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17 octobre 2005 - Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté : Intervention de presse de M. Jean-Marc de la Sablière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire Général, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Je suis particulièrement heureux d’être parmi vous aujourd’hui pour célébrer la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Je salue les responsables et militants du mouvement ATD Quart Monde sans lesquels cette célébration n’aurait pas lieu. J’associe à ces remerciements l’Ambassadeur KAFANDO qui co-parraine avec nous la cérémonie.

C’est la troisième fois que je participe à cette célébration. C’est pour moi, à chaque fois, un moment privilégié. Le 17 octobre est une journée au cours de laquelle, partout à travers le monde, nous cherchons à rendre hommage aux plus pauvres, à les écouter, à les intégrer dans notre action quotidienne. A ce moment précis, nous saluons à travers ces personnes la dignité, la grandeur de chaque homme. Le 17 octobre nous ne réduisons pas les plus pauvres à leurs difficultés. Nous tournons notre regard vers le courage dont elles font preuve quotidiennement. Je me réjouis de la présence à nos côtés aujourd’hui de personnes venues du monde entier porter le témoignage de l’extrême pauvreté. Je salue la décision du Secrétaire Général de les recevoir.

Le 17 octobre constitue aussi pour les Gouvernements du monde entier et pour les Nations Unies une occasion supplémentaire de renouveler avec force leur engagement en faveur de la lutte contre la misère.

L’engagement de la France, au sein des Nations Unies, reste entier.

La réduction de la pauvreté est, vous le savez, le premier des objectifs du Millénaire pour le développement. Je suis particulièrement heureux que cet objectif ait été réaffirmé avec force lors du sommet de New York et que des engagements très importants aient été pris pour pouvoir l’atteindre. Les objectifs du Millénaire, les résultats des grandes Conférences ainsi que la déclaration adoptée le 16 septembre dernier nous obligent.

Mais la misère absolue n’est pas seulement un problème économique ou de développement ; elle touche les pays dits développés comme les pays moins avancés. La croissance, le plein emploi favorisent la réduction de la misère mais ils ne suffisent pas à son éradication. L’extrême pauvreté constitue un problème singulier qui mérite une attention particulière.

La misère absolue est un obstacle à l’exercice intégral et effectif des droits de l’homme. L’exercice de ces droits, le développement et la sécurité sont intimement liés et se renforcent mutuellement. C’est un des messages du Secrétaire Général qu’ont retenus les Chefs d’Etat et de gouvernement lors de leur réunion à New York du 14 au 16 septembre dernier. C’est un message très fort : il ne saurait y avoir de développement sans sécurité, de sécurité sans développement ; et il ne peut y avoir ni sécurité ni développement sans respect des droits de l’homme. L’accès des plus pauvres à ces droits n’est donc pas une charité bien ordonnée ; c’est notre intérêt bien compris.

Soyez assuré que dans mon action quotidienne, au nom de la France, je m’attache à ne jamais perdre du regard les plus pauvres, les plus vulnérables. La réforme des Nations Unies notamment doit les servir.

Je vous remercie.



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