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26 septembre 2011 - Réunion du groupe des pays les moins avancés - Intervention de M. Sujiro Seam, Directeur adjoint des biens publics mondiaux au ministère des Affaires étrangères et européennes

Monsieur le Président,

Je voudrais avant toute chose saluer votre action remarquable ainsi que celle du Haut Représentant pour les pays les moins avancés, les pays enclavés et les petits états insulaires en développement ainsi que celle de la Turquie, pays hôte de la conférence d’Istanbul en faveur des pays les moins avancés.

Monsieur le Président,

La France s’associe bien entendu à la déclaration de l’Union européenne mais je souhaite revenir sur trois points :

— la conférence d’Istanbul,

— la mise en œuvre du plan adopté à cette occasion,

— et la question, très importante, de la graduation.

S’agissant de la conférence d’Istanbul, la France se félicite de son succès, de l’adoption de la déclaration politique et du plan d’action d’Istanbul pour les pays les moins avancés. Alors que vient de s’achever la première réunion ministérielle du G20 sur le développement, la France souligne la convergence entre les travaux sur les pays les moins avancés et les travaux conduits dans le cadre du G20 puisque la déclaration ministérielle adoptée le 26 septembre contient une référence au programme d’action d’Istanbul et se concentre sur deux priorités : les infrastructures et la sécurité alimentaire qui sont aussi des priorités hautement pertinentes pour les pays les moins avancés.

Monsieur le Président,

S’agissant de la mise en œuvre du plan d’action d’Istanbul, la France accorde une attention prioritaire à la catégorie des pays les moins avancés et concentre ses ressources d’aide publique au développement sur quatorze pays prioritaires dont treize pays moins avancés. Nous avons pris l’engagement de consacrer 0,15% de notre produit national brut aux pays les moins avancés conformément à l’objectif du plan d’action d’Istanbul. En 2009, notre aide a atteint 0,15% de notre produit national brut et les premières indications pour 2010 sont encourageantes puisqu’elles indiquent une croissance de notre aide bilatérale en faveur des pays les moins avancés de 27%. S’agissant encore de la mise en œuvre du plan d’action d’Istanbul, monsieur le Président, la France se joint au consensus qui commence à se dégager pour que les recommandations de ce plan d’action soient intégrées dans les grands sommets internationaux, en particulier, le sommet mondial sur le développement durable dans le cadre de Rio+20.

Pour finir, monsieur le Président, sur la question essentielle de la graduation, la France estime qu’il s’agit de l’objectif phare du programme d’action d’Istanbul, que cet objectif est très ambitieux, puisqu’il implique que 24 pays s’engagent dans le processus de graduation d’ici 2020. Nous estimons que les pays qui sont proposés à la graduation par la Comité ECOSOC doivent sortir effectivement de la catégorie des pays les moins avancés dans un délai raisonnable.

Enfin, dans le cadre du groupe de travail sur la transition sans heurts, la France accordera une priorité à la réflexion sur la période qui suit la graduation afin de s’assurer du caractère durable de la sortie de la catégorie des Pays les moins avancés.

Monsieur le Président, chers collègues, je vous remercie de votre attention.


Pour en savoir plus, consultez notre fiche Pays les moins avancés.



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