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15 novembre 2012 - Assemblée générale - Réforme du Conseil de sécurité - Intervention de M. Stéphane Visconti, représentant de la France auprès des Nations unies

(Vérifier au prononcé)

Représentation équitable au Conseil de sécurité, augmentation du nombre de ses membres et questions connexes


Monsieur le Président,

Permettez-moi tout d’abord d’exprimer mon appréciation pour l’intervention introductive du Président du Conseil de sécurité, l’Ambassadeur Hardeep Singh Puri, et sa présentation du rapport annuel du Conseil de sécurité. Je remercie également le Représentant permanent de la Colombie, qui, en sa qualité de Président du Conseil de sécurité en juillet dernier, a préparé cet important rapport à l’adresse de l’Assemblée générale. Avec son équipe, il a fait en sorte que ce rapport reflète de manière complète et transparente les travaux du Conseil de sécurité. Mes remerciements vont également au Secrétariat qui a appuyé ce processus et je saisis cette occasion pour relever la qualité du nouveau site internet du Conseil de sécurité qui contient des informations à jour, dans toutes les langues, sur l’activité du Conseil. C’est, également, un progrès au bénéfice de toute l’organisation.

La qualité croissante des rapports du Conseil à l’Assemblée est une preuve de l’amélioration continue des méthodes de travail du Conseil, au profit de tous les Etats membres de notre organisation. La France apprécie à cet égard le travail du groupe informel du Conseil de sécurité sur la documentation et les autres questions de procédure qui, cette année, sous l’égide de l’Ambassadeur du Portugal, que je félicite à cette occasion, a permis d’aboutir à de nombreuses améliorations. Nous soutenons, en particulier, les réflexions sur une vraie publicité des débats – notamment à propos des questions d’intérêt général –, sur le dialogue avec les contributeurs de troupes, et sur une meilleure prise en compte de la lutte contre l’impunité dans les travaux du Conseil.

Le prochain débat public sur les méthodes de travail sous présidence indienne du Conseil sera l’occasion d’échanger avec tous les Etats membres sur ce sujet. La France reviendra, dans ce cadre, sur l’idée que les membres permanents du Conseil renoncent, ensemble, à l’usage du veto lorsque le Conseil est saisi de crimes et d’atrocités de masse.

Monsieur le Président,

Au-delà de l’amélioration de ses méthodes de travail, une réforme du Conseil est nécessaire.

Nous sommes nombreux à le dire depuis, cette année, vingt ans. Pour refléter davantage la réalité du monde d’aujourd’hui, pour s’adapter au plus près aux défis nouveaux tout en restant capable d’assumer pleinement ses responsabilités face aux crises qui menacent la paix et la sécurité internationales, le Conseil de sécurité doit faire l’objet d’une réforme ambitieuse.

Le processus des négociations intergouvernementales, conduit par l’Ambassadeur Tanin, nous a permis d’avancer dans nos réflexions. Le 8e cycle de ces négociations a rendu les débats plus dynamiques autour des initiatives présentées par des Etats membres ou des groupes d’Etats membres. Il ne faut pas perdre cette impulsion : le chemin tracé par le facilitateur mérite d’être exploré, dans un effort collectif des Etats membres. La France se félicite dans cet esprit de la décision du président de l’Assemblée générale de reconduire l’Ambassadeur Tanin dans ses fonctions de facilitateur. Il faudra travailler sur la base de ses dernières propositions.

La France, pour sa part, soutient l’élargissement du Conseil dans les deux catégories de membres. Nos exigences n’ont pas varié : la réforme du Conseil doit tenir compte de l’émergence des nouvelles puissances qui ont la volonté et la capacité d’assumer la responsabilité d’une présence permanente au Conseil de sécurité et qui sont, conformément à la Charte des Nations unies, en mesure d’apporter une contribution importante à l’action du Conseil au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

C’est dans ce contexte que la France soutient une présence renforcée des pays africains, y compris parmi les membres permanents, ainsi que les candidatures de l’Allemagne, du Japon, de l’Inde et du Brésil à des sièges permanents.

Monsieur le Président,

La réforme du Conseil de sécurité ne doit pas passer au deuxième plan de nos priorités. Avec le concours actif et apprécié de notre facilitateur, l’Ambassadeur Tanin, il est en votre pouvoir de donner une impulsion décisive aux discussions.

La France se tient prête, comme de nombreux Etats dans cette Assemblée, à travailler activement pour dépasser les blocages.

La France vous apportera toute sa contribution et son soutien dans la poursuite de nos travaux.


En savoir plus sur la réforme du Conseil de sécurité.



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