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12 novembre 2012 - Conseil de sécurité - Timor oriental - Intervention de M. Philippe Bertoux, conseiller politique de la France auprès des Nations unies

Je remercie M. Reske-Nielse, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, pour sa présentation. Je salue la présence et l’intervention du ministre des Affaires étrangères de Timor Leste pour son intervention.

Mon pays s’associe à la déclaration que fera le représentant de l’Union européenne.

Avant de commencer, je tiens à remercier le Représentant permanent de l’Afrique du Sud pour avoir conduit la « mini-mission » du Conseil de sécurité à Timor Leste, pour son rapport et plus généralement pour son action au Conseil de sécurité sur ce dossier.

Les remerciements de mon pays s’étendent également aux agents des Nations unies qui ont servi dans le cadre de la Mission des Nations unies à Timor Leste depuis son déploiement, les représentants spéciaux successifs et les nations qui ont participé à la stabilisation de ce pays, en particulier le Portugal, l’Australie et la Nouvelle Zélande.

Monsieur le Président,

Nous tenons à féliciter les autorités de Timor Leste pour l’organisation d’élections législatives et présidentielles libres et démocratiques. Elles se sont tenues dans un climat apaisé et avec un fort taux de participation. La passation de pouvoir a été pacifique, ce qui confirme l’enracinement démocratique et la solidité des institutions de ce pays.

Le transfert de responsabilité en matière de sécurité à la police nationale de Timor Leste s’est fait dans de bonnes conditions, sans augmentation de la criminalité. La certification de pleine reconstitution de la Police Nationale de Timor Leste ouvre la voie à une réduction des effectifs de la MINUT et à la fin de la mission au 31 décembre 2012, comme prévu par la résolution 2037.

La diplomatie de ce pays a fait preuve d’un grand dynamisme, comme le montre son rôle dans l’initiative du groupe des Etats fragiles G7+ ainsi que son interaction croissante avec les organisations régionales de la zone, un objectif que nous poursuivons aussi pour nos territoires du Pacifique.

La situation sécuritaire reste stable depuis plusieurs années et tout porte à penser qu’elle le restera.

Les défis que les Timorais doivent affronter aujourd’hui sont ceux de la lutte contre la pauvreté, du développement économique et des discriminations contre les femmes, du fléau de la corruption, du renforcement de la justice et du la redevabilité pour les crimes graves commis dans le passé. Ils devront être relevés avec l’aide de la communauté internationale et non plus avec le soutien d’une opération de maintien de la paix des Nations unies.

Monsieur le président,

La perspective du départ effectif de la MINUT se rapproche et se précise. La préparation du retrait de la MINUT et le plan conjoint de transition constituent à nos yeux un modèle à suivre dans d’autres théâtres.

Nous avons pris note des souhaits exprimés par le Premier Ministre Gusmao sur la nature de la relation entre son pays et les Nations unies après ce retrait.

Il est clair que le type de présence que maintiendra l’ONU sur place devra être étroitement défini avec les autorités locales et avec leur plein accord. Nous aurons aussi à tenir compte des implications budgétaires.

Nous sommes également prêts, comme le demande les autorités de Timor Leste, à voir l’agenda de ce Conseil évoluer pour refléter la nouvelle situation relative à Timor Leste. Nous restons en tout état de cause désireux de réfléchir avec toutes les parties concernées aux contours de la relation future entre les Nations unies et Timor Leste.

Je vous remercie.

Pour en savoir plus sur le Timor oriental.



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