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3 décembre 2008 - Conseil de sécurité - Interception d’un bateau humanitaire libyen - Intervention de M. Jean-Pierre Lacroix

A/s : Réunion publique du CSNU sur l’interception d’un bateau humanitaire libyen qui se rendait à Gaza

Merci Monsieur le Président,

1. La requête libyenne d’une réunion du Conseil suite à l’interception d’un bateau libyen pose la question plus générale de l’accès, en particulier humanitaire, à Gaza. Notre position a été rappelée dans une déclaration du 14 novembre de la présidence de l’Union européenne :

La présidence du Conseil de l’Union européenne y a condamné la reprise des violences, en particulier des tirs de roquettes depuis Gaza visant le territoire israélien et appelé à leur cessation immédiate.

La présidence a toutefois déploré la décision prise par le gouvernement israélien de fermer les points de passage vers Gaza. Cette décision disproportionnée conduit une nouvelle fois à punir collectivement l’ensemble de la population civile à Gaza où la situation humanitaire est très préoccupante.

La présidence du Conseil de l’Union européenne a donc appelé instamment à la réouverture des points de passage et à la reprise immédiate des livraisons de fioul et de produits humanitaires.

A cet égard, je rappelle que l’Union européenne présente cette année encore une résolution consensuelle sur l’assistance au peuple palestinien, qui insiste sur la liberté d’accès humanitaire. Je rappelle aussi que la France défend ce principe en toute circonstance et en tout lieu, chaque fois qu’une population dépend de l’assistance humanitaire internationale. Je me réjouis du consensus que je constate au Conseil sur ce principe.

Par ailleurs et toujours s’agissant de la question de l’accès à Gaza, la Présidence de l’Union européenne a déploré que les chefs de missions européens, dont le Consul général de France à Jérusalem, représentant local de la présidence de l’Union européenne, qui participaient à une visite sur le terrain pour évaluer la situation humanitaire et économique se soient vus interdire l’accès à Gaza.

Monsieur le Président,

La France estime, de manière constante, que le Conseil de sécurité a un rôle à jouer s’agissant de la question israélo-palestinienne.

Compte tenu de la situation humanitaire à Gaza, nous sommes prêts à travailler à tout moment à une réaction du Conseil de sécurité. Il nous semble qu’une telle intervention devrait traiter de l’ensemble des difficultés d’accès à la bande de Gaza en replaçant la question du bateau libyen dans le cadre plus général de l’accès de l’aide humanitaire et des personnels humanitaires et diplomatiques à Gaza par voie terrestre et maritime.

Si une telle réaction s’avérait impossible aujourd’hui, je note également qu’une nouvelle réunion du Quartet, à laquelle la France participera au titre de la Présidence de l’Union européenne, devrait se tenir dans le courant du mois de décembre. Nous aurons, par ailleurs, le 18 décembre le débat public du Conseil de sécurité sur la situation au Proche-Orient. Il me semble que nous devrions nous appuyer sur ces deux échéances importantes pour explorer la possibilité d’une réaction du Conseil.

Je vous remercie./.



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