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23 septembre 2011 - Conférence article XIV du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires - Intervention de M. Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes

Monsieur le Secrétaire général des Nations unies,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames, Messieurs,

Lors de la dernière conférence de l’article XIV, en 2009, la France a été désignée, avec le Maroc, pour coordonner les efforts internationaux de promotion du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.

Depuis lors, mon pays, qui a été avec la Grande-Bretagne le premier Etat doté de l’arme nucléaire à ratifier ce texte, n’a pas ménagé ses efforts pour promouvoir avec le Maroc, au plus haut niveau, dans tous les forums multilatéraux et à l’occasion de chaque rencontre bilatérale, l’universalisation du Traité et son entrée en vigueur le plus rapidement possible.

La Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération, qui s’est déroulée en mai 2010, a rappelé combien cette perspective était essentielle pour l’avenir de l’architecture globale de désarmement et de non-prolifération nucléaire.

En deux ans, des résultats positifs et encourageants ont été enregistrés.

Cinq Etats ont ratifié le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (Trinidad et Tobago, République Centrafricaine, îles Marshall, Ghana, Guinée). Ce sont désormais 155 pays qui ont ratifié le texte, ce dont je me réjouis.

L’Indonésie est également engagée dans un processus de ratification, ce qui réduira bientôt à 8, je l’espère, le nombre des Etats dont la ratification est encore indispensable à l’entrée en vigueur du Traité.

Enfin, grâce au travail du Secrétariat technique de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, le Système de Surveillance Internationale de l’organisation continue de se renforcer. Il peut d’ores et déjà faire la démonstration de son efficacité concrète au regard des objectifs que le Traité lui assigne. En outre, il se révèle un outil précieux dans la prévention ou la gestion des catastrophes naturelles ou accidentelles, en contribuant de manière décisive aux systèmes d’alerte aux tsunamis ou la détection des contaminations radiologiques. Je pense notamment à la coopération entre l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires et l’Agence internationale de l’énergie atomique, dans le cadre du suivi de l’accident nucléaire de Fukushima, dont j’espère qu’elle pourra être pérennisée.

Au-delà de ces avancées, nous avons également pu noter les intentions positives marquées par l’administration américaine à l’égard du Traité. Les réflexions en cours méritent tout notre soutien.

Mesdames, Messieurs,

Au terme de ces deux années de coprésidence, je veux vous remercier de la confiance que vous nous avez accordée. Je salue le Mexique et la Suède, qui deviennent aujourd’hui nos nouveaux ambassadeurs. Je tiens à leur souhaiter bonne chance pour la lourde tâche qui leur revient désormais et à les assurer de l’appui infaillible de la France.

Au cours des dernières années, nous avons réalisé des avancées considérables. Après quinze ans d’efforts, nous devons désormais obtenir les dernières ratifications nécessaires à l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, qui sera un progrès majeur pour la sécurité du monde.

Je vous remercie./.



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