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2 mars 2011 - Assemblée générale - Réunion informelle de la plénière - Réforme du Conseil de sécurité - Intervention de M. Martin Briens, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

Monsieur le Président,

Nous tenons aujourd’hui la première réunion du 7e cycle des négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité. Je souhaite vous remercier, pour l’organisation de cette réunion, mais aussi pour le chemin parcouru depuis que quelque 140 Etats membres ont lancé, il y a plus d’un an, un appel à la négociation sur la base d’un texte.

Vous avez répondu à cette demande en mai dernier, et avez fait progresser le processus dans le cadre qui vous avait été assigné par l’Assemblée générale.

La troisième version du document de compilation de toutes les positions des Etats membres que vous nous présentez aujourd’hui constitue une avancée indéniable vers de vraies négociations.

Ce texte possède désormais une structure plus proche d’un document de négociation, la table des matières que vous incluez dans votre présentation constituant à cet égard un outil utile.

Nous lançons dans ce contexte un appel à accélérer le processus que vous portez depuis plus de deux ans. Cela fait trop longtemps - 17 ans - que de nombreux Etats membres affirment, comme la France, qu’il est urgent de réformer le Conseil de sécurité. Qui peut dire qu’il n’est pas d’accord de rendre cet organe essentiel encore plus représentatif et efficace, en préservant sa capacité à prendre les mesures nécessaires pour faire face aux problèmes de sécurité du monde actuel ? Alors que le Conseil de sécurité doit prendre, en une période de bouleversements, des décisions historiques, comme en témoigne l’adoption unanime de la résolution 1970, la réforme peut-elle attendre ?

La France réitère sa position favorable à l’élargissement dans les deux catégories de membres et son soutien à la présence parmi les membres permanents de l’Allemagne, du Brésil, de l’Inde et du Japon, ainsi qu’à une représentation des pays Africains. Il se pose aussi la question de la représentation d’un pays arabe.

La réforme du Conseil doit tenir compte de l’émergence des nouvelles puissances qui ont la volonté d’assumer la responsabilité d’une présence permanente au Conseil de sécurité et qui sont, conformément à la Charte des Nations unies, en mesure d’apporter une contribution importante à l’action du Conseil au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Monsieur le Président,

Il faut maintenant que s’engage un vrai dialogue entre les délégations.

Comme l’a dit le Président Sarkozy lors du Sommet de l’Union Africaine, une impulsion décisive peut et doit être donnée au processus d’ici à la fin de l’année.

Pour cela, les Etats membres doivent contribuer constructivement au débat, soit dans la perspective de réformer le Conseil immédiatement ; soit dans l’optique d’une réforme définitive d’ici à quelques années, après une période de transition, en gardant à l’esprit toutes les positions exprimées jusqu’ici.

Monsieur le Président,

La France est prête à vous apporter toute sa contribution et son soutien dans ce cadre. Nous nous tenons prêts également à participer constructivement aux réflexions que des Etats pourraient lancer avec l’objectif de faire avancer les choses, dans le cadre d’un processus ouvert et transparent, guidé par la volonté de procéder enfin à la réforme tant attendue du Conseil de sécurité.

Je vous remercie.



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