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3 septembre 2009 - Assemblée générale : réforme du Conseil de sécurité - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité

Réforme intérimaire

Monsieur le Président,

La délégation française vous remercie d’avoir organisé cette réunion importante de nos négociations sur la réforme du Conseil de sécurité conformément à votre lettre du 12 aout dernier.

La réforme du Conseil de sécurité est essentielle pour le rendre plus représentatif du monde d’aujourd’hui tout en préservant sa capacité à prendre les mesures nécessaires pour faire face aux problèmes de sécurité qui se posent au XXIème siècle.

Nous nous réjouissons du lancement officiel des négociations intergouvernementales le 19 février dernier. Les travaux menés sous votre présidence ont permis de passer en revue les principales questions liées à la réforme du Conseil.

Comme vous le savez, nous sommes favorables à un élargissement dans les deux catégories de membres. Nous soutenons l’accession à un siège de membre permanent de l’Allemagne, du Brésil, de l’Inde et du Japon. Nous appuyons également une présence plus importante des pays africains au Conseil de sécurité notamment parmi les membres permanents. Se pose également la question de la présence d’un pays arabe parmi les membres permanents du Conseil de sécurité.

Comme les débats au cours de l’année l’ont montré, les risques de blocage de la réforme du Conseil de sécurité demeurent.

Afin d’éviter l’enlisement et d’aboutir sûrement à une réforme, nous soutenons l’option pragmatique d’une réforme intérimaire, comme le Président de la République l’a proposé avec le Premier ministre britannique, le 27 mars 2008 puis à nouveau le 6 juillet dernier.

La réforme intérimaire pourrait prévoir une nouvelle catégorie de sièges avec un mandat plus long que celui des membres actuellement élus. A l’issue de cette phase intérimaire, il pourrait être décidé de transformer ces nouveaux sièges en sièges permanents. Une telle solution permettrait d’expérimenter pendant une phase intérimaire les paramètres d’une réforme du Conseil de sécurité.

Nous nous réjouissons, de ce point de vue, que la solution intérimaire jouisse d’un intérêt et d’une soutien croissants parmi les délégations, comme l’ont montré les négociations menées depuis février dernier. L’organisation aujourd’hui d’une réunion spécifique consacrée à la réforme intérimaire en est une preuve nouvelle.

Comme le Président de la République et le Premier ministre britannique l’ont indiqué conjointement, nous nous tenons prêts à travailler avec tous nos partenaires pour définir les paramètres de cette réforme intérimaire. Nous devrons notamment réfléchir à la durée de la période intérimaire, à la taille et à la composition du Conseil pendant la période intérimaire, aux modalités d’entrée en vigueur et d’approbation définitive de la réforme intérimaire.

Nous souhaitons que la solution intérimaire fasse l’objet d’un examen approfondi lors de la 64ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, au cours de laquelle nous espérons des progrès significatifs.

Afin de faire aboutir la réforme du Conseil de sécurité, nous devrons tous faire preuve de flexibilité. Comme le Président de la République l’a souligné, la France entend s’engager avec détermination et au plus haut niveau en ce sens.

Je compte sur vous, Monsieur le Président, pour prendre en compte les éléments que je viens de souligner pour que nous puissions, ensemble, progresser rapidement dans nos négociations.

Je vous remercie./.



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