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22 octobre 2008 - Technologies de l’information et de la communication au service du développement - Point 46 - Intervention de M. Philippe Delacroix

63ème ASSEMBLEE GENERALE Débat général de la Deuxième Commission Technologies de l’information et de la communication au service du développement - Point 46 Intervention prononcée au nom de l’Union Européenne par M. Philippe DELACROIX Secrétaire général de la Présidence française de l’Union Européenne à New York

Madame la Présidente,

J’ai l’honneur de prendre la parole au nom de l’Union européenne.

La Turquie, la Croatie* et l’ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, ainsi que l’Ukraine, la République de Moldavie et l’Arménie se rallient à la présente déclaration.

La résolution 62/182 de l’Assemblée générale sur " Les technologies de l’information et des communications au service du développement " demandait la mise en œuvre des documents issus du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI).

Comme le soulignent le rapport du Secrétaire général sur les " progrès accomplis dans la mise en œuvre et le suivi des résultats du Sommet mondial sur la société de l’information aux niveaux régional et international " (document A/63/72) ainsi que le rapport du Directeur général de l’UNESCO sur la mise en œuvre de la résolution 50/130 de l’Assemblée générale (document A/63/180), les stratégies utilisées pour la communication pour le développement sont diverses et mobilisent de nombreux organismes, fonds et programmes des Nations Unies.

L’Union européenne se félicite des conclusions du Secrétaire général sur l’avancement de la mise en œuvre des résultats du SMSI et salue le travail mené au service du développement dans les divers domaines, par exemple en matière de renforcement des capacités ou de renforcement de la confiance et de la sécurité dans l’utilisation des TIC.

L’Union européenne attache une grande importance à la mise en œuvre des documents du SMSI, notamment au regard du développement et sous les auspices du système des Nations Unies. Deux thèmes ont une incidence particulière sur le développement et la réduction de la pauvreté, la gouvernance de l’internet et la réduction de la fracture numérique.

1/ Conformément à l’Agenda de Tunis sur la société de l’information, l’Union européenne œuvre au renforcement de la coopération en matière de gouvernance de l’internet.

L’Union européenne se félicite de la prochaine édition du Forum pour la gouvernance de l’Internet à Hyderabad en décembre 2008 et soutient les thèmes choisis. Elle est convaincue de la valeur ajoutée des échanges au sein cette plate-forme de dialogue multipartenarial et encourage toutes les catégories d’acteurs, privés comme gouvernementaux, originaires des pays en développement à y participer activement. L’Union européenne s’implique dans ce processus, notamment par l’organisation d’évènements comme le Dialogue Européen sur la Gouvernance de l’Internet, à Strasbourg, le 21 octobre ou le second Forum sur les droits de l’Internet en Sardaigne, le 24 octobre, sans compter la candidature de la Lituanie pour accueillir le prochain Forum pour la gouvernance de l’Internet, en 2010.

L’Union européenne saisit cette occasion pour évoquer la Conférence ministérielle sur l’Internet du futur, qui a réuni les ministres européens en charge de l’Internet à Nice, le 6 octobre 2008. L’ambition européenne pour la société de l’information y a été réaffirmée, ainsi que le rôle économique majeur d’Internet, devenu une infrastructure stratégique. Grâce à son rôle de puissant catalyseur d’innovation des nouvelles technologies, l’Internet du futur permettra d’aborder les grands enjeux mondiaux de société (risques environnementaux, vieillissement de la population, raréfaction des matières premières…) tels qu’ils ont été évoqués à Séoul.

2/ L’Union européenne a conscience du facteur d’inégalité supplémentaire entre pays développés et pays en développement que constitue la fracture numérique. Elle attache une grande importance à la lutte contre le " fossé numérique ", qui constitue désormais un enjeu incontournable des politiques de développement, conformément aux OMD.

Le Fonds Mondial de Solidarité Numérique (FSN), créé en mars 2005, à l’initiative du Président Wade, a vu une plus grande implication des pays africains au Sommet Mondial sur la Société de l’Information de Tunis, la même année. Le FSN promeut un financement innovant de développement, le " principe du 1% de solidarité numérique ", sur une base volontaire. Une Conférence internationale sur la solidarité numérique aura lieu à Lyon, en France, sur le thème " De nouvelles formes de solidarités pour le développement " le 24 novembre prochain.

Enfin, l’Union européenne se félicite du succès du Sommet de Kigali en octobre 2007, organisé par l’UIT dans le cadre de l’initiative " Connecter l’Afrique " et visant à développer l’infrastructure TIC en Afrique, pour lequel elle rappelle sa forte implication. Elle encourage ce type d’initiatives régionales.



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