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6 mai 2010 - Assemblée générale - 65e anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale - Intervention de M. Nicolas de Rivière, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

Madame la Présidente,

Je m’associe à la déclaration qui a été prononcée par la délégation européenne.

Il y a 65 ans, la paix l’emportait enfin à l’issue de l’un des plus sanglants conflits de l’histoire des hommes. Nous sommes réunis aujourd’hui pour honorer la mémoire de toutes les victimes de cette guerre tellement destructrice et pour rendre hommage à tous ceux, illustres ou inconnus, qui ont combattu et triomphé pour la liberté dans le monde.

Ce rassemblement est l’occasion de rappeler notre volonté commune de lutter contre toutes les idéologies basées sur la haine, la xénophobie, l’intolérance, le racisme, l’antisémitisme, et plus généralement contre toutes les formes actuelles d’exclusion.

Il y a 65 ans naissait un nouvel espoir pour l’Europe mais aussi pour le monde. La création de l’Organisation des Nations Unies fut la concrétisation de l’espoir commun d’un monde meilleur en jetant les bases d’une véritable sécurité collective. En réaffirmant " l’égalité souveraine de tous ses membres ", la charte des Nations Unies répondait à une aspiration profonde des peuples et des gouvernements. L’achèvement de la décolonisation a placé tous les peuples sur un pied d’égalité, et aujourd’hui, les droits de l’homme, la démocratie, l’état de droit sont reconnus comme les clefs de voûte nécessaires.

Dans ce contexte, l’Europe a montré et montre encore un exemple remarquable de coopération entre des peuples jadis adversaires. Les Européens ont pris la résolution de ne plus jamais être en guerre les uns contre les autres. L’Europe, élargie et entretenant avec la Russie une relation de confiance, emploie son influence et ses forces à faire progresser la paix et l’équilibre.

Mais le monde continue de changer et nous ne devons pas nous reposer sur l’illusion que la stabilité mondiale est désormais assurée. Outre la résurgence de conflits interétatiques, de nouvelles menaces se sont fait jour. Le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive, la multiplication des catastrophes naturelles, mais aussi la grande pauvreté qui affecte encore trop de pays, les grandes pandémies, les atteintes à l’environnement, la criminalité organisée, sont des menaces bien réelles qu’il apparaît encore difficile de gérer, notamment dans le cadre des Nations unies qui n’a pas été prévu pour cela. Ces menaces sont devenues des sujets de préoccupation majeure, d’autant qu’elles se conjuguent aux conflits non résolus, aux tensions régionales ou aux déchirures internes qui se perpétuent.

Si nous voulons rester vraiment fidèles à la mémoire des victimes et des héros de la Seconde Guerre mondiale, nous devons mettre à présent toute notre énergie à la réalisation des idéaux de la Charte des Nations Unies. Il n’y a de réponse réaliste aux grandes menaces anciennes et nouvelles que dans un cadre multilatéral. 65 ans après, il nous incombe toujours d’honorer les promesses qui ont fait naître l’espoir dans les décombres d’un conflit effroyable.

Je vous remercie./.



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