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12 janvier 2004 - Terrorisme : Intervention de M. Jean -Marc de la Sablière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Aujourd’hui, nous dressons tous le même constat : La menace représentée par Al Qaïda et les Taleban persiste. Cette menace est multiforme. A une organisation centralisée, qui avait notamment planifié les attentats 11 septembre 2001, succèdent des groupes locaux, franchisés mais qui répondent à la même approche idéologique, et s’en prennent de façon croissante à des cibles dites molles (’’soft targets’’). Ce réseau exploite les faiblesses du dispositif des Etats-membres. Aucun pays n’est aujourd’hui à l’abri.

Pour combattre les Taleban puis Al Qaïda, nous avons développé un régime de sanctions depuis l’année 1999, avec la résolution 1267. Ce régime a régulièrement été amélioré année après année. La principale difficulté, comme l’a indiqué le Président du Comité, est l’absence de coopération de nombreux Etats membres. Ainsi, moins de la moitié des membres des Nations unies a répondu à l’obligation de rapport prévu par la Résolution 1455 de janvier 2003. C’est un vrai problème. Chacun doit prendre conscience de l’importance de ces rapports pour améliorer la lutte contre Al Qaïda. Le Comité, pour sa part, est prêt à aider les Etats membres qui rencontreraient des difficultés particulières. Il peut, au cas par cas, répondre à des questions relatives à la mise en œuvre du régime des sanctions ou à la façon de préparer et présenter le rapport.

Le Conseil de sécurité doit, pour sa part, faire progresser régulièrement le régime de sanctions et leurs conditions de mise en œuvre. Le dialogue que nous avons avec les Etats membres, les visites sur le terrain du Président du Comité ou du Groupe de suivi, l’analyse de l’évolution de la menace, fournissent des indications sur les domaines où des progrès sont nécessaires. Je voudrais à cet égard remercier le Président du Comité et aussi le Président du Groupe de suivi pour leurs recommandations en vue d’améliorer le dispositif actuel.

Cette adaptation régulière du régime des sanctions est capitale pour que notre action soit le plus efficace possible. C’est pour cette raison que nous sommes convenus, de façon unanime, de prendre le temps, une fois par an, de réexaminer de façon sérieuse et approfondie le dispositif de lutte contre Al Qaïda. Il ne s’agit évidemment pas de l’arrêter mais de l’améliorer. C’est le sens du paragraphe 2 de la résolution 1455. Les contacts que nous avons eus montrent que la très vaste majorité des membres de ce Conseil souhaite conserver ce langage agréé. C’est une très bonne chose pour l’efficacité de la lutte contre le terrorisme.

Une discussion va s’engager prochainement pour réviser le régime des sanctions. Notre souhait est que la discussion se concentre sur des questions concrètes, pour progresser avec efficvacité, à travers l’application de la résolution 1267, dans la lutte déterminée à mener contre Al Qaida et les Taleban./.



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