Twitter Facebook Flickr Youtube RSS Share

15 octobre 2008 - Activités opérationnelles de développement du système des Nations unies

Intervention prononcée par M. Philippe DELACROIX Secrétaire général de la Présidence française de l’Union Européenne à New York

Madame la Présidente,

J’ai l’honneur de prendre la parole au nom de l’Union européenne.

La Turquie et l’ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l’Albanie et le Monténégro, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, ainsi que l’Ukraine, la République de Moldavie et l’Arménie se rallient à la présente déclaration.

Cette déclaration complète les premiers éléments présentés en Juillet 2008, au cours du segment de l’ECOSOC relatif aux activités opérationnelles.

1/ Rapport sur les Incidences de la synchronisation des cycles de planification stratégique des fonds et programmes des Nations Unies avec l’examen complet des activités opérationnelles de développement

L’Union européenne remercie le Secrétaire général pour son rapport sur les incidences de la synchronisation des cycles de planification stratégique des fonds et programmes des Nations Unies avec l’examen complet des activités opérationnelles de développement (A/63/207).

Ce rapport, qui répond à la demande formulée dans la résolution relative à l’examen triennal complet des activités opérationnelles (A/RES/62/208), présente des options précieuses visant à synchroniser les cycles de planification des fonds et programmes des Nations Unies et celui de l’examen complet. Une telle synchronisation aurait l’avantage d’intégrer plus facilement les recommandations dans les nouvelles stratégies de ces organisations. La cohérence du système des Nations Unies en matière de développement s’en trouverait améliorée.

La mise en place d’un cycle quadriennal permettrait à la fois, comme le souligne le rapport, de favoriser une meilleure prise en compte des orientations définies dans le cadre de l’examen des activités opérationnelles et d’en assurer un suivi plus optimal à travers un bilan à mi-parcours. Le travail des Nations Unies pourrait en conséquence s’en trouver rééquilibré.

Une synchronisation des quatre principaux fonds et programmes, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour l’aide aux populations (FNUAP), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM), serait envisageable, quelle que soit l’option retenue. Les fonds associés du PNUD, qui sont le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), le Fonds d’équipement des Nations Unies (FENU) et les Volontaires des Nations Unies (VNU), pourraient également en faire l’objet.

Les deux options présentées par le rapport ont chacune leur mérite ; même si l’option 1 semble entraîner moins de modifications aux cycles actuels de planification de la plupart des programmes.

Nous souhaiterions engager un dialogue approfondi sur l’option à retenir en vue d’adopter un texte sur la synchronisation lors de cette session de l’Assemblée générale. La synchronisation des cycles de planification serait une réelle avancée pour renforcer les efforts des Nations Unies en matière de développement. 2/ Rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur l’évolution des contributions versées au titre des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies et mesures tendant à promouvoir un financement adéquat, prévisible et croissant de l’aide au développement fournie par les Nations Unies

L’Union européenne remercie le Secrétaire général pour son rapport sur l’évolution des contributions versées au titre des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies et mesures tendant à promouvoir un financement adéquat, prévisible et croissant de l’aide au développement fournie par les Nations Unies (A/63/201).

La dernière résolution sur l’examen triennal complet des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies (A/RES/62/208) a rappelé la nécessité de permettre aux Nations Unies de disposer des ressources suffisantes et en temps voulu afin qu’elles puissent s’acquitter de ses mandats.

Si les activités des Nations Unies en matière de développement souffrent souvent du caractère volontaire de leurs financements, il n’en demeure pas moins qu’elles ont bénéficié d’une hausse sensible des contributions des donateurs, notamment européens, en partie destinée à renforcer leurs ressources de base. L’Union européenne a en particulier largement contribué à cet effort en faveur de l’aide au développement. Elle s’est engagée à accroître encore cet effort collectif et, dans le droit fil de la Déclaration de Paris, à améliorer la prévisibilité de son aide.

La définition de pratiques à recommander en matière de financement multilatéral serait envisageable dans la mesure où le système des Nations Unies continuerait à fournir des efforts importants pour améliorer ses capacités de planification stratégique et d’évaluation, ainsi que son cadre de redevabilité. Ces efforts devraient être renforcés en application de la résolution relative à l’examen triennal complet. En particulier, l’Union européenne souhaiterait que des mesures puissent être rapidement prises afin de créer un système global, viable et stable de publication de données et de rapports financiers sur les activités opérationnelles de développement de tous les organismes compétents du système des Nations Unies.

Une mobilisation adéquate et prévisible des ressources suppose ainsi que les Nations Unies soient en mesure de présenter une évaluation précise de leurs résultats et des efforts réalisés pour les améliorer. Elle repose également sur la mise en place d’approches coordonnées de la collecte de fonds aux échelons national, régional et mondial, qui permettrait notamment d’exploiter les points forts des programmes de chaque organisation. La mise en place de mécanismes originaux, tels que ceux développés dans le cadre de l’approche "Unis dans l’action", constitue dans ce cadre une piste intéressante. La mobilisation des ressources doit enfin s’appuyer sur la définition de stratégies d’actions ou de partenariats avec d’autres acteurs, comme les banques régionales ou le secteur privé.

3/ Note du Secrétaire général sur les activités du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme

L’Union européenne remercie le Secrétaire général pour sa note sur les activités du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (A/63/205). Elle a présenté dans le cadre de son intervention sous le point 56 "Promotion de la femme" en troisième Commission, un ensemble de commentaires sur les éléments principaux de cette note.

L’Union européenne tient de nouveau à féliciter le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) pour l’ensemble des actions menées en application du programme défini dans son plan de financement pluriannuel 2004-2007. Elle encourage ce Fonds à continuer de participer activement aux processus visant à renforcer et à rendre plus cohérente l’architecture du système des Nations Unies dans les domaines de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes.

4/ Mise en œuvre de la résolution 62/208

Les réunions de haut niveau organisées à l’ouverture de la 63e session de l’Assemblée générale, sur les besoins de l’Afrique en matière de développement et sur la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, ont rappelé l’importance de conjuguer les efforts de l’ensemble des acteurs internationaux pour améliorer la situation économique et sociale des pays en développement. A cet égard, la mise en œuvre de la résolution A/RES/62/208 constitue un outil important pour renforcer le rôle des Nations Unies.

L’Union européenne soutient pleinement cette mise en œuvre et tient à saluer les efforts réalisés par le Groupe des Nations Unies pour le développement (GNUD). Les lignes directrices relatives à l’organisation du système des résidents coordonnateurs et au mécanisme de redevabilité constituent notamment une avancée importante pour renforcer leur autorité et la responsabilité sur le terrain. Nous encourageons le GNUD à poursuivre sur cette voie.

L’Union est également attachée à ce que le système des Nations Unies prenne toute sa part à la mise en œuvre de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, dont les principes ont été approfondis à l’occasion du forum de haut niveau d’Accra en septembre dernier.

Nous attendons maintenant avec intérêt les résultats de la mise en œuvre de la résolutions A/RES/62/208 et espérons que ce nouvel exercice contribuera à une meilleure coordination des activités des Nations Unies aux niveaux local et central. Nous demandons au GNUD de présenter des propositions pour la mise en oeuvre de l’Agenda d’Accra pour l’Action.



Bookmark and Share
Bookmark and Share
Rss
Organisation des Nations Unies Présidence de la République France Diplomatie La France à l'Office des Nations Unies à Genève Union Européenne Première réunion de l'ONU