. Certes des progrès ont été enregistrés notamment en Asie, mais aujourd’hui ces progrès sont menacés par la crise économique et financière qui frappe le monde entier et qui ne frappe pas seulement les pays en voie de développement mais aussi nos propres sociétés développées.

Dans ce contexte, il est évident que la présidence française du G20 devait s’attaquer à cet aspect particulier des problèmes qui frappent le monde. Plusieurs des priorités de la présidence française du G20 sont en relation directe avec la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. La réforme de la gouvernance financière internationale et le renforcement de la régulation devraient y contribuer.

Il nous faut également agir pour le développement. La Présidence française s’attache donc à soutenir le développement des infrastructures et assurer la sécurité alimentaire dans les pays les plus vulnérables. Elle s’efforce par ailleurs de porter au G20 le débat sur le financement du développement, au travers des financements innovants.

Lutter contre la volatilité des prix des matières premières ensuite. La France souhaite trouver des solutions collectives pour réduire la volatilité excessive des prix des matières premières, notamment énergétiques et agricoles, volatilité qui pèse sur la croissance mondiale et, tout particulièrement, aggrave la situation des populations qui vivent dans l’extrême pauvreté.

Soutenir l’emploi et renforcer la dimension sociale de la mondialisation, enfin : La Présidence française du G20 voudrait avancer sur quatre objectifs prioritaires dans ce domaine : l’emploi, notamment des jeunes et des plus vulnérables ; la consolidation du socle de protection sociale, c’est-à-dire la création d’un socle minimum de protection sociale pour l’ensemble de l’humanité ; le respect des droits sociaux et du travail ; et une meilleure cohérence de l’action de l’ensemble des organisations internationales dans ce domaine.

Au fond, le message qui nous est adressé aujourd’hui et que la France essaye de relever avec ses moyens limités est qu’il est important, plus que jamais, non seulement d’agir, mais également de coordonner les efforts de tous ceux qui travaillent ensemble : ONG, gouvernements, individus… pour construire à travers l’éradication de la pauvreté un monde plus équilibré, plus juste et plus inclusif.


Je vous remercie.



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