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25 mai 2005 - Forum des Nations unies sur les Forêts (FNUF) - Contribution du FNUF à l’examen de la mise en oeuvre de la déclaration du Millénaire : Intervention de M. Nicolas Forissier, Secrétaire d’Etat à l’Agriculture, à l’Alimentation, à la Pêche et à la Ruralité

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, Distingués délégués,

Il sera bien difficile d’atteindre les objectifs du millénaire, y compris les objectifs de développement, si nous ne parvenons pas à sauver les forêts, à stopper la tendance à leur dégradation et à leur recul.

Plus d’un milliard de personnes, dont beaucoup parmi les plus pauvres de la planète, dépendent des forêts pour leur subsistance. Et celles-ci fournissent des revenus directs, importants, que seule une gestion durable peut pérenniser. Mais les pauvres sont aussi les premières victimes de la rupture des équilibres naturels. Et ce sont les forêts qui régulent le cycle de l’eau, qui évitent l’érosion et la dégradation des terres, qui stockent le carbone et qui limitent ainsi l’effet des émissions de gaz à effet de serre, nous le savons tous. Tous ces services ne sont malheureusement pas suffisamment reconnus et, surtout, pas suffisamment valorisés.

Il faut donc une prise de conscience nouvelle et une mobilisation nouvelle pour trouver les financements nécessaires à une gestion durable des forêts. Et ceci passe :
- par un recours accru aux ressources nationales, dans tous les pays, ce qui passe notamment par une prise en compte adéquate de la gestion forestière dans les cadres stratégiques de réduction de la pauvreté et une cohérence assurée entre les programmes forestiers nationaux et ces stratégies plus larges ;
- cela passe aussi par un effort résolu pour une meilleure gouvernance, la lutte contre la corruption et l’exploitation illégale des bois et le commerce lié, qui détruisent les forêts tout en privant de ressources les pays et les populations dépendantes des forêts et qui découragent aussi les investissements privés si indispensables pour assurer un véritable développement ;
- cela passe aussi par une affectation accrue de ressources d’aide publique au développement, à travers les canaux bilatéraux et multilatéraux, ainsi que par la recherche de toutes les formules possibles de financements innovants. Et cela pourrait même être l’une des affectations des mécanismes innovants de financement dont la France propose la création. C’est à cet effort que la France s’attache dans le cadre de sa coopération bilatérale et en particulier de son implication dans le partenariat pour les forêts du bassin du Congo.

Monsieur le Président, Il nous revient, sur la base des objectifs et en rappelant cet exemple, de plaider, avec conviction mais sur la base de données incontestables, la cause des forêts, et de la nécessaire mobilisation en leur faveur, à l’occasion du sommet de septembre. Ceci est important.

Il nous faut aussi, pour montrer notre détermination et disposer à l’avenir de repères précis, nous mettre d’accord sur un nombre limité d’objectifs quantifiés directement liés aux objectifs de développement du millénaire.



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