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7 mars 2001 - Macédoine : Intervention de M. Jean-David Levitte, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

SEANCE PUBLIQUE DU CONSEIL DE SECURITE EN PRESENCE DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE L’EX-REPUBLIQUE YOUGOSLAVE DE MACEDOINE INTERVENTION DU REPRESENTANT PERMANENT DE LA FRANCE

(New York, 7 mars 2001)

En complément de l’intervention que prononcera l’ambassadeur de Suède au nom de l’Union européenne, je souhaite faire quelques commentaires à titre national.

Notre Conseil se réunit en présence de M. Kerim, ministre macédonien des Affaires étrangères, au moment où de petits groupes armés provoquent, depuis plusieurs jours, des incidents graves à la frontière entre la RFY et la Macédoine. L’entreprise de déstabilisation que ces groupes ont engagée à l’échelle régionale doit être condamnée avec énergie. Les extrémistes doivent comprendre que la communauté internationale ne les laissera pas poursuivre leurs desseins. Il faut qu’ils soient isolés et que leurs actions soient stoppées. C’est bien ce que la KFOR a entrepris de faire avec détermination en se déployant jusqu’à la frontière et en coopérant plus étroitement avec la Macédoine.

La Macédoine est un élément essentiel de l’équilibre régional. Sa souveraineté, son intégrité territoriale doivent être respectées. Ses frontières, confirmées par l’accord du 23 février, doivent être défendues. Sa stabilité interne doit être préservée. Depuis son indépendance, avec sagesse, ses dirigeants ont mis en oeuvre une politique destinée à assurer une coexistence sereine entre toutes les communautés qui, ensemble, composent la Macédoine. Tout doit être fait pour maintenir l’harmonie au sein de cette société plurielle. Il s’agit là de l’avenir d’un pays. Il s’agit aussi de l’avenir de toute l’Europe du sud-est. La France apporte un soutien résolu à la politique conduite avec constance et modération par toutes les autorités du pays en faveur d’une Macédoine pluraliste et démocratique, comme en faveur de la paix dans la région.

Le président Chirac l’a dit en recevant, il y a quelques jours à Paris, le président Trajkovski, le ministre Védrine le redira dans quelques jours à Skopje : dans l’épreuve, la France se tient avec fermeté aux côtés de la Macédoine./.


SEANCE PUBLIQUE DU CONSEIL DE SECURITE EN PRESENCE DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE L’EX-REPUBLIQUE YOUGOSLAVE DE MACEDOINE INTERVENTION DU REPRESENTANT PERMANENT DE LA FRANCE

(New York, 7 mars 2001)

En complément de l’intervention que prononcera l’ambassadeur de Suède au nom de l’Union européenne, je souhaite faire quelques commentaires à titre national.

Notre Conseil se réunit en présence de M. Kerim, ministre macédonien des Affaires étrangères, au moment où de petits groupes armés provoquent, depuis plusieurs jours, des incidents graves à la frontière entre la RFY et la Macédoine. L’entreprise de déstabilisation que ces groupes ont engagée à l’échelle régionale doit être condamnée avec énergie. Les extrémistes doivent comprendre que la communauté internationale ne les laissera pas poursuivre leurs desseins. Il faut qu’ils soient isolés et que leurs actions soient stoppées. C’est bien ce que la KFOR a entrepris de faire avec détermination en se déployant jusqu’à la frontière et en coopérant plus étroitement avec la Macédoine.

La Macédoine est un élément essentiel de l’équilibre régional. Sa souveraineté, son intégrité territoriale doivent être respectées. Ses frontières, confirmées par l’accord du 23 février, doivent être défendues. Sa stabilité interne doit être préservée. Depuis son indépendance, avec sagesse, ses dirigeants ont mis en oeuvre une politique destinée à assurer une coexistence sereine entre toutes les communautés qui, ensemble, composent la Macédoine. Tout doit être fait pour maintenir l’harmonie au sein de cette société plurielle. Il s’agit là de l’avenir d’un pays. Il s’agit aussi de l’avenir de toute l’Europe du sud-est. La France apporte un soutien résolu à la politique conduite avec constance et modération par toutes les autorités du pays en faveur d’une Macédoine pluraliste et démocratique, comme en faveur de la paix dans la région.

Le président Chirac l’a dit en recevant, il y a quelques jours à Paris, le président Trajkovski, le ministre Védrine le redira dans quelques jours à Skopje : dans l’épreuve, la France se tient avec fermeté aux côtés de la Macédoine./.



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