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24 septembre 2009 - Conférence sur le traité d’interdiction complète des essais nucléaires - Intervention de M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Chers amis,

Je suis heureux de co-présider cette conférence aux côtés de mon ami Taïb Fassi Fihri. Mais permettez-moi d’abord de saluer, en notre nom à tous, le Secrétaire général des Nations unies, dont la présence démontre une nouvelle fois l’engagement en faveur de l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.

Le jour même où le Conseil de Sécurité, au niveau des Chefs d’Etat, va se réunir pour aborder les questions de non prolifération et de désarmement nucléaires, cette Conférence revêt, pour mon pays, une importance politique majeure. C’est dire la responsabilité qui sera la nôtre au cours de nos travaux. Désormais signé par plus de 180 Etats et ratifié par 149, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires bénéficie d’une puissante dynamique politique et jamais la perspective de son entrée en vigueur n’a semblé aussi proche.

A nous, aujourd’hui, de trouver la force de conviction pour qu’il soit ratifié par l’ensemble des nations, et pour que son entrée en vigueur renforce de façon décisive le régime international de non prolifération et nos efforts de désarmement nucléaire.

Aux Etats qui, à ce jour, n’ont pas encore ratifié ce Traité, et qui hésitent encore à le faire, je veux donc dire que des décisions que nous prenons aujourd’hui dépend la sécurité du monde dans lequel nous vivrons demain.

Aux Etats qui doutent de son actualité et de sa pertinence, parce que 13 années se sont écoulées depuis la première signature, je veux dire que l’entrée en vigueur du Traité est aujourd’hui indispensable, plus encore qu’hier. Le deuxième essai nucléaire revendiqué par la République populaire démocratique de Corée, le 25 mai dernier, est venu rappeler l’urgence d’adopter une norme universelle, et juridiquement contraignante, d’interdiction des essais nucléaires.

Devant les Etats qui craignent que cette norme ne puisse se suffire à elle-même, je salue le travail de la Commission préparatoire de l’Organisation du TICE, et de son secrétariat, conduit par Tibor T



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