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18 février 2011 - Conseil de sécurité - La situation au Moyen-Orient - Projet de résolution palestinienne - Déclaration commune de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne

La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne sont gravement préoccupées par l’impasse actuelle que rencontre le processus de paix. Chacun d’entre nous a voté en faveur du projet de résolution car notre position sur la colonisation, y compris à Jérusalem-Est, est claire : la colonisation est illégale au regard du droit international, fait obstacle à la paix et menace la solution des deux Etats. Toutes les activités de colonisation doivent cesser immédiatement, y compris à Jérusalem-Est.

Notre objectif premier reste de parvenir à une solution juste et durable au conflit israélo-palestinien. Nous continuerons à travailler activement à faire de l’ambition suivante une réalité : la création d’un Etat de palestinien souverain, indépendant, démocratique, contigu et viable vivant dans la paix et la sécurité aux côtés d’Israël.

Nos positions sont clairement énoncées dans les conclusions du Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne, le plus récemment en décembre 2009 et décembre 2010. Nous estimons que la sécurité d’Israël et la réalisation du droit des Palestiniens à un Etat ne sont pas des objectifs antagonistes. Ils sont au contraire intimement liés.

Nous appelons donc les deux parties à reprendre immédiatement les négociations menant à la solution des deux Etats, sur la base des paramètres clairement définis.

Pour que ces négociations puissent être couronnées de succès, elles devront aboutir à :

— Un accord sur les frontières des deux Etats, sur la base des lignes du 4 juin 1967, avec des échanges de territoire équivalents sur lesquels les parties pourront s’accorder

— Des arrangements de sécurité qui, pour les Palestiniens, respectent la souveraineté de l’Etat de Palestine et manifestent la fin de l’occupation ; et, pour les Israéliens, protègent leur sécurité, préviennent la résurgence des actes de terrorisme et prennent effectivement en compte les menaces nouvelles et émergentes.

— Une solution juste, équitable et agréé de la question des refugiés.

— La satisfaction des aspirations des deux parties s’agissant de Jérusalem. Une voie doit être trouvée au travers des négociations pour résoudre le statut de Jérusalem en tant que future capitale des deux Etats.

En dépit des défis à venir, les éléments clés d’une solution sont bien connus. Grâce à son travail, salué par la communauté internationale dans son ensemble, l’Autorité palestinienne a développé sa capacité à mettre en œuvre un Etat démocratique et pacifique, fondé sur l’Etat de droit et vivant en paix et en sécurité avec Israël. Un retard supplémentaire réduirait plutôt qu’il n’accroitrait les perspectives d’une solution.

Nous attendons donc des deux parties qu’elles reprennent les négociations sur cette base dès que possible. Notre objectif reste un règlement portant sur l’ensemble des questions du statut final et l’accueil de la Palestine au sein de l’Organisation des Nations unies en tant que membre de plein droit en septembre 2011. Nous apporterons notre contribution à la réalisation de cet objectif dans toute la mesure de nos moyens.



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