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6 février 2003 - Kosovo : Intervention de M. Michel Duclos, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

Je voudrais remercier tout d’abord M. Steiner pour sa présentation. Son exposé complète le rapport du Secrétaire général qui était déjà dense. Ces différents éléments permettent au Conseil de disposer d’une image claire de la situation au Kosovo, deux mois après la mission qu’il y a effectuée.

Je me contenterai donc d’insister sur trois points :

1 - Nous sommes préoccupés par les déclarations et initiatives unilatérales prises par certains au Kosovo et dans la région sur l’avenir du Kosovo, qui menacent de déstabiliser la situation sur place mais aussi dans l’ensemble des Balkans. Nous condamnons en particulier le projet de certains membres de l’Assemblée du Kosovo de faire adopter une déclaration sur le statut futur de cette province, en contradiction avec la résolution 1244. De telles actions, qui seront dans tous les cas reconnues nulles et non avenues, constituent un défi à la Communauté internationale et ne peuvent qu’accroître les tensions sur le terrain. Elles ne constituent pas le signal de responsabilité attendu par la Communauté internationale, notamment en vue de poursuivre les transferts de compétences aux autorités autonomes

2 - Ces évolutions ne font que renforcer notre engagement en faveur de la réalisation des critères d’évaluation. La satisfaction de ces critères constitue un préalable avant que la question du statut final puisse être posée valablement et conformément à la résolution 1244. A cet égard, nous remercions le Représentant spécial du Secrétaire général pour la présentation précise qu’il vient de faire sur les modalités de mise en œuvre de ces normes, comme il l’avait proposé lors de la Mission du Conseil de sécurité. Nous soutenons tout particulièrement les efforts qui pourront être faits dans le domaine de l’Etat de droit, qui va de pair avec la démocratie.

3 - Enfin, nous souhaitons apporter notre soutien à l’action du Représentant spécial du Secrétaire général. Alors que son autorité a parfois été contestée, comme le relève le Secrétaire général dans son rapport, nous marquons notre soutien aux priorités qu’il a définies : la lutte contre la criminalité, la relance économique, et l’édification d’une société multiethnique. A cet égard, nous soulignons l’importance de la poursuite des efforts pour le retour ordonné des réfugiés et des personnes déplacées. Nous appuyons son engagement pour développer le dialogue avec les autorités de Belgrade, sur la base du principe "coopération mais pas d’ingérence", et son appel à une concertation directe entre Belgrade et Pristina sur des questions d’intérêt pratique. Je terminerai mon propos en appelant l’ensemble des élus des institutions autonomes à unir tous leurs efforts pour l’édification d’un Kosovo moderne, multiethnique et démocratique conformément aux critères établis par la MINUK et dans l’intérêt de tous les habitants du Kosovo, au lieu de se perdre dans des initiatives intempestives et vaines qui ne peuvent que les isoler du reste de la région, les éloigner de l’Europe et compromettre le soutien de la communauté internationale./



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