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17 mai 2010 - Conseil de sécurité - MINUK / Kosovo - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Monsieur le Président,

Permettez-moi de remercier pour leur présence et pour leurs interventions, M. Vuk Jeremic, Ministre des affaires étrangères de la République de Serbie, et M. Skender Hyseni, Ministre des Affaires étrangères de la République du Kosovo. Je souhaite saluer l’action de M. Lamberto Zannier, Représentant spécial du Secrétaire Général, et de l’ensemble des membres de sa mission.

Monsieur le Président,

Plus de deux ans après son indépendance, le Kosovo continue de progresser, de stabiliser ses institutions et de prouver sa détermination à se conformer aux normes européennes. Un nombre croissant d’Etats se joint à ceux qui ont déjà reconnu l’indépendance du Kosovo. Ces reconnaissances, 68 à ce jour, dont 22 membres de l’Union européenne, permettent au jeune Etat de se consolider et d’asseoir sa place sur la scène internationale.

Monsieur le Président,

Le statut du Kosovo a déjà fait l’objet de longues, d’interminables négociations sous différentes égides. Ces négociations qui ont exploré toutes les voies possibles ont permis de constater l’impossibilité d’atteindre un compromis mutuellement acceptable. C’est dans ce contexte que l’indépendance qui est l’expression de la volonté de la grande majorité du peuple kosovar était la seule solution. C’est un fait indéniable et irréversible.

- Sur le terrain, comme le note le Secrétaire général dans son rapport, la situation de la sécurité s’est consolidée, avec une diminution des incidents durant la période considérée. Nous nous en félicitons, mais chaque incident, qu’il relève simplement du droit commun ou revête un caractère inter-communautaire, qu’il vise des Albanais ou des Serbes est inacceptable. Il importe que les autorités kosovares, soutenues par la mission européenne EULEX, poursuivent les auteurs de ces crimes et intensifient les efforts dans ce domaine.

- La coopération régionale progresse également grâce à un dialogue apaisé entre les responsables politiques et les sociétés civiles dans l’ensemble des Balkans occidentaux. Nous appelons à cet égard les dirigeants serbes et kosovars à saisir les occasions permettant leur participation commune lors de rencontres régionales.

Monsieur le Président,

Si la présence future de la Serbie comme du Kosovo au sein de l’UE est à nos yeux une évidence, il est tout aussi évident que cela ne pourra se faire que lorsque ces deux pays auront trouvé les voies du dialogue et d’un voisinage apaisé, lorsque ces deux pays auront tiré les conséquences de la réalité au-delà de rhétoriques aussi veines que dangereuses.

Comme notre Ministre des affaires étrangères et européennes l’a expliqué, il ne s’agit pas d’une condition, mais d’une nécessité politique.

Le Kosovo doit se concentrer sur ses priorités fondamentales et continuer de progresser en matière d’Etat de droit et de bonne gouvernance. Nous incitons également le gouvernement kosovar à œuvrer pleinement en faveur des personnes appartenant à des minorités nationales. Ces efforts conjugués permettront au Kosovo d’avancer sur le chemin de l’UE.

Monsieur le Président,

La France continuera d’accorder la plus grande attention à la situation au Kosovo, et à favoriser au mieux le dialogue entre Serbie et Kosovo et leur rapprochement européen commun.

Je vous remercie./.



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