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27 octobre 1999 - Coopération entre les Nations unies et l’Union interparlementaire : Intervention de M. le Sénateur Del Picchia

Monsieur le Président,

Il m’est agréable de m’exprimer devant vous, au nom de la délégation française, sur notre point d’ordre du jour : la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et l’Union interparlementaire.

Notre délégation salue, à cette occasion, le rapport présenté par le Secrétaire général sur la base de la résolution 53/13 de l’Assemblée générale en date du 28 octobre 1998 et qui rappelle de manière exhaustive le bilan des activités éxecutées et des résolutions adoptées par l’Union interparlementaire en appui, coordonné et efficace, des travaux de l’Organisation des Nations Unies dans ses grands domaines de compétence que sont notamment, la paix et la sécurité, les droits de l’Homme et le développement économique et social.

La France a parrainé la résolution présentée cette année par l’Inde.

Nous n’avons pas de doute que cette résolution sera adoptée, une nouvelle fois, par consensus.

Monsieur le Président,

La France salue les travaux efficaces conduits au sein du Comité de préparation de la Conférence des Présidents des Parlements nationaux laquelle se tiendra à New York, au siège des Nations Unies du 30 août au 1er septembre 2000, à l’occasion de l’Assemblée du Millénaire.

Je suis en mesure de vous annoncer que la France y sera représentée à son plus haut niveau des deux Assemblées.

Les sections française et britannique de l’UIP travaillent d’ailleurs en commun sur un projet de déclaration concernant plus particulièrement une charte de refondation de l’Union.

Notre délégation se félicite à cet égard de ce que le projet de résolution prévoit la possibilité d’une présentation des résultats de la Conférence des Présidents lors de la cinquante-cinquième session de l’Assemblée générale.

Monsieur le Président,

Les liens étroits de coopération tissés de manière chaque année plus approfondie et étendue entre l’Organisation des Nations Unies et l’Union interparlementaire sont exemplaires d’une certaine conception des relations internationales au seuil de ce nouveau millénaire.

Dois-je rappeler que c’est un député français, M. Frédéric Passy, qui en 1889, avec un député britannique, eut l’idée de créer cette organisation destinée, déjà, à agir au service des idéaux de paix entre les peuples et les nations.

Cette coopération est fondée sur l’idée que les recommandations énoncées, les mesures prises et les normes édictées au nom de l’Organisation des Nations Unies doivent être reconnues, comprises et mises en oeuvre par les représentants élus des peuples qui composent la société des Nations.

Inversement, cette coopération est aussi fondée sur l’idée que soit donnée aux représentants des Nations l’occasion d’instruire l’ONU des attentes et des aspirations des hommes et des femmes qu’ils représentent.

En un mot il faut, dans un monde devenu plus interdépendant et global, que les Parlements nationaux puissent se faire entendre de l’Organisation des Nations Unies et que ces dernières informent au plus proche des citoyens et des populations des mesures qu’elles prennent et des objectifs qu’elles poursuivent.

L’Union interparlementaire joue de ce fait un rôle irremplaçable de relais, au niveau national, des grands débats qui ont lieu sur la scène mondiale, facilitant ainsi notamment les procédures nationales de ratification des traités négociés au niveau international.

De manière concrète la France salue le récent accord de coopération signé entre l’Organisation internationale du travail en mai dernier et l’Union interparlementaire et le memorandum conclu en juillet avec le Haut Commissariat aux droits de l’Homme qui illustrent ces liens de coopérations concrètes.

La France, par le biais de ses deux Assemblées, prend naturellement une part très active aux travaux de l’Union interparlementaire.

Paris a ainsi accueilli en décembre 1998, à l’initiative du Gouvernement français et de l’UNESCO, et en présence de l’Union interparlementaire, les manifestations organisées pour le cinquantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Mon pays accueillera également à Marseille du 30 mars au 3 avril 2000 la dernière réunion thématique qui préparera la troisième Conférence interparlementaire sur la sécurité et la coopération en Méditerranée. Cette réunion s’ouvrira par une réunion des femmes parlementaires.

La France à participé à la 100ème conférence de Moscou en septembre 1998 chargée d’élaborer une résolution pressant les gouvernements de ratifier la Convention d’Ottawa.

Monsieur le Président,

La France se réjouit des résultats de la coopération entre l’Union parlementaire et l’Organisation des Nations Unies.

Le droit international humanitaire, le modèle économique et financier mondial, le droit des minorités au sein d’un Etat sont quelques uns des sujets qui sont au centre des réflexions du groupe français au sein de l’UIP.

L’Assemblée nationale et le Sénat français, les cinquante sénateurs et les cinquante députés qui représentent la France, souscrivent pleinement aux objectifs de cette coopération et se félicitent de ses progrès et de son approfondissement.

Ses représentants tiennent à coeur de donner aux travaux qui accompagnent et prolongent les initiatives des Nations Unies le retentissement nécessaire à leur diffusion et à la bonne application de leurs recommandations.

La France juge que l’assistance technique parlementaire, en appui des programmes internationaux lancés sous les auspices des Nations Unies, ou bien à l’initiative de ses Assemblées pour défricher de nouveaux champs normatifs, représente une forme nouvelle, moderne et adaptée de ces nouvelles coopérations internationales à l’aube du siècle nouveau.

Je vous remercie.



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