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1er avril 2014 - Assemblée générale - Réforme du Conseil de sécurité - Intervention de M. Alexis Lamek, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

Monsieur le Président,

Permettez-moi de rappeler un certain nombre d’éléments qui doivent guider notre réflexion s’agissant de la question de la répartition géographique.

Tout d’abord, il est important de souligner que les membres du Conseil de sécurité ne « représentent » pas leur région. La Charte évoque la notion de « répartition géographique équitable » et non pas de représentation géographique. En effet, la responsabilité des membres du Conseil s’inscrit dans une approche universelle du maintien de la paix et de la sécurité internationales. C’est à l’aune de ce principe que doit être envisagé toute réforme du Conseil.

Dans ces conditions, il est important de rappeler les considérations qui doivent entrer en ligne de compte dans le choix des nouveaux membres du Conseil, qu’ils soient permanents ou non permanents. La Charte est très claire sur ce point. Elle invite dans son article 23 relatif à la composition du Conseil à tenir compte, en premier lieu, de la « contribution des Membres de l’Organisation au maintien de la paix et de la sécurité internationales et aux autres fins de l’Organisation » et, dans un second temps, d’une « représentation géographique équitable ». C’est donc l’articulation de ces deux principes, clairement hiérarchisés par la Charte, qui doivent nous guider dans notre réflexion.

C’est en cela que tout élargissement, qui par nature augmentera le nombre de sièges au Conseil, devra veiller à préserver la nature exécutive et décisionnelle du Conseil. Il ne faut en effet jamais perdre de vue que la raison d’être du Conseil de sécurité est d’être en capacité d’agir en cas de menace à la paix et à la sécurité internationales.

Monsieur le Président,

Forte de ces principes qui sont inscrits au cœur de la Charte, la France soutient un élargissement du Conseil dans les deux catégories de membres pour permettre une meilleure prise en compte de l’évolution du monde à l’aune des réalités actuelles. Nous avons, comme d’autres et comme l’a rappelé le Brésil tout à l’heure, le sentiment que cette position est partagée par une large majorité d’Etats membres. Il faudrait en tenir en compte. La France soutient ainsi la candidature de l’Allemagne, du Brésil, de l’Inde et du Japon. En outre, la France souhaite que la présence des pays Africains soit accrue dans les deux catégories de membres. Une telle réforme renforcerait la représentativité du Conseil tout en préservant son efficacité.

Je vous remercie.

En savoir plus sur la Réforme du Conseil de sécurité des Nations unies.



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