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7 avril 2009 - Réforme du Conseil de Sécurité - Taille du Conseil et méthodes de travail : Intervention à l’Assemblée générale de M. Hubert Renié, Conseiller à la Mission permanente de la France auprès des Nations Unies

Monsieur le Président,

Je vous remercie d’avoir organisé cette nouvelle réunion de nos négociations sur la réforme du Conseil de sécurité. Votre lettre du 3 avril sur les questions relatives à la taille du Conseil de sécurité élargi et à ses méthodes de travail rappelle utilement les termes des discussions déjà intervenues sur ce sujet.

S’agissant de la France, je souhaiterais préciser les éléments essentiels suivants :

La Charte des Nations Unies confère au Conseil de sécurité de l’ONU la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale. Son format et ses méthodes garantissent son efficacité.

Mais la réforme du Conseil de sécurité est essentielle pour lui permettre de rester efficace tout en confortant la légitimité qui est la sienne dans un monde différent de ce qu’il était en 1945.

L’élargissement du Conseil de sécurité doit se faire dans les deux catégories de membres, permanents et non-permanents.

L’élargissement du Conseil doit tenir compte de l’émergence des nouvelles puissances qui ont la volonté d’assumer la responsabilité d’une présence permanente au Conseil de sécurité et qui sont, conformément à la Charte des Nations Unies, en mesure d’apporter une contribution importante à l’action du Conseil au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

A cet égard, nous soutenons l’accession à un siège de membre permanent de l’Allemagne, du Brésil, de l’Inde et du Japon.

Nous appuyons également une présence plus importante des pays africains au Conseil de sécurité, notamment parmi les membres permanents. Se pose aussi la question de la présence d’un pays arabe au rang des membres permanents du Conseil de sécurité.

Mais l’élargissement du Conseil de sécurité ne doit pas se faire au détriment de l’efficacité de son action et de sa crédibilité en tant qu’organe principal en charge du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Il importe donc que le Conseil garde une taille raisonnable.

Parce que nous sommes attachés à l’efficacité du Conseil, nous sommes également favorables à l’amélioration de ses méthodes de travail. Sur ce dernier point, n’oublions pas que des progrès substantiels ont été réalisés ces dernières années, comme le reflète en particulier la note S/2006/507 du président du Conseil de sécurité, dont la mise en œuvre a donné lieu en août dernier à un riche débat de substance.

Je veux souligner à cet égard que la France a manifesté un souci constant que les méthodes de travail du Conseil de sécurité permettent à celui-ci non seulement d’agir de manière efficace mais aussi de maintenir une relation de transparence et d’interaction avec l’ensemble des Etats membres des Nations Unies.

La France souhaite travailler avec l’ensemble de ses partenaires. Comme nous l’avons déjà indiqué, nous estimons que la réforme intérimaire constitue la meilleure option pour avancer de manière concrète et aboutir sûrement à une réforme du Conseil de sécurité.

Je vous remercie./.



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