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11 juillet 2005 - Question de la représentation équitable au Conseil de sécurité et de l’augmentation du nombre de ses membres et questions connexes : projet de résolution (A/59/L.64) : Intervention de M. Jean-Marc de la Sablière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Monsieur le Président,

Ma Délégation vous remercie d’avoir bien voulu organiser le débat qui s’ouvre aujourd’hui sur la réforme du Conseil de sécurité.

Ce débat, nous semble-t-il, intervient au bon moment. Et cela pour au moins deux raisons.

D’abord, cela fait déjà plusieurs années que notre organisation examine la question de l’élargissement du Conseil. Toutes les pierres ont été maintenant retournées, notamment depuis les intenses consultations provoquées entre nous à partir de l’été dernier par le rapport du panel de haut niveau. Chacun sait, comme l’a dit le Secrétaire général, que l’heure est venue de conclure.

Et cela d’autant plus que nous nous approchons de la phase finale de la préparation du Sommet de septembre. Grâce à l’effort intense de travail collectif de cette Assemblée, sous votre autorité, nos chefs d’état et de gouvernement devraient être en mesure d’adopter ici en septembre dans tous les domaines - développement, sécurité, droits de l’Homme, structures et gestion de notre organisation - des actions qui vont profondément renouveler, nous l’espérons, la physionomie des Nations Unies.

Or, il va de soi que la réforme du Conseil de sécurité constitue un élément important de la réforme globale des Nations Unies. Nul n’ignore le rôle primordial qui incombe au Conseil de sécurité en matière de paix et de sécurité. Ce rôle va d’ailleurs croissant. Il s’exerce à vrai dire, que l’on y songe en regardant la liste des crises à l’ordre du jour du Conseil, essentiellement au bénéfice des régions ou des pays - ou des populations - les plus fragiles et les plus vulnérables.

Il est donc indispensable de renforcer l’efficacité du Conseil de sécurité en faisant en sorte que sa composition reflète davantage les réalités du monde d’aujourd’hui.

Monsieur le Président,

Pour atteindre cet objectif, la France soutient depuis le début que le Conseil de sécurité doit être élargi dans les deux catégories de membres, permanents et non permanents. Il faut en effet étendre le nombre des permanents à d’autres puissances qui sont en mesure d’apporter une contribution majeure à la paix et à la sécurité du monde. Il faut aussi mettre en place, conformément à la Charte, s’agissant des non permanents, une bonne représentation géographique. Il faut enfin assurer une représentation équitable à l’Afrique, y compris s’agissant de la catégorie des membres permanents - l’Afrique qui si heureusement, à travers ses organisations régionales, a su nouer un partenariat fructueux, pour la gestion de ses crises, avec le Conseil de sécurité.

Quatre pays - Allemagne, Brésil, Inde, Japon - dont d’ailleurs nous appuyons les aspirations individuelles, ont introduit un projet de résolution. Ce projet répond tout à fait aux différents impératifs que je viens d’évoquer. Il est d’ailleurs, comme chacun le sait, le résultat de consultations longues et approfondies. J’ajoute un élément évidemment essentiel : sur des questions sensibles, y compris celle du droit de veto, ce projet de résolution comporte des dispositions qui conviennent, car elles sont dépourvues d’ambiguïté ; c’est sur cette base d’ailleurs que la France y apporte son co-parrainage.

Monsieur le Président,

Je formule le vœu que ce projet de résolution puisse recueillir un très large accord lorsque ses principaux auteurs souhaiteront le mettre aux voix.

Je vous remercie de votre attention./.



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