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15 décembre 2001 - Moyen-Orient : Intervention de M. Jean-David Levitte, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Chaque jour davantage, le Proche-Orient s’enfonce dans un engrenage tragique de violence, de terrorisme, de destruction dont sont victimes les populations civiles palestinienne et israélienne.

Face à l’extrême gravité de la situation, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne, réunis à Laeken, rendront publique dans quelques heures une déclaration qui marquera avec netteté et force la position des Quinze.

Le Conseil de sécurité, de son côté, ne pouvait rester silencieux. Au terme de notre débat, il est invité à se prononcer sur un texte qui appelle solennellement les deux parties à mettre un terme à la violence et à reprendre le chemin de la négociation.

Le projet de résolution sur lequel nous allons nous prononcer prend en compte les préoccupations de la France :

- il condamne clairement, sans équivoque, tous les actes de terrorisme, en particulier ceux qui visent les civils ;

- il condamne les exécutions extra-judiciaires et l’usage excessif de la force ;

- il appelle à la cessation immédiate de tous les actes de violence, provocation et destruction ;

- il appelle à la mise en œuvre immédiate et complète des recommandations du rapport Mitchell et, dans ce cadre, encourage les acteurs concernés à établir un mécanisme de contrôle ;

- il appelle à la reprise des négociations en vue d’un règlement de paix fondé sur les résolutions 242 et 338.

Pour la France, ce règlement de paix doit être fondé sur :

- d’une part, la réaffirmation et la pleine reconnaissance du droit irrévocable d’Israël à vivre en paix et dans la sécurité à l’intérieur de frontières internationalement reconnues ;

- d’autre part, l’établissement d’un Etat palestinien viable, indépendant et démocratique, et donc la fin de l’occupation des Territoires palestiniens.

Pour négocier ce règlement, pour éradiquer le terrorisme comme pour construire la paix, Israël a besoin de l’indispensable partenaire qu’est l’Autorité palestinienne. Celle-ci doit être préservée. C’est le dernier point que souligne, à juste titre, le projet de résolution qui nous est soumis.

Pour qu’il trace un chemin clair, le seul possible à vrai dire, et parce qu’il est équilibré, la France votera en faveur de ce texte./.



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