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11 Juillet 2008 - Conseil de sécurité - Zimbabwe - Vote du projet de résolution - Explication de vote

Je vous remercie Monsieur le Président.

Monsieur le Président,

Le 23 juin dernier, le Conseil de sécurité, dans cette même salle, avait estimé que les conditions d’une élection juste et équitable n’étaient pas réunies le 27 juin et avait condamné la campagne de violence lancée contre l’opposition. Le Gouvernement du Zimbabwe a décidé de passer outre aux appels lancés par la communauté internationale et les observateurs internationaux déployés par la SADC, le Parlement pan-africain et l’UA ont confirmé que le scrutin n’avait été ni juste ni équitable. Nous avons, de fait, assisté à une parodie d’élection, à un déni de démocratie.

La violence politique continue au Zimbabwe. Aujourd’hui même, le HCR a indiqué qu’un nombre croissant des réfugiés qui doivent fuir leur pays portent des traces de coups ou même de torture.

Il faut agir pour mettre fin à cette situation qui, comme l’a dit le Secrétaire général, menace de déstabiliser toute l’Afrique australe. La France soutient pleinement les efforts de l’UA, de la SADC et en particulier ceux de M. Jean PING du Président MBEKI pour aider les Zimbabwéens à trouver une solution juste et durable à la crise. L’Union européenne a indiqué que toute formule serait acceptable à la condition qu’elle " respecte la volonté du peuple zimbabwéen telle qu’elle s’est exprimée lors des élections du 29 mars 2008, qui ont vu le MDC et M. Morgan TSVANGIRAI arriver en tête ". (déclaration européenne du 4 juillet). Nous considérons que les Nations Unies ont, avec l’Union africaine, un grand rôle à jouer.

Mais pour qu’un véritable dialogue politique se noue et qu’il permette de mettre fin à la crise, des mesures de pression sont aussi nécessaires, afin de protéger la population et de faire évoluer les responsables du blocage politique actuel. Ce sont pour ces raisons que la France et les autres Etats membres de l’Union européenne ont soutenu la nécessité d’adopter un régime de sanctions réversibles et ciblées contre les responsables des violences et prévoyant un embargo sur les armes. Et c’est pourquoi la France a apporté son co-parrainage au projet de résolution présenté à cet effet par les Etats-Unis d’Amérique.

La France relève que l’Union européenne réfléchit de son côté à accroître les mesures de sanctions qu’elle a prises. Enfin, le communiqué du dernier Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement du G8 mentionne explicitement des " étapes supplémentaires " et des mesures, y compris financières.

Monsieur le Président,

Nous notons que ce projet a recueilli un " vote affirmatif de 9 des membres " du Conseil de sécurité. Nous prenons acte du fait qu’il n’a pas été possible d’adopter ce texte. Chacun a pris ses responsabilités. Ce qui compte maintenant, c’est d’assurer la victoire de la liberté et de la démocratie au Zimbabwe, auxquelles le peuple du Zimbabwe a droit après tant d’années de misère et de souffrances.

Je vous remercie ./.



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