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14 novembre 2011 - Conseil de sécurité
Bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale/LRA - Intervention de M. Martin Briens, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

Je remercie M. Abou Moussa pour sa présentation des premiers travaux engagés par le Bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale dont il a la charge et pour son rapport sur l’Armée de Résistance du Seigneur.

Je salue aussi la présence du général Sylvain-Goma, Secrétaire général de la CEEAC et de l’observateur permanent de l’Union africaine, l’ambassadeur Antonio.

Je souhaite intervenir sur ces deux sujets autour des points suivants :

Tout d’abord, sur les travaux de l’UNOCA : les attentes vis-à-vis de cette nouvelle mission politique sont fortes mais il est essentiel qu’elle concentre ses actions sur un nombre réaliste de priorités.

A cet égard, les efforts entrepris pour nouer des partenariats de qualité avec les organisations de la région, en particulier la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), sont bienvenus et doivent être poursuivis.

Le choix de quelques situations régionales requérant des réponses transversales, telle que l’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée ou la LRA, est également souhaitable, compte-tenu des moyens du Bureau. Nous encourageons l’UNOCA à intensifier sa collaboration avec les missions des Nations unies, en premier lieu avec la MONUSCO et la MINUSS, ainsi qu’avec l’ensemble des agences des Nations unies qui travaillent sur ce sujet.

S’agissant des moyens justement, nous sommes reconnaissants aux autorités gabonaises d’avoir fourni les moyens logistiques adéquats pour l’installation du Bureau et nous encourageons la recherche de financements volontaires adaptés.

Concernant l’Armée de Résistance du Seigneur, nous condamnons avec la plus grande fermeté la violence et les massacres perpétuées par la LRA depuis plus de 20 ans en Ouganda d’abord et dans plusieurs pays d’Afrique centrale aujourd’hui. L’impact humanitaire, 440 000 déplacés pour la période la plus récente, est immense et exige une réponse forte et efficace.

Nous appelons instamment les combattants de la LRA à quitter ce groupe criminel pour se réinsérer dans la vie civile. Nous saluons les efforts de la MONUSCO dans ce domaine tout en l’encourageons à poursuivre dans cette voie. Au-delà de la République démocratique du Congo, nous souhaitons réfléchir à la meilleure façon d’étendre ce programme à l’ensemble des pays touchés par la LRA, dans le contexte des moyens contraints de la MINUSS et du BINUCA.

Nous rappelons que les leaders de la LRA font l’objet de mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale qui doivent être exécutés.

Nous encourageons l’Union Africaine à poursuivre et accélérer ses efforts pour répondre à cette menace. A cet égard, nous saluons les récentes décisions de l’UA sur les structures à mettre en place pour faire face à la LRA.

Nous rappelons la responsabilité première des Etats de la région pour protéger les populations civiles contre la LRA et nous les encourageons à renforcer leur coordination dans ce but. Le partage d’information entre les différents acteurs est déterminant pour lutter efficacement contre la LRA.

Pour finir, nous soutenons donc le projet de déclaration présidentielle et souhaitons poursuivre un examen régulier de la situation dans la région.

Je vous remercie.



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