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16 Mars 2009 - Réforme du Conseil de Sécurité - Droit de veto : Intervention à l’Assemblée générale de S.E. Jean-Maurice Ripert, Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies

Monsieur le Président,

Je serai bref.

Je vous remercie d’avoir organisé cette nouvelle réunion de nos négociations sur la réforme du Conseil de Sécurité. Votre lettre du 13 mars sur la question du veto rappelle utilement les termes des discussions déjà intervenues sur ce sujet.

S’agissant de la France, je souhaiterais préciser deux éléments essentiels :

1. L’exercice du droit de veto par un membre permanent du Conseil de Sécurité est une responsabilité lourde, s’agissant de questions ayant trait au maintien de la paix et de la sécurité internationales. Et nous sommes conscients de la responsabilité particulière du Conseil de sécurité des Nations Unies en cas de situations de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de génocide ou de violations graves et persistantes des droits de l’homme.

La France n’a déposé un veto que 18 fois depuis 1945, notre dernier usage du droit de veto remontant à près de vingt ans (décembre 1989). Nous l’avons utilisé seul, la dernière fois, en 1976.

2. Selon nous, l’urgence est de s’entendre sur une solution intérimaire.

La question difficile de l’octroi du droit de veto à d’autres membres permanents du Conseil de Sécurité pourrait et devrait être tranchée par la conférence d’examen que nous avons proposée dans le cadre de la réforme.

Nous devons éviter que la question du droit de veto ne vienne bloquer une réforme, nécessaire et urgente, du Conseil de Sécurité.

Je vous remercie.



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