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22 février 2011 - Conseil de sécurité - Timor oriental - Intervention de M. Martin Briens, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

Je remercie la Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour son exposé et salue la présence parmi nous de M. Gusmao, Premier Ministre de Timor Est.

Mme Haq a souligné que la situation à Timor reste calme et continue d’évoluer dans la bonne direction. Je voudrais féliciter le Premier Ministre Gusmao et, à travers lui, les autorités et l’opposition parlementaire de son pays, ainsi que la société civile, qui confirment leur maturité politique et la solidité de leurs jeunes institutions. Les progrès enregistrés sur les plans économiques et sociaux, notamment la réduction de la pauvreté, sont la conséquence de cette nouvelle stabilité au profit du peuple timorais.

Ce qui se passe aujourd’hui au Timor constitue un succès pour les Nations unies et sa capacité à accompagner un pays vers la paix et la stabilité. Toutefois, l’histoire récente de ce pays nous incite à ne relâcher ni notre attention, ni nos efforts.

De ce point de vue, nous restons convaincus que la paix et la réconciliation ne pourront s’enraciner au Timor que si les autorités se montrent déterminées à combattre l’impunité. Il est donc déterminant que l’Etat timorais puisse répondre sans l’ombre d’un doute de l’intégrité des officiers de sa police au moment justement où celle-ci s’apprête à recouvrir l’intégralité de ses prérogatives.

Nous attendons donc que la justice timoraise continue de poursuivre les personnes coupables d’avoir commis des crimes graves lors des incidents de 2006.

Nous avons à cet égard, comme la représentante spéciale, noté avec préoccupation la décision de certifier 199 officiers de police malgré les procédures pénales et disciplinaires en cours qui, pour 52 d’entre eux, concernent des cas graves.

Nous espérons également que les travaux parlementaires débouchent rapidement, tant sur les lois relatives aux réparations que sur l’institution qui prendra le relais de la Commission Accueil, Vérité et Réconciliation et la Commission pour l’Amitié et la Vérité.

Madame la Présidente,

Nous faisons confiance à la Représentante Spéciale pour diriger la MINUT tout au long d’une période où vont se succéder le transfert complet des compétences exécutives à la police timoraise, les élections de 2012, puis le retrait de la Mission de Timor Est.

Ses objectifs, me semble-t-il, sont clairs. D’abord, s’assurer que le nombre et le profil des agents de la MINUT correspondent aux nouvelles tâches de la Mission et à la situation sur le terrain. Deuxièmement, contribuer au succès des élections de 2012, dont la responsabilité de l’organisation reviendra aux timorais eux-mêmes. Troisièmement, préparer le retrait de la Mission après les élections de 2012 dans les meilleures conditions possibles.

Nous souhaitons que les prochains rapports du Secrétaire général et le renouvellement du mandat de la MINUT en février 2012 soient l’occasion de définir, en accord avec les autorités de Timor évidemment, le type de présence que les Nations unies maintiendront sur place après le départ de la MINUT.

Ce départ sera la preuve non du désintérêt de la communauté internationale, mais de la confiance que nous avons dans la capacité de ce pays à prendre en charge sa destinée.

Je vous remercie madame la Présidente./.



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