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8 mars 2005 -Adoption de la Déclaration sur la Convention internationale contre le clonage des êtres humains à des fins de reproduction - Explication de vote la France : Intervention de Mme Brigitte Collet, Conseillère juridique de la mission permanente de la France auprès des Nations unies

La France regrette l’échec des tentatives de recherche d’un consensus.

Nous sommes en effet convaincus qu’existe un consensus clair en faveur de la prohibition du clonage d’êtres humains à des fins de reproduction.

Les débats de ces trois dernières années ont en revanche mis en évidence les divergences qui existaient entre Etats s’agissant du clonage thérapeutique et de la recherche sur l’embryon. Ces divergences justifient a posteriori l’esprit de l’initiative franco-allemande.

Mon pays reste persuadé que face à la menace d’expérimentations dangereuses, portant atteinte à la dignité humaine, il est impératif d’interdire d’urgence le clonage reproductif. Mais il ne peut soutenir les tentatives visant à assimiler toutes les formes de clonage. La législation très restrictive dont il s’est récemment doté prévoit ainsi des régimes distincts pour les diverses formes de clonage et la recherche.

Pour ces raisons, la France a voté contre le projet de Déclaration.

Nous regrettons l’incapacité de cette assemblée à adresser un message universel sur une question aussi vitale.

La France reste cependant déterminée à contribuer aux progrès en matière de bioéthique et de droits de l’homme. Ainsi, entend-elle jouer un rôle actif en faveur d’un instrument relatif à des normes universelles en matière de bioéthique.



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