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7 septembre 2005 - Irak - Programme Pétrole contre nourriture - Rapport de la Commission d’enquête indépendante : Intervention de M. Jean-Marc de La Sablière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Je remercie M. Volcker de sa présentation du rapport final de la commission d’enquête indépendante sur le programme des Nations Unies " pétrole contre nourriture ". Je remercie également le Secrétaire général de son intervention.

La France se félicite de la remise de ce rapport au Conseil de sécurité, conformément à la résolution 1538 par laquelle le Conseil avait salué, en avril 2004, l’établissement de la Commission à l’initiative du Secrétaire général. M. Annan s’est engagé dans une démarche courageuse de transparence et de vérité. La France tient à lui en rendre hommage.

La France a soutenu sans réserve la création de cet organe indépendant, avec lequel nous avons conduit une coopération pleine et transparente. Nous avons toujours souhaité que toute la lumière soit faite sur les irrégularités commises dans le cadre du programme " pétrole contre nourriture ".

Ce rapport final était attendu. Nous saluons l’important travail accompli par la Commission et son président, dans des délais contraignants et des conditions parfois difficiles. Nous avons pu prendre connaissance, hier, de la préface de ce document qui a été rendue publique. Les autorités françaises vont étudier avec la plus grande attention les conclusions et les recommandations de ce rapport, avant de se prononcer définitivement sur son contenu.

A titre de réaction préliminaire, nous tenons à souligner les points suivants :

- Le programme pétrole contre nourriture, comme le souligne M. Volcker, était le plus important, le plus complexe et le plus ambitieux effort humanitaire jamais engagé par les Nations Unies. Par son ampleur, ses enjeux politiques et son coût financier, il ne peut être comparé à aucun autre programme lancé par cette organisation.

- Le rapport souligne que ce programme a apporté une aide considérable à la population iraquienne, permettant ainsi de surmonter les risques de crise humanitaire et de préserver l’effort international destiné à empêcher l’Iraq d’acquérir des armes prohibées. Il a connu de nombreux dysfonctionnements. Comme le relève M. Volcker, la responsabilité de ces dysfonctionnements était collective. Elle reposait sur le régime iraquien au premier chef, mais aussi sur les autres acteurs du programme. Il nous revient à tous d’en tirer les leçons.

- A cet égard, nous prenons note des recommandations contenues dans la préface du rapport de M. Volcker. Nous faisons pleinement confiance à la capacité de l’organisation des Nations Unies de tirer les enseignements de ce rapport et de remédier aux dysfonctionnements relevés au cours de l’enquête de la commission.

- Nous relevons enfin que le rapport de la commission souligne l’importance d’une réforme réussie des Nations Unies, lors du prochain sommet de l’Assemblée générale. La France partage cette préoccupation. Nous réaffirmons notre volonté que le Sommet soit le lieu d’une réforme en profondeur de l’organisation, afin de lui permettre de faire face de manière plus efficace aux défis auxquels la communauté internationale est aujourd’hui confrontée./.



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